15 décembre 2015

Héros sans mots

On peut lire sur le site de Radio-Canada un court texte intitulé Héros sans mots.
Je l'ai écrit dans le cadre de la série littéraire Héros et antihéros dirigée par Marie-Hélène Poitras, adressée à des auteurs ayant remporté le prix du GG 2015.
On y trouve d'autres textes signés par Nicolas Dickner, Fabien Cloutier, Lori Saint-Martin et Jean-Philippe Warren.
Voici la présentation de ma courte nouvelle:
Un enfant de 11 ans parle de son meilleur ami, qu'il admire, même s'il ne comprend pas pourquoi celui-ci refuse de parler. Ce dernier souffre de mutisme volontaire. Un texte sensible destiné à un public jeunesse, inspiré par une résidence dans une école primaire de Saint-Michel.

26 novembre 2015

Salon du livre jeunesse de Montreuil 2015

Je serai au Salon du livre jeunesse de montreuil du 4 au 6 décembre.
En décicace pour Le Noël blanc de Chloé (Grasset jeunesse) et Le Voleur de sandwichs (La Pastèque) avec Patrick Doyon.
 C'est ma première participation à ce salon.
Merci au Calq.


16 novembre 2015

Mon Salon du livre de Montréal 2105

Puisque la vie doit continuer, voici mon horaire au Salon du livre de Montréal:

Mercredi 18 novembre
de 12h00 à 13h
Table ronde autour des finalistes du Prix TD, stand 175 de Radio-Canada

de 13h00 à 14h30
Les Voleurs du soir, Éd. La courte Échelle, stand 556

de 14h30 à 14h45
Sit-in au #SLMAdo, stand 342

Jeudi 19 novembre
de 13h00 à 14h30
Les Voleurs du soir, Éd. La courte Échelle, stand 556

Vendredi 20 novembre
de 13h30 à 15h
On aurait dit, Éd. Comme des géants, stand 100

de 19h00 à 20h00
Les Éditions Druide présentent: Chapeau au polar, espace Archambault

de 20h00 à 21h00
Crimes à la bibliothèque, Éd. Druide, stand 402

Samedi 21 novembre
de 10h00 à 11h00
Aux toilettes, Éd. Druide, stand 402

de 13h00 à 14h30
Le voleur de sandwichs, Éd. La Pastèque, stand 573

de 15h30 à 17h00
On aurait dit, Éd. Comme des géants, stand 100

Dimanche 22 novembre
de 10h00 à 11h00
Aux toilettes, Éd. Druide, stand 402

de 11h00 à 12h30
Le voleur de sandwichs, Éd. La Pastèque, stand 573


13 novembre 2015

Comment j'ai écrit On aurait dit


Jai publié mon premier livre jeunesse à linvitation de Gérard Dubois; ce fut lalbum Riquet à la Houppe, librement inspiré du conte de Charles Perrault, publié par les 400 coups, en 2000.
Gérard a ensuite illustré mon 1er roman jeunesse : Un ami qui te veut du mal, Éd. Boréal.
Depuis, nous sommes devenus amis, mais nous navons plus réalisé aucune autre livre ensemble.

Jusquen 2015, où lors dun lancement organisé par Comme des géants à la librairie le Port de tête, les éditeurs Nadine Robert et Mathieu Lavoie nous ont (re)lancés pour une éventuelle collaboration.
Le lendemain, jai fouillé dans mon carnet pense-bêtes où je note depuis vingt ans les idées qui me semblent prometteuses. Beaucoup de celles-ci sont devenues des histoires : romans, nouvelles, albums, scénarios
Je suis alors tombé sur cette phrase : Une histoire au conditionnel comme un jeu denfants. « On serait des guerriers, puis on irait... »
Javais noté ça environ cinq années plus tôt.
Je me suis aussitôt mis à écrire.
Jai proposé plus tard lhistoire à Gérard Qui a travaillé fort pour réaliser ses illustrations dans un délai plutôt serré. Le résultat est superbe.


On aurait dit quon se verrait là-bas.

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, on apprend que On aurait dit sera publié en France (Seuil Jeunesse), en Italie (Orocchio acerbo) et en Allemagne (Diogènes).

03 novembre 2015

Comment j'ai écrit Aux toilettes

Au début, il y a eu l’invitation d’Elaine Turgeon à écrire un album pour sa collection Motif(s) aux Éditions Druide. Cette collection se donne comme intention d’offrir des albums singuliers dans lesquels tout n’est pas dit et où l’ambiguïté et l’implicite sont le gage d’une rencontre avec le lecteur. Bref, des livres qui font appel à l’intelligence des jeunes en leur demandant de lire entre les lignes.
J’ai eu l’idée de mon histoire lors d’un atelier d’écriture que je donnais au Collège français de Toronto. Les élèves n’arrêtaient pas de demander la permission d’aller aux toilettes et le professeur leur refusait systématiquement. Je me suis demandé ce qui se passait dans ces toilettes pour qu’ils veuillent tous y aller.
Lors d’une rencontre avec Elaine, je lui décrivais un autre projet – pour adultes - sur lequel je travaille avec Pierre Pratt depuis trois ans (coucou les éditeurs) et elle m’a proposé de lui parler de nos toilettes. Il a bien voulu les illustrer.
Cette collaboration fut particulière, car Pierre - secondé par Elaine - a suggéré de couper la moitié de mon texte, qui devenait redondant avec ses images. J’ai d’abord hésité (touche pas à mes virgules, mec!), puis accepté, puis j’ai supprimé moi-même quelques phrases supplémentaires. L’album comporte donc plusieurs pages sans texte et c’est parfait ainsi.
Le lancement se fera à la librairie Le Port de tête, le mercredi11 novembre 2015 (leurs toilettes sont très correctes).


Voici ce que dit Nathalie Ferraris d'Aux Toilettes dans le dernier numéro du Libraire :
«Enfant, avez-vous déjà éprouvé un certain bonheur à vous retrouver seul dans les toilettes de l’école alors que tous les autres élèves étaient en classe? Pour ma part, ce moment passé en solitaire dans cet espace habituellement abondamment occupé lors de la récréation était synonyme de liberté. Dans le silence de la pièce, je rêvassais tout en ayant l’impression de voler du temps à l’enseignement avec un grand E. André Marois, qui nous a offert le succulent Voleur de sandwichs (La Pastèque), exploite avec brio ce thème dans l’album tout aussi délicieux, Aux toilettes. Ainsi, par un beau lundi matin, Julie demande à son enseignant Francis si elle peut aller à la salle de bain. Elle en revient en riant aux larmes. Lorsque Francis s’informe si elle va bien, elle répond qu’elle a vu un très vieux film avec Louis de Funès. Puis, c’est au tour Thomas de vouloir aller aux toilettes. À son retour en classe, il a des miettes de frites sur lui. Anne-Charlotte insiste pour aller aux toilettes à son tour et revient avec de nouveaux vêtements. Les uns après les autres, tous les élèves de la classe se rendent aux toilettes et en reviennent transformés, au grand désarroi de Francis qui ne comprend rien. Lorsque la cloche de la récréation sonne enfin, l’enseignant court aux toilettes. Il doit en avoir le cœur net. Assis dans un cabinet, il attend. Mais rien ne se passe. Puis il ferme les yeux, une toute petite seconde. Et là, la magie opère! Pour illustrer ce texte qui nous replonge directement dans les odeurs de l’école, l’éditeur a choisi le talentueux Pierre Pratt. Ses couleurs grasses et ses lignes dynamiques se marient à merveille à cette histoire un peu folle où la rêverie est à l’honneur. Gageons qu’après avoir lu cet album, les enfants seront nombreux à vouloir aller faire un petit tour aux toilettes…»

30 octobre 2015

Le GG !

Bon, c'est officiel, Le Voleur de sandwichs a gagné le Prix du Gouverneur Général 2015 dans la catégorie Livre ilustré.
C'est un honneur, une joie et aussi une fierté.
Voici ce qu'en dit le jury: «Le voleur de sandwichs d’André Marois est une intrigue captivante et « bien ficelée » qui s’harmonise à merveille avec l’originalité et la maîtrise du style graphique de Patrick Doyon. Ce duo réussit à créer une œuvre rythmée, drôle et dynamique que l’on dévore avec grand plaisir.»
Bravo à Patrick Doyon et aux éditions La Pastèque.
Bravo aussi à tous les autres finalistes et gagnants de ces GG.

23 octobre 2015

13 peurs


Je signe une nouvelle intitulée Peur de rien dans le recueil 13 peurs publié cette semaine chez Bayard Canada.
Il y est question d’improvisation, de YouTube, d’un VUS Toyota rouge, du groupe The Police, de la peur du ridicule et de la mort.
J’y suis entouré de 12 auteur(e)s qui n’ont pas eu peur de participer à cette bonne idée.

Voici le communiqué de presse : «Entre craintes et phobies, hantises et autres démons intérieurs, chaque moment est une occasion d’avoir peur. Peur de rien ou de l’inconnu, peur de l’autre ou peur des mots, tout dépend du contexte et du profil. La peur est une émotion universelle qui provoque son lot de bouleversements. Elle se manifeste aussi bien dans une situation d’inconfort ou face à une menace.
La violence, la maladie, le racisme, les apparences, la dictature, la popularité, l’intimidation et le ridicule sont autant de sujets à découvrir que de raisons de s’interroger sur ses propres angoisses.
Pour ce recueil, treize auteurs se sont appropriés cette thématique: André Marois, Camille Bouchard, Dïana Bélice, Elizabeth Turgeon, Jonathan Reynolds, Laurent Chabin, Émilie Rivard, Martine Latulippe, Mathieu Fortin, Pierre Labrie, Rodney Saint-Éloi, Sonia K. Laflamme et Sylvie Brien.
Trois illustrateurs ont aussi participé à ce projet : David Goldstyn, Anouk Lacasse et Réal Binette.
Voici quelques peurs que vous retrouverez dans ce recueil : La peur du regard des autres, la claustrophobie, la peur du rejet, la peur de la première fois, la peur de la maladie... et plusieurs autres!»

Lancement le jeudi 29 octobre à la librairie Gallimard. Venez vous faire peur.

18 octobre 2015

Le Noël blanc de Chloé en France




J'ai déjà parlé ici de la création rapide et sans douleur de l'album Le Noël blanc de Chloé, publié en 2012 au Québec pour OrangeTango et Place Ste-Foy.
Le conte de fée se poursuit, car le livre, illustré par le grand Alain Pilon, sort cette semaine en France. C'est grâce à l'entremise du non moins grand Jean-François Martin que notre album est arrivé dans les mains des éditrices de Grasset Jeunesse qui ont décidé de le publier.
Le livre est quasiment identique à l'original. Les Sherlock Holmes de l'édition jeunesse chercheront les quatre mots et les deux images qui ont ont été modifiés.
La belle illustration en parle sur son blogue.
Alors, Noël sera blanc ou pas?

25 septembre 2015

Crimes à la bibliothèque

Dès le 30 septembre, vous pourrez mettre la main sur ce recueil publié aux éditions Druide, où je signe une nouvelle intitulée Le truc avec les Turcs. Mon histoire se passe à la BAnQ, ma bibliothèque préférée.
Une belle brochette d'auteurs de polars québécois.

Voici le communiqué:
CRIMES À LA BIBLIOTHÈQUE
Sous la direction de Richard Migneault

Après le succès remporté par le recueil de nouvelles «Crimes à la librairie», le directeur de la publication, Richard Migneault, comme un criminel non repenti, récidive. Il a invité dix-sept autres auteurs à investir un lieu de culture, de lecture et de recherche différent, pour y mettre en scène des crimes : la bibliothèque.

François Barcelo, David Bélanger, Roxanne Bouchard, Laurent Chabin, Sylvie-Catherine De Vailly, Hervé Gagnon, Anna Raymonde Gazaille, Maxime Houde, Michel Jobin, Jacqueline Landry, Jean Lemieux, François Lévesque, André Marois, Maureen Martineau, Maryse Rouy, Francine Ruel, Martin Winckler.

Tous ces écrivains fabuleux ont relevé le défi : ils nous ouvrent leur imaginaire, nous entraînent dans leurs intrigues et nous régalent de leurs styles singuliers. Ils nous convient à les suivre dans des endroits où les crimes sont improbables : bibliothèque d’un sous-sol d’église, d’une école secondaire, d’une municipalité, voire même d’une communauté religieuse… Que ces bibliothèques soient situées au Québec, au Moyen-Orient, à Venise ou dans le Far West, munissez-vous de votre carte d’abonné et armez-vous de courage, car la bibliothécaire vous y attend en ténébreuse compagnie…

20 septembre 2015

Lectures estivales


Cet été, jai lu et jai aimé :

Les producteurs dAntoine Bello (Gallimard). La théorie des complots revue par une organisation secrète qui œuvre pour le bien de lhumanité. Troublant, dérangeant, réussi.

La fille dans le train de Paula Hawkins (Sonatine). La nouvelle reine du domestic crime frappe très fort pour son entrée en matière.

Du sang sur la glace de Jo Nesbo (Gallimard). Un court polar du maître norvégien, aussi fort que froid.

Suréquipée de Grégoire Courtois (Quartanier). Une auto 100% organique est lunique témoin de la disparition de son propriétaire. Témoignage troublant, crédible, futuriste.

Carnets de thèse de Tiphaine Rivière (Seuil). Une Bd comme son nom lindique. Drôle, pathétique, libérateur.

Chroniques du Centre-Sud de Richard Suicide (Pow pow). La vision dun quartier montréalais par un bédéiste qui y vit. Impitoyable, hilarant, percutant.

Aurais-je sauvé Geneviève Dixmer ? de Pierre Bayard (Minuit). Après Aurais-je été résistant ou bourreau ? un nouvel essai réussi. Des réponses, des questions, du bonheur.

...

24 août 2015

L'automne sera beau


Je me prépare à un très chouette automne 2015, avec la publication de trois albums jeunesse illustrés par trois illustrateurs que jadore, chez trois éditeurs différents – deux au Québec et un en France.
Je participerai aussi à deux recueils de nouvelles : pour adultes et ados.
Et Le Voleur de sandwichs continue son chemin
Bonne rentrée à toutes et tous!

23 juin 2015

Les Voleurs du soir - critiques


Les critiques de romans jeunesse ne sont pas légion dans les médias, alors je souligne leurs apparitions pour Les Voleurs du soir.
Sophie lit a ouvert le bal : « … mais la force de ce récit est d’une fois de plus mettre en scène des éléments connus du lecteur, qui ne s’est pas déjà fait piquer ?, pour les transformer et susciter la crainte. Suffit ensuite d’un tueur en série qui s’attaque aux personnages que le lecteur reconnait et, le tour est joué, on est accroché… »
Elle m’a même offert d’en lire un extrait, que l’on peut visionner ici.

Sur LaPresse +, Marie Fradette propose une sélection de livres pour l’été. Son point de vue :  « Québec, 2048, l’hiver n’existe plus, le sol est couvert de sable et la nuit, infestée de maringouins. Dans ce décor de fin du monde, un tueur en série assassine ses victimes et les laisse les insectes les dévorer. Hugo, Lolla et Arto doivent lutter contre ce carnassier. Roman d’anticipation qui jette un regard sombre sur le Québec de demain où l’espoir domine malgré un climat apocalyptique. Prenant.»

Enfin, le roman fait partie du choix des lecteurs de mai 2015 de la librairie Monet.



Bonne lecture!

 


14 mai 2015

Prix des libraires jeunesse du Québec



Le Voleur de sandwichs est finaliste au Prix des libraires jeunesse du Québec, catégorie 6-11 ans, avec deux autres titres épatants: L'arbragan de Jacques Goldstyn et Le grand Antonio d'Élise Gravel.
Les trois livres sont publiés par La Pastèque, un éditeur qui a toutes les raisons d'être fier.
Bref, que du bonheur.

28 avril 2015

Résidence jeunesse à l'école Montcalm - fin

Ma résidence à lécole Montcalm sest achevée ce mardi 28 avril, avec la distribution des recueils dhistoires à chacun des élèves des cinq classes qui ont participé.
Les 24 témoignages sont devenus 24 histoires illustrées et réunies par ordre chronologique, de 1964 à 2014.

Pendant mes trois mois de résidence, jai découvert un quartier attachant et une école chaleureuse. Jai été charmé par lharmonie qui règne entre ces jeunes qui se connaissent depuis longtemps.

Jespère avoir transmis ma passion des mots et des livres à la centaine délèves qui ont participé avec enthousiasme à ce projet pas banal. Ils ont travaillé fort et méritent toutes nos félicitations.
Jaimerais particulièrement remercier les professeures : mesdames Julie Corbeil, Linda Gosselin, Lyne LHeureux, Chantal Paillé et Marylène Rattelle, ainsi que la conseillère pédagogique, madame Guylaine David, et la directrice de lécole Montcalm, madame Pascale Cauchy.

Vous pourrez découvrir ce livre et ces histoires le 12 mai 2015, lors de la fête qui souligne les 50 ans de lécole Montcalm.

Il était plein de fois a été réalisé grâce au Conseil des arts de Montréal et à Une École Montréalaise pour tous.
Un immense merci à Lyne Lefebvre pour la maquette du livre.


13 mars 2015

Les voleurs du soir (enfin)


Les Voleurs du soir devait être publié en octobre dernier, mais la faillite de la courte échelle a tout arrêté. Il verra finalement le jour en avril 2015 et j’en suis très heureux. Et soulagé.
C'est le 3e volet de ma trilogie SF qui se déroule au Québec. Après 2024 et 2039, nous voici en 2048.

Le  texte du 4e de couverture :
Des milliards de moustiques assoiffés de sang envahissent le ciel, tous les soirs, tuant les habitants qui s’aventurent l’extérieur.
À cette menace s’ajoute celle d’un gouvernement qui veut contrôler la population. Des drones armés survole le territoire pendant le jour et un ordinateur surpuissant analyse tout sur tous en permanence.
Lorsqu’un meurtre survient, la police est pourtant incapable de démasquer le coupable. Hugo et Lolla décident alors de mener leur enquête. Aidés  d’Arto, quatorze ans, ils traquent l’assassin, jusqu’à ne plus avoir qui est le chasseur et qui est le gibier…

Avec Les voleurs d’espoir, Les voleurs de mémoire et Les voleurs du soir, André Marois met en scène une vision terrifiante du Québec de demain.

18 février 2015

Résidence jeunesse à l'école Montcalm - suite

Ma résidence continue à l'école Montcalm. J'ai commencé par la recherche d'informations et de documents - pas toujours facile pour le quartier St-Michel - mais j'ai pu visiter les archives du Journal de St-Michel et la bibliothèque de St-Michel qui fut aussi une bonne source. La cueillette des témoignages et la visite de témoins généreux et précieux ont allumé les élèves qui ont pu choisir le thème de leur histoire. Ils ont fini aujourd'hui leur plan et l'écriture commencera la semaine prochaine.
Nous aurons donc 24 histoires qui couvrent les 50 dernières années. Ce sera très varié et intéresant, parfois drôle, parfois non. Les élèves sont très motivés et moi avec. À suivre, encore.

10 février 2015

Vigile de soutien à Raif Badawi : spéciale BLOGUEURS!

À l'appel d'Amnistie internationaleCanada francophone,

VIGILE SPÉCIALE BLOGUEURS ET BLOGUEUSES!
Raif Badawi est toujours emprisonné et à risque toujours de recevoir des coups de fouet vendredi !

Nous devons continuer de nous mobiliser ! Raif et sa famille comptent sur nous !

Rejoignez-nous jeudi 12 février à 12h15 devant le Complexe Guy-Favreau, 200 boul. René-Lévesque à Montréal !!!

Exigeons du gouvernement canadien qu'il en fasse plus dans ce dossier !

Nous vous attendons en grand nombre !
Partagez et visitez encore www.jesuisraif.ca


21 janvier 2015

Plus on est de fous, plus on lit


Le 18 novembre à lémission Plus on est de fous, plus on lit, un panel dinvités discutait de lélaboration éventuelle dun corpus de livres pour les jeunes du secondaire. Sophie Gagnon, alias Sophie Lit, proposa une liste composée uniquement de livres jeunesse. Elle y fit figurer Où est Agota ? pour mon grand plaisir. (Et aussi pour ma gêne, en voyant les autres titres proposées, où figuraient des classiques de France et du Québec.)

Suite à cette intervention radiophonique, voici le courriel que jai reçu le 5 décembre.
Je le reproduis ici avec la permission de lenseignant :
Je suis enseignant orthopédagogue auprès d'élèves en difficulté d'apprentissage à l'école secondaire (…) à Montréal.
Cette année, au mois d'octobre, je cherchais un roman d'enquête pour mes élèves de la deuxième secondaire. Ces élèves sont tous en situation d'échec et refont cette année avec des mesures d'aide spéciales (groupe réduit, enseignant spécialisé, etc.).
J'ai été informé de l'existence de votre série d'épisodes par l'entremise de l’intervention radiophonique de Sophielit à l’émission « Plus on est de fous, plus on lit ».
J'ai immédiatement sauté sur un exemplaire que nous avions à notre bibliothèque et j'ai lu le premier épisode. J'étais conquis.
Il faut comprendre que séduire mes élèves était une tout autre tâche. J'ai préparé ma présentation. J'ai attisé leur intérêt en faisant miroiter certains punchs.
Lorsque nous avons reçu vos 40 exemplaires pour que tous puissent en avoir un, ils se sont littéralement rués vers la bibliothèque pour avoir le leur.
Un effet étrange s'est ensuite produit dans ma classe. Mes élèves les plus réfractaires à la lecture se sont mis à lire. J'ai eu des questions de leur part comme : « c'est quoi Pulp Fiction? », « hein on a droit de lire un roman qui parle de pot? ». J'ai aussi eu des réactions fortes à leur rencontre avec le personnage d’Harry : « quel pervers! », « je le déteste lui! ».
En gros, aucun n’a été laissé indifférent. Bravo.
Sachez que pour nous, enseignants, travailler dans l'univers de la lecture est un peu comme travailler dans une unité médicale de grands brulés. Mes élèves ont souvent été traumatisés par des séries d'échecs, des rencontres fâcheuses avec des romans inadaptés à leurs difficultés en lecture et, je dois l'admettre, des enseignants tortionnaires.
Ainsi, votre roman, dans ce contexte, me rend la tâche tellement plus facile. Je vous en remercie.
De ce fait, j'aimerais que mes élèves puissent faire votre connaissance et qu'ils vous partagent leurs réactions à votre œuvre…

Ce courriel m’a chaviré.
Savoir qu’un de mes livres touche ainsi des lecteurs difficiles, leur donne envie de lire, attise leur curiosité, les fait réagir, casse l’indifférence ; c’est pour moi une récompense sans nom. 

Moi aussi, je les remercie, avant d’aller les visiter sous peu.

17 janvier 2015

Charlie Hebdo, le Québec et moi


 
Oui, j'ai déjà eu les cheveux longs.
Lundi dernier, nous étions quatre écrivains dans un restaurant dOttawa, réunis là pour préparer un projet dateliers décriture en Ontario. Nous étions deux dorigine française, arrivés au Québec depuis 22 ans pour moi et 43 pour mon collègue. La question des attentats à Charlie Hebdo sest bien sûr présentée, posée par un écrivain franco-ontarien. Il voulait savoir si nous étions touchés, nous qui étions partis depuis si longtemps. Jai raconté que depuis la nouvelle, jétais bouleversé. Jai grandi avec Charlie Hebdo. Je lai beaucoup lu. Jai énormément ri grâce à lui, mais jai aussi beaucoup appris. Savoir que deux imbéciles ont tué Cabu et Wolinsky ma donné envie de chialer. Ces dessinateurs étaient des génies. En racontant mon trouble, je me suis rendu compte à quel point Charlie Hebdo appartenait à ma culture, combien il faisait partie de la culture française. Cest cela qui a été assassiné. Le droit à la déconnade, au sarcasme, à la rigolade, à lhumour forcené, dessiné avec talent et culot. A côté de moi, mon ami français pleurait à chaudes larmes.
Jhabite dans un Québec que jadore et je regarde la France de loin, sans vouloir retourner y vivre. Mais les manifestations de dimanche mont réconcilié avec mon pays dorigine. 
Nous sommes sortis du restaurant et nous avons parlé dautre chose.