22 septembre 2020

Exploiter mes livres en classe

Dans les dernier numéro de Lurelu, «la seule revue québécoise exclusivement consacrée à la littérature pour la jeunesse», Danièle Couchesne propose des pistes d'animation en classe pour quatre livres dont je suis l'auteur.


Dans la rubrique Des livres à exploiter, elle analyse et commente Aux toilettes, Le Voleur de sandwichs, Les Héros de la canicule et On aurait dit.

C'est très fouillé et plutôt flatteur. Danièle Couchesne souligne mon goût pour «Le pouvoir de l'imagination au quotidien» et le lien différent qui s'est créé entre les textes et les quatre illustrateurs. «Dans ses œuvres pour les plus jeunes, André Marois sait capter l’esprit de l’enfance, avec sa naïveté, sa spontanéité et sa capacité à balayer l’ennui du quotidien à grands coups d’imagination. Il s’inspire de la vie de tous les jours et propose de transformer l’ordinaire en quelque chose de beaucoup plus intéressant et amusant. Explorons deux albums et deux romans graphiques pour découvrir cet auteur prolifique.»

Elle propose plusieurs pistes pour exploiter les livres avec des élèves :  « Invitez les enfants à faire un remue-méninge d’évènements de leur vie qui pourraient servir d’amorce pour une histoire. Ou invitez-les à écrire une histoire drôle en réutilisant un des procédés humoristiques observés, ou alors à créer une histoire où l’imagination des personnages est importante.

Ajoutez un nouvel épisode dans Aux toilettes. Que se passerait-il si eux allaient aux toilettes? Transformez l’histoire : comment serait-elle si elle se passait dans la classe? En vous inspirant des Héros de la canicule, dressez une liste de choses à faire pour lutter contre la canicule lorsque la piscine est fermée et qu’il n’y a pas de climatisation. Inventez la suite d’On aurait dit. Décrivez un nouveau suspect potentiel dans Le voleur de sandwichs. Marin vante la qualité de ses sandwichs, imitez-le et organisez une dégustation de vos sandwichs préférés, dont vous écrirez les recettes.»

On peut acheter le numéro en ligne (automne 2020) sur le site Les Libraires en cliquant ici.




 

27 août 2020

L'Alerte au feu - 2 critiques

Le 22 août 2020, Louise-Maude Rioux Soucy écrit dans Le Devoir au sujet de L'Alerte au feu.

«Pas de fumée sans feu
Notre exemplaire dépenaillé du Voleur de sandwichs accuse d’assidues fréquentations. C’est dire combien sa suite, L’alerte au feu (La Pastèque), était attendue. C’est qu’André Marois a le chic pour broder une intrigue ayant du « rebondi ». Le trait rond de Célia Marquis, à la fois naïf et grinçant, en relais de Patrick Doyon, ajoute ce qu’il faut d’esprit pour embraser cette enquête. Verdict familial ? La magie opère toujours, L’alerte au feu effleurant, au surplus, et avec juste ce qu’il faut de désinvolture, des notions complexes comme le racisme, le sexisme ou la pauvreté. Craquant !»
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
 Dans La Presse, Marie Allard signe un long entretien, avec photos et tout. Vraiment un bel article.
 

05 août 2020

L'Alerte au feu est lancée

Et voilà, six ans après Le voleur de sandwichs: L'Alerte au feu est lancée en librairie. La suite des aventures dans la classe de madame Tzatziki est cette fois-ci racontée par Marie.
Les superbes illustrations sont de Célia Marquis. Un autre style graphique, mais toujours un découpage par journée d'enquête, du lundi au jeudi.
Présentation de l'éditeur:
« Il  fait très chaud dans les modules préfabriqués installés dans la cour, depuis que l’école a fermé pour cause de moisissures. Alors quand l’alarme incendie retentit, les élèves de madame Tzatziki sont bien contents de profiter de l’exercice pour prendre l’air. Seulement voilà, l’incendie était bien réel, et Marie et son ami Mustapha sont convoqués chez le directeur. Qui a déclenché le feu ? Est-ce Marie avec le grille-pain de la cantine ? Ou bien Marin, qui cherchait à éviter le contrôle de maths ? En voulant effacer les preuves du délit, les trois amis vont de surprise en surprise...»
Et voici ma présentation dans une vidéo tournée et montée par Charlie Marois : cliquer ici.
J'ai hâte de connaître vos réactions. Forcément, on pense déjà à la suite.
L'histoire a été écrite il y a plus de deux ans, mais certaines images sont étonnamment d'actualité...


27 juin 2020

Ma ruelle sans nom

J'adore les ruelles montréalaises pour leur ambiance, leur ombre, leur vétusté. Surtout, je les considère comme de fabuleux terrains de jeu. J'aime aussi qu'elles ne portent pas de nom.
Je les ai souvent utilisées dans mes livres, en les idéalisant.
J'habite à la même adresse depuis 1999 et ma ruelle a donc servi de cadre pour plusieurs histoires.
Dans la série d'enquêtes Jérémie et Malie, le titre Avis de recherche se déroule dans ma ruelle, entre deux rues du Plateau Mont-Royal.
Illustration: Luc Melanson
Tout le monde dehors! se passe dans la même ruelle, mais en plein hiver.

La bataille d'eau finale des Héros de la canicule a lieu au même endroit, mais l'été. J'ai fourni mon repérage à l'illustrateur Cyril Doisneau.

Avec la pandémie en cours, ma ruelle ressemble vraiment à mes livres. Elle est pleine de cris et de rires. Une bande de six garçons y jouent à une extrémité à des aventures sans fin. Les nombreuses cachettes créées par les travaux dans les cours permettent des poursuites que je suis chaque fois que j'y passe en vélo.
Illustration: Cyril Doisneau
Des parents ont même construit un petit chemin de ronde derrière leur clôture et la réalité rejoint ma fiction.
Ailleurs aussi, les riverains ont pris le contrôle de ces terrains libres. C'est un vrai plaisir que de s'y promener entouré de petits vélos, de jeux d'échec géants, de paniers de baskets et de jardins improvisés.
La Covid 19 aura eu ça de bon: rendre les ruelles aux enfants et leur permettre de jouer derrière chez eux en sécurité avec leurs ami.e.s.






07 juin 2020

Voir Van Gogh

C'est malheureusement officiel: le magazine culturel Voir cesse toutes ses activités. Même s'il ne restait qu'une version numérique pas du tout comparable aux grandes années papier de cet hebdo, la décision fait mal et attriste.
Dans mon cas, c'est un journal capital, car j'y ai gagné le concours de nouvelles en 1993, sur le thème du polar. J'étais à Montréal depuis quelques mois seulement et l'écriture me hantait. J'avais pondu un court roman, refusé par tous les éditeurs contactés, et ce prix m'a donné un incroyable élan. Quelque part, des inconnus appréciaient mon travail! Ce fut essentiel.
Publiée pleine page, ma nouvelle Van Gogh a encore frappé me posait comme un vrai écrivain en devenir. J'avais même touché un chèque de 500$ !
En plus, la présence de Pierre Foglia dans le jury avait tout pour me réjouir.
À l'époque (et pendant longtemps, en fait), je n'avais pas de laveuse, alors j'allais le dimanche laver mon linge sale en public, à la buanderie du coin, place Roy. Un jour, j'ai vu cette charmante jeune femme qui lavait des serviettes très tachées de rouge. Ce fut mon élément déclencheur.
Je parle souvent de cette histoire dans mes rencontres scolaires. Elle illustre bien ma démarche: partir d'un quotidien très ordinaire pour élaborer des histoires noires.
Van Gogh a encore frappé a été ensuite publiée dans le recueil Circonstances Particulières (L'instant même, 1998) puis dans mon recueil 38 morts dont 9 femmes (Trait d'Union, 2001).
Un projet de court métrage intitulé Lobe story fut même écrit plus tard, mais jamais réalisé.
J'espère prochainement lui donner une nouvelle vie. À suivre...


05 juin 2020

Trésor caché avec Allo Prof

La première semaine du confinement, le site AlloProf m'a commandé une courte histoire pour son jeu de lecture en ligne Grimoires.
Voici donc Trésor caché, à lire et à jouer.
Une histoire de camping comme dans le temps où on allait en camping...


08 mai 2020

Covid or not Covid?

La Covid 19 apparaitra-t-elle dans les fictions en cours d’écriture? La pandémie influence-t-elle le travail actuel des auteur.trice.s? Un très bon article dans Le Devoir d’aujourd’hui, signé François Lévesque, tente d’y répondre en posant la question à des scénaristes québécois. Les réponses sont plutôt variées.

De mon côté, en cours d’écriture d’un roman pour adolescents, j’ai écrit la semaine dernière: « ... Ç’avait été une expérience inoubliable, souvent intense. On devait reprendre l’année suivante, mais il y a eu l’épidémie de coronavirus et les rassemblements ont été annulés. Ça n’a jamais repris ensuite...»

Ça servait mon histoire. Mais quelques jours plus tard, j'ai décidé de supprimer cette référence. J’ignore de quoi demain sera fait et je ne veux pas que mon livre soit ainsi marqué dans le temps.

N’empêche, j’y pense chaque jour en travaillant. Nous vivons une période que personne n’aurait cru possible. On a raconté des situations très similaires dans des livres et des films, mais cette réalité dépasse la fiction. Cela alimentera forcément des récits à venir. Mais pas tous.

01 mai 2020

Prix jeunesse des univers parallèles 2021


Communiqué du 23 avril 2020: «Le comité de sélection du Prix jeunesse des univers parallèles 2021 a choisi récemment les trois romans finalistes qui seront proposés en lecture aux élèves du premier cycle du secondaire pour l’année scolaire 2020-2021.
Les titres retenus par le comité sont Lac Adélard de François Blais (La courte échelle), C.R.A.A.V. 1. Thérapie de choc de Véronique Drouin (Les Malins) et À une minute près d’André Marois (Leméac).
Le comité de sélection était composé de Sonia Sarfati, journaliste culturelle et autrice, de Julie Morin, bibliothécaire à la Commission scolaire de Kamouraska–Rivière-du-Loup, et de Marie-Luce Higgins, enseignante au secondaire à l’école La Camaradière, à Québec. Félicitations aux trois finalistes !»

Pour les classes qui voudraient participer, tous les renseignements sont ici.
Le prix sera remis au Salon du Livre de Québec en 2021.


22 avril 2020

Lectures confinées

En ces temps de pandémie, il ne se passe pas grand-chose de positif pour les auteurs. On essaie de survivre, de lire, d'écrire...
Il y a quand même de nombreuses initiatives pour animer le milieu littéraire, surtout pour la jeunesse. On espère que ça nous sauvera du pire.
Côté positif, voici deux lectures de mes livres.
La première est lue par la comédienne Chloé Germentier qui lit en deux parties Petit Pat, tome 1. Tout le monde dehors!
Un titre plutôt ironique par les temps qui courent, mais elle a acheté les livres disponibles juste avant que les librairies ne ferment. C'est vraiment très réussi.
Première partie ici.
Seconde partie là.

Ensuite, à la demande du Festival de littérature jeunesse de Montréal, j'ai moi-même lu un extrait d'un de mes livres, pour Une quarantaine d'histoires. Là encore, le hasard a bien fait les choses. Étant confiné dans un chalet loin de tout, je n'avais avec moi que deux de mes livres jeunesse: Les Voleurs d'espoir et Les Voleurs de mémoire.
Dans le premier tome, les québécois sont confinés chez eux, travaillant et étudiant à distance...
On peut m'entendre lire le premier chapitre ici. 
Encore une fois, merci pour cette initiative.
De nombreux autres lectures sont disponibles via leur page Facebook.
La première couverture du roman, en 2001. Une création de Thomas Csano (que l'on reconnait).



10 mars 2020

Charlotte Destin en France !

Notre album Charlotte Destin, illustré par Stéphane Jorisch, sera en librairie en France à compter du 12 mars 2020.
C'est toujours compliqué pour les livres publiés au Québec d'être distribué de l'autre côté de l'Atlantique, alors je souligne cette avancée des éditions Somme toute.
Pour voir quelques images sur le site de la FNAC, cliquer ici.
Et pour ceux qui l'auraient manqué, la critique enthousiaste de Marie Fradette dans Le Devoir: «Bien qu’étant une suite indirecte de Charlotte et l’île du destin (album écrit par Olivier Lasser et illustré par Stéphane Jorish, paru aux 400 coups, en 1998), Charlotte Destin n’a rien d’un livre pour les bambins. Le propos audacieux, mêlant le génie créateur, l’amour, le mal, le pouvoir, le tout saupoudré, bien sûr, de quelques coups sanglants, laisse transparaître toute la force de l’auteur.

Ce dernier joue habilement avec des univers en apparence disparates, le tout avec une aisance enviable. Le trait grotesque, à la fois fin, minutieux et artistique, du fabuleux Stéphane Jorish s’allie de façon naturelle au propos fort de Marois, à la réflexion sur la place de la création dans la société, sur la reconnaissance de l’art dans un monde aseptisé et, aussi, sur la soif de pouvoir.

Les personnages aux airs inquiétants, aux contours parfois inhumains, contribuent à créer une atmosphère à la fois intrigante et rebutante, un climat où règne une étrange odeur de trahison. Le duo offre au final une fable intrigante, reflet onirique, légèrement fantasmagorique, d’une société en mal de liberté. Fameux.»

★★★★ 1/2