05 avril 2022

Débarqués

Ça y est, je publie mon premier album de bande dessinée! Mon rêve se concrétise grâce aux dessins de Michel Hellman. Débarqués est publié par La Pastèque, en mai 2022.
Gil a recruté Jean-Fran pour le seconder dans un transport très particulier. Leur mission consiste à aller chercher discrètement deux handicapés de familles différentes pour les mener sur une île où se trouve un centre de soins. Les transporteurs ne doivent pas poser des questions; juste s’assurer que leurs colis arrivent à destination en bon état. La route sera longue et pleine d’imprévus…
Débarqués est un road trip malaisant, mais rempli d’humanité.

07 mars 2022

Shoot the book !

Le Voleur de Sandwichs est sélectionné!
Pour son édition 2022, le Marché International des Droits du Festival d'Angoulême (MID) s'est associé à la SCELF, Société Civile des Éditeurs de Langue Française pour lancer un dispositif exceptionnel : Shoot the Book Angoulême. Avec ce premier marché dédié à l'adaptation audiovisuelle de la bande dessinée, déjà proposé par d'autres manifestations prestigieuses comme le Festival de Cannes, l'American Film Market de Los Angeles ou encore le Shanghai International Film Festival, le MID réaffirme sa position de leader français en matière de cessions de droits dans le domaine du 9e art. Le mercredi 16 mars 2022 à 15h20, les 10 titres sélectionnés seront présentés par les responsables de droits sur la scène du MID devant des professionnels de l'audiovisuel. Le Marché des Droits offre en amont à chaque intervenant une séance de coaching personnalisée afin de perfectionner leur prise de parole. Cette session de pitches sera précédée d'une conférence sur le sujet de l’adaptation et sera suivie de rendez-vous one to one entre producteurs et éditeurs. Le jury de Shoot the Book ! Angoulême réunit Nicolas Boukhrief, Joey Brown, Guillaume Colboc, Catherine Esteves, Anne de Galard, Marc du Pontavice et Justus Riesenkampff. L'article de Actualitte ici.

21 février 2022

IRRÉCUPÉRABLES en France

Irrécupérables est publié en France en février 2022, chez l'éditeur Le Mot et le Reste qui avait déjà publié Bienvenue à Meurtreville.
Déjà une première critique est parue sur le blogue Polarmaniaque. «... Voilà un excellent polar rural qui sent bon son Canada et la cordite, cette odeur si caractéristique de la poudre. Il y a un côté Far West, mais sans concession, sur fond de trafic de métaux volés, de courses folles de quads et de pick-ups, de tireurs fous et de voisinage trouble, c’est la Belle Province vue sous un angle belliciste et le chinois Sun Tzu avec son art de la guerre en toile de fond. Si vous voulez vous désennuyer, cet opus est un choix idéal. Vous en dire davantage serait divulgâcher, pour pasticher nos cousins.»

22 décembre 2021

Mes 12 best lectures de 21

 

Les sapins tournés de Mr. Wall à Percé

 

Du noir, mais pas que.

Des romans, mais aussi trois essais, deux bd, des nouvelles et de la poésie, toi.


À la ligne - Feuillets d’usine, Joseph Ponthus, Éditions de la Table Ronde, 2019

Des vers sans rime ni ponctuation pour raconter le quotidien d’un ouvrier à l’usine et dans un abattoir. Tout sauf superficiel et fabriqué, si loin d’une autofiction qui s’apitoierait sur son propre sort. Joseph Ponthus raconte la douleur, la précarité et l’épuisement avec toujours un rappel à la littérature et la chanson françaises pour tenir le coup. Magistral.

#coupdecoeur

 

Œdipe n’est pas coupable, Pierre Bayard, Minuit, essai, 2021

Bayard décortique Œdipe Roi de Sophocle pour démontrer qu’Œdipe est innocent. Freud, René Girard et Voltaire font partie des nombreux invités de cette brillante enquête, passionnante, érudite et même amusante.

#parricide

 

Hôtel de verre, Emily St. John Mandel, Alto, 2021

L’amour malgré tout, l’ambiance tendue, l’écriture fine. Je suis fan de cette écrivaine. Très différent de Station Eleven et c’est tant mieux. Un style à la hauteur de mon plaisir.

#pyramidedeponzi

 

L’inconnu de la poste, Florence Aubenas, L’Olivier, 2021

Une longue enquête pleine d’humanité et de suspense sur un meurtre irrésolu et un suspect aussi attachant qu’ambigu. Lecture addictive.

#coldcase

 

Wendy, Maître ès art, Walter Scott, bd, traduction de Daphné B, La Pastèque, 2021

Wandy fait sa maîtrise aux beaux-arts de l’Université de l’Enfer (Ontario). Hilarant, déjanté, trash, sans issue.

#déjantée

 

Un homme dans la foule, 1957, Budd Schulberg, nouvelle traduction de Christophe Mercier, éditions des Équateurs Parallèles, 2017

On croit lire l’ascension de Trump. Le parcours incroyable d’un manipulateur des médias, fabulateur et charismatique. La traduction précédente était nettement moins bonne. Cette nouvelle a été adaptée par Élia Kazan au cinéma en 1957.

#populisme

 

Les cowboys sont fatigués, Julien Gravelle, Leméac, 2021.

Un vrai roman noir québécois (plutôt rare) qui se déroule au nord du lac Saint-Jean. Un peu de Breaking bad chez les redneck keb. Langue parlée très bien sentie. De l’action, des méchants et une réédition au Seuil.

#romannoir

 

L’assassin qui est en moi, 1952, Jim Thompson, Rivages, 2012, première traduction intégrale par Jean-Paul Gratias.

Relecture de ce chef-d’œuvre du roman noir, sans concession, sans happy end. On est souvent mal à l’aise et c’est bon signe. «Probablement le récit le plus crédible et le plus effrayant que j’ai rencontré, écrit à la première personne, sur un esprit déformé par le crime. » selon Stanley Kubrick.

#dérangeant

 

Propriété privée, Julia Deck, Éd. Minuit, 2019

Satirique version moderne de l’installation d’un couple de bobos dans un écoquartier. Les voisins viendront forcément tout gâcher. Le ton est joyeusement dépressif.

#jubilatoire

 

Ce qu’il faut de nuit, Laurent Petitmangin, La Manufacture de livres, 2020

Un père militant communiste et ses deux fils, milieu ouvrier. Lorsque l’aîné se rapproche du FN, tout dérape. Juste, émouvant et intense. Humain, quoi.

#touchéenpleincoeur

 

Ton pays sera mon pays, Philippe Manevy, Leméac, essai, 2021

Manevy a quitté la France pour s’installer au Québec avec sa femme québécoise. Il raconte ses découvertes, émotions, lectures, différences. L’immigration, l’intégration : pas toujours simple. J’y ai retrouvé plein d’éléments vécus et découvert beaucoup d’autres.

#mauditfrançais

 

Tu ne tueras point, Hondalette-Tripp-Doisneau, Le Lombard, 2021.

Un recueil de faits divers mis en bd. Impossible de n’en lire qu’un. La misère du quotidien en images.

#plaisircoupable

20 novembre 2021

Un drôle de troc

On peut lire ma nouvelle inédite intitulée DRÔLE DE TROC, sur le site de Metropolis bleu, dans la série Les chiffres en toutes lettres.

Et vous pouvez aussi l'écouter ici en balado, lue par moi-même.

Direction : Sylvain Massé
Pris de son et mixage : Patrick Tousignant
Une réalisation À voix haute
Une production Metropolis bleu


21 octobre 2021

Instagramarois

 

J’ai un peu délaissé mon blogue ces temps derniers, parce que je n’avais pas de nouveautés à présenter, mais également parce que je publie maintenant sur Instagram.

 

On peut désormais me trouver aussi à cette adresse :

@marois_andre

 

À bientôt !

19 octobre 2021

C'est quand même fou !

 

Les livres ont parfois de drôles de parcours. Paru en 2018 chez Héliotrope, mon roman Je ne suis pas fou est passé presque inaperçu, hormis quelques rares réactions ici ou là. C'est bien sûr toujours décevant de ne pas être remarqué, mais cela fait partie de la vie des livres et je ne me plains pas; je suis plutôt choyé par ailleurs.

Et puis, voilà qu'une professeure de secondaire 2 m'invite à rencontrer ses élèves, suite à leur lecture enthousiaste de Je ne suis pas fou. Dans la foulée, j'ai rencontré sept classes.

Un autre prof me contacte pour la même raison, mais en secondaire 5.

Une blogueuse La Bibliomaniaque écrit un texte enthousiaste sur mon roman: 

«Ce roman nous happe par son ambiguïté… Est-ce le fruit de son imagination ou est-il réellement pris dans une famille étrange et pernicieuse?

C’est un roman qu’on lit sans tout comprendre parce qu’on ne le vit pas. L’auteur parvient à nous faire pénétrer dans cette spirale glaçante, nous demandant quel sera le dénouement. Ce que j’ai apprécié aussi, c’est l’absence de plusieurs éléments : dialogues, personnages secondaires, adjuvants…

La fin du roman est aussi particulièrement bien réussie. La longueur des derniers chapitres, combinée à la longueur des phrases, accélère le rythme du récit, ajoutant au sentiment d’affolement du narrateur...»

 Je me retrouve même dans un coffret cadeau accompagné d'un guide de lecture détaillé.

C'est extra, comme disait Léo. Oui, les livres sont nés pour durer. 

Pendant la crise, la lecture continue !


23 avril 2021

Bienvenue à Meurtreville en France

Bienvenue à Meurtreville vient d'être publié en France chez Le Mot et le Reste, avec une nouvelle couverture très invitante et une mini réécriture (une vingtaine de mots québécois difficiles à décoder: scrap, maganer, minoune, ploguer, bibitte...)

Dès sa sortie, déjà trois chroniques très positives:

Mandeville (dites plutôt Meurtreville): ses loups, ses forêts, ses rivières… et son serial-killer

Mandeville, 2000 habitants. Cette petite municipalité du Québec où il n’est pas rare de croiser des loups, des coyotes et même des ours noirs, a tout pour plaire. Forêts, lacs, rivières complètent ce tableau idyllique. On vous le dit, Mandeville est un vrai petit paradis. Pourtant Mandeville va mal. Son industrie naguère florissante est au plus bas. Qui plus est, pour ne pas arranger les choses, les touristes snobent cet endroit pourtant magnifique. Ce qui attriste et inquiète les commerçants du coin. En particulier le garagiste Réjean qui va jusqu’à faire un esclandre lors du conseil municipal. Ses finances vont mal, il a besoin d’aide, c’est urgent. Faut que ça bouge !
[...]

Avec sa couverture qui nous fait furieusement penser à la série Twin Peaks (mais point d’agent Dale Cooper, ni de Laura Palmer, ici), Bienvenue à Meurtreville attire indéniablement le regard. Oui, c’est un fait, l’ancien publicitaire André Marois, devenu depuis auteur, sait y faire pour nous appâter. Son (trop court) polar, un brin inspiré par la série Dexter, dans lequel un élu local tente de faire connaître son village d’une manière pour le moins non conventionnelle, nous fait voyager au pays de Ginette Reno et des orignaux. Un dépaysement renforcé par l’utilisation d’expressions typiquement québécoises disséminées tout au long du récit. (les expressions très imagées « Crisser patience » et « Foutre la chienne » n’auront plus de secret pour vous).

Un chouette moment de lecture donc, même si nous aurions aimé que ce bouquin au cynisme redoutable soit accompagné d’un humour noir plus grinçant.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Branchés culture

Pascal Etienne
Branchés culture 22 avril 2021

- Bienvenue à Meurtreville

Un petit livre de 150 pages et une petite histoire qui sait être d’une réalité particulièrement cynique quand on pense à toutes ces petites villes qui se meurent car leurs habitants vont voir ailleurs si l’herbe est plus verte… comme on disait jadis. Alors quand après un premier meurtre, la ville – étrangement et de manière plutôt malsaine – reprend vie, certains se demandent carrément pourquoi ne pas continuer… En plus, les futurs morts ne feront pas défaut et ne manqueront à personne… Voilà un livre petit format mais bien agréable à lire ; comme une bonne nouvelle !

Une chronique à retrouver sur Blues et Polar

Muriel Gaillard
Blues et Polar 22 avril 2021

- Bienvenue à Meurtreville

Au Québec, une petite bourgade, Mandeville, s’étiole avec la diminution du nombre de pêcheurs et de chasseurs. Comment attirer les visiteurs ? Un soir, Chevalet, membre du conseil municipal, tue par accident un squatteur local qui chapardait des pieds de cannabis. La police enquête, la foule accourt. Chevalet décide de commettre un nouveau meurtre, sur un parasite qui a causé le suicide d’un de ses amis. Puis un troisième, façon serial killer. Le village est en ébullition, les journalistes débarquent, les cafés se remplissent, la ville revit… Peut-on s’improviser tueur en série à 70 ans sans culpabilité ni remord, sans perdre la raison ?

Un livre noir, et follement drôle. Le conseiller municipal fait revivre sa ville grâce à son « génie », se renseignant sur internet sur les modes opératoires des tueurs en série, choisissant soigneusement ses victimes afin d’y mettre un peu de justice ! Aussi quelle n’est pas sa colère quand quelqu’un commet un
meurtre derrière son dos : il se sent dépossédé de son œuvre… L’humour noir coule à flots, et le suspense est intense : va-t-il se faire prendre ? Quand s’arrêtera-t-il ? Le roman offre au passage une réflexion presque philosophique sur la relativité du bien et du mal, sur ce qui fait le malheur de certains et non des autres, sur les réalités économiques et sur les petites villes de province qui disparaissent, réduites à un tourisme inexistant.

Une chronique à retrouver sur Les notes

J.G. et M.D.
Les notes 20 avril 2021

12 mars 2021

Irrécupérables

Retour au polar. 

Cinq ans après la publication de Bienvenue à Meurtreville, voici mon deuxième titre dans la collection Héliotrope Noir: Irrécupérables.

On revient à Mandeville, mais le personnage principal est cette fois-ci un flic: le sergent-détective Mazenc qu'on a déjà croisé dans le premier roman et ailleurs aussi.

Il est fatigué, a hâte à ses vacances prochaines, mais un type lui pollue son entrée jour après jour. En cherchant à coincer ce petit con, Mazenc va tomber sur une grosse affaire. Les bois cachent toutes sortes de personnages féroces et dangereux.

Irrécupérables est donc - une fois n'est pas coutume - une enquête, qui se déploie entre Lanaudière et la Côte-Nord.

À noter: Bienvenue à Meurtreville reparait en même temps en format poche dans la collection Noir P.





26 février 2021

Le Voleur et L'alerte en livres audio

  

Le Voleur de sandwichs et L'Alerte au feu sont désormais offerts en livres audio sur l'application OhDio et sur le site de Radio-Canada.

Pour écouter Le Voleur: https://ici.radio-canada.ca/premiere/livres-audio/divertissement/105861/le-voleur-de-sandwichs 

Lu par Antoine Marchand-Gagnon, Paul Ahmarani, Stéphane Breton, Marine Johnson, Tania Kontoyanni, Caroline Lavigne, Natalie Lecompte, Jean-François Porlier et Jacob Whiteduck-Lavoie. 

Réalisation : Sylvie Lavoie

Lu par Rosalie Vaillancourt, Paul Ahmarani, Stéphane Breton, Tania Kontoyanni, Anglesh Major, Antoine Marchand-Gagnon et Marie-Hélène Thibault.
Réalisation : Sylvie Lavoie