22 janvier 2017

Les jeunes et la poésie

Dans mon roman jeunesse La Forêt des insoumis, inspiré du vrai journal d’un insoumis québécois de 1918, j’ai inséré quelques vers de Verlaine, car le jeune homme observe avec nostalgie les feuilles qui tombent.
Je lui ai donc fait réciter la Chanson d’automne :

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Le livre est paru en 2012. En septembre 2016, j’étais invité au collège Sainte-Marcelline à Montréal, pour trois rencontres autour de La Forêt des insoumis. Une professeure m’explique alors que ses élèves ont été très touchés par ce poème. Tellement, qu’ils ont décidé de l’apprendre!
À la fin de ma présentation, j’assiste, médusé, les larmes aux yeux, à un moment magique : une trentaine d’élèves qui me lisent en chœur les rimes de Verlaine.
Je n’avais bien sûr jamais imaginé que ce poème puisse avoir une telle portée. Je l’avais placé là parce qu’il servait mon propos et pour me faire plaisir aussi.

Suite à cette rencontre, j’ai eu envie de remettre ça. Mon prochain roman pour adolescents, La Cavale, comportera donc des vers de Patrice Desbiens, ainsi que des extraits de chansons de The National et de Timber Timbre.

La Foret des insoumis se retrouve dans la liste du Club de lecture d’étéTD 2017 ainsi que dans la Banque de livres d’histoire du Centre du livre jeunesse canadien.

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