19 mars 2011

Sa propre mort au secondaire

6 jours d’ateliers à l’école Armand Corbeil de Terrebonne. Les élèves ont lu Sa propre mort. Bon. J’avais mis en garde la responsable qui m’invitait : «C’est un roman pour adultes, c’est noir et violent.» Mais son choix était réfléchi. C’était donc la première fois que j’abordais ce livre avec des jeunes de secondaire 3. J’appréhendais un peu. J’avais tort.

Les échanges ont été riches, les questions précises, les commentaires pertinents. Le passage concernant le sacrifice des pigeons a souvent posé question. J’ai alors expliqué mon système de recherche, la découverte de l’œuvre de René Girard et plus particulièrement de son ouvrage La violence et le sacré, où il présente sa théorie d’une violence qu’on doit rendre dès qu’elle s’est exprimée. Le sujet de la vengeance et des victimes sacrificielles est passionnant. Les élèves en redemandent et moi avec. Un commentaire récurrent aussi concernant l’aménorrhée de Clara. Enfin, le débat sur Facebook, Internet, ses dangers, son attrait... Un sujet inépuisable que l’actualité ne cesse d’enrichir. D’autres questions aussi concernant le zip gun et l’absence de noms des méchants.

Au final, ces rencontres ont été aussi animées qu’enrichissantes.

Il est bon de voir ces élèves qui avaient entre 13 et 14 ans, plonger dans un ouvrage résolument sombre pour en tirer le meilleur. Je veux recommencer l’expérience !

Durant ces 6 journées, j’ai aussi rencontré des élèves de secondaire 1 qui avaient lu la série complète des Allergiks. Là aussi, le travail des enseignantes a fait toute la différence.

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