Affichage des articles dont le libellé est Lâchez les chiens!. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lâchez les chiens!. Afficher tous les articles

09 juin 2019

Journal de ma francophonie #4 – Mirabel + North Bay et Verner


Jeudi 8 décembre 2016 – bibliothèque de Mirabel (Québec)
Je rencontre deux classes de 3e année de primaire, l’une après l’autre. Les élèves ont lu mon album Aux toilettes, illustré par Pierre Pratt. Ils sont attentifs, posent des questions. Je ne suis pas là pour leur apprendre à lire ni à écrire, mais je leur raconte l’histoire de mes livres: comment on trouve des idées, comment on les transforme en histoires et comment celles-ci deviennent-elles des livres. J’espère leur donner envie de lire. Je démystifie. J’essaie, en tout cas.
Au début de la deuxième rencontre, j’explique que c’est ma première visite chez eux et, par curiosité, je leur pose une question (dont moi-même j’ignore la réponse) :
— Comment appelle-t-on les habitants de Mirabel?
Une main se lève aussitôt et la réponse fuse:
— Les Français!
Les adultes rient, les enfants proposent d’autres noms:
— Les Canadiens!
— Les Québécois!
C’est un jeu et ils veulent tous gagner.
— Les Montréalais!
— Non, les habitants de Mirabel, pas de Montréal.
Deux garçons veulent prendre la parole. Écoutons-les:
— Les Mirabeliens?
Leur professeure secoue la tête. C’est au tour du petit voisin:
— Les Mirabellois!
Bonne réponse, confirme une professeure.
Les propositions ont été éclairantes, amusantes et spontanées (dans le désordre). Ils auront appris un autre mot de vocabulaire (et moi avec), mais une chose est sûre: leur français est bon, vivant, sûrement pas menacé.
Vu d’ici, le péril anglophone semble lointain.

Ça me rappelle une visite à l’école Zénon Soucy de Matane, en Gaspésie. L’originalité du nom m’avait intrigué et j’avais alors demandé à l’enseignante qui était celui qui avait ainsi donné son nom à l’école. Elle l’ignorait.

12 et 13 janvier 2017, North Bay et Verner
Retour en classe après plus d’un mois d’absence. On plonge dans l’écriture pure et le retour à la réalité est impitoyable. Cette étape me décourage chaque année, car lire des phrases où la syntaxe, le vocabulaire et la logique sont à ce point malmenés, c’est à douter d’une issue correcte de l’exercice.
J’ai commencé mes deux journées avec une présentation où j’explique que mes propres textes – en l’occurrence ici mon roman jeunesse Lâchez les chiens! – sont le fruit de multiples échanges avec l’éditeur et le réviseur. La qualité finale dépend de celles des commentaires qui me sont donnés et auxquels je réponds en réécrivant encore et encore. Je suis donc bien placé pour ne pas me décourager à la place des élèves. Ils (je devrais dire elles, car les filles sont majoritaires) semblent plutôt confiants et je les encourage, même si certaines découvertes me démoralisent. «La langue francophone» existe-t-elle vraiment?
Ils écrivent sur des mini-tablettes avec un clavier intégré à leur petit écran. C’est tout sauf pratique et beaucoup de temps est perdu à gérer cet outil ridicule et inadapté. Ils utilisent le correcteur de texte au pif, choisissant souvent une orthographe sans réfléchir. La machine ne peut pas se tromper, c’est bien connu. Il leur faudrait surtout un clavier à part, ou encore plus simple et moins cher: un cahier avec un crayon à mine et une gomme à effacer.
La technologie n’apporte pas grand-chose ici, sauf de pouvoir accéder à des jeux pendant la classe, ce dont ils ne se privent pas.

À suivre…
-->

22 novembre 2016

Critiques Lâchez les chiens

-->
Sur le blogue Lili les merveilles : «D’une plume simple et efficace, André Marois plonge le lecteur dans le brouillard mystérieux d’une intrigue haletante, l’entraînant habilement dans les dédales sombres d’une réalité aux apparences trompeuses et aux foisonnants rebondissements. Un opus délicieusement grinçant qui secoue astucieusement le ronronnant confort de la confiance aveugle envers les grandes sociétés, prouvant qu’on n’est jamais trop jeune (et qu’il n’est jamais trop tard) pour oser voir le monde autrement.»
Critique complète ici.


-->
L’avis de Sophielit : «André Marois dans la Collection Zèbre, c’est une excellente idée. Le style direct de l’auteur et sa capacité à installer rapidement un suspens captivant convient parfaitement au modèle proposé par les éditions Bayard Canada. Ce dernier montre encore une fois tout son intérêt grâce à un graphisme très présent et bien choisi, qui garde le lecteur alerte tout en collant au récit.
André Marois offre une histoire bien trouvée avec cette idée du promeneur de chiens qui se retrouve entrainé sur la piste d’une d’activiste sans le vouloir. D’ailleurs, les canins ne sont jamais oubliés au fil des péripéties et ils donnent une couleur au récit. Si certains coins sont tournés un peu rond, difficile de faire autrement avec ce genre d’intrigue en si peu de mots, l’ensemble est cohérent et le lecteur y croit.
Le petit plus ? L’intérêt de Lynou pour l’écologie et le combat contre l’oléoduc ouvre la réflexion sans être trop appuyé. Cela rend le récit encore plus actuel et ancré dans une réalité que le lecteur peut reconnaitre.»

-->
On peut aussi m’écouter ici lire un extrait du roman. 

-->
Pour l'acheter sur le site des libraires indépendants, c’est là.


 

07 septembre 2016

Lâchez les chiens !

-->
Ça faisait un moment que je pensais à un promeneur de chiens comme personnage principal d’un roman policier jeunesse. Il a libre accès aux maisons quand les maîtres sont absents. Il parcourt la ville avec des animaux doués de flair, armés de crocs, encore plus impressionnants en meute. C’est ainsi que je me suis lancé dans l’écriture de Lâchez les chiens ! un polar publié dans la collection Zèbre de Bayard Canada. Il s'adresse aux 10 ans et +.
J’ai pris le temps d’accompagner un vrai promeneur de chiens, pour bien comprendre ses trucs, ses itinéraires, son amour des cabots.
J’ai ensuite imaginé une histoire de militante écolo qui disparaît mystérieusement, dans un contexte connu au Québec : celui d’un projet d’oléoduc qui voudrait traverser territoire, cours d’eaux et municipalités. Les mouvements d’opposition se multiplient, mais les compagnies pétrolières sont riches et persistent dans leur développement.
Le promeneur de chiens devra les lâcher pour sauver la situation.
Le livre sera en librairie fin septembre 2016.