03 avril 2018

Incipit en feu #15


Il n’y a pas le feu. La date de tombée des textes a été fixée au 1er septembre 2018.

17 mars 2018

Incipit en feu #14


Tu lis les nouvelles et t’apprends qu’une horde de barbares dégénérés a mis ton village à feu et à sang. Tu fais quoi ?

08 mars 2018

Facteur aggravant

À la demande de l'UNEQ, j'ai écrit une nouvelle intitulée Facteur aggravant.
On peut la lire sur Opuscules, le site de la littérature québécoise mobile.
On peut aussi m'écouter la lire.
Il y est question d'un postier qui décide de prendre son destin en main...


06 mars 2018

Incipit en feu #13

Son téléphone vibra. Le signal pour commencer les feux d’artifice. La lampe frontale de Victor était encore à plat, alors il fouilla dans sa poche, trouva le Zippo et l’alluma pour s’éclairer. Un peu trop proche de la caisse, il faut croire, car l’explosion qui s’en suivit lui arracha le bras droit. Comme quoi il ne faut jamais jouer au pyrotechnicien quand t’as huit bières dans le corps. 

27 février 2018

Incipit en feu #12


— On fout le feu à la pizzeria, on touche le fric de l’assurance et on crisse notre camp.
— C’est pas si simple.
— Pourquoi pas ? Je connais plein de gens qu’ont fait de même.

18 février 2018

Incipit en feu #11


Ses parents ne croyaient pas leur amour possible. Ça n’allait pas durer. Ils étaient trop différents l’un de l’autre. Et voilà que toute la famille se retrouvait à fêter leurs noces de porcelaine. Vingt ans de mariage et leur choupinette semblait toujours aussi heureuse avec l’autre grand crétin de Paul, qui lui rendait bien. Le feu de paille annoncé pétait des flammes.

12 février 2018

Incipit en feu #10


Si la vengeance est un plat qui se mange froid, la sienne ressemblerait à un gaspacho glacé qu’il siroterait en regardant Odette crever à petit feu.

08 février 2018

Incipit en feu #9

Je suis rentré, je me suis mis à poil, j’ai ouvert la bouteille de rhum et je suis resté au coin du feu à chialer toute la nuit, comme un veau qui a perdu sa mère.

03 février 2018

Incipit en feu #8

En joue ! Feu ! L’anarchiste s’écroula, fauché par ce peloton d’exécution foireux, composé de deux branquignols, d’un lâche et du salaud de la pire espèce.

30 janvier 2018

Incipit en feu #7

T’as du feu ? demande le pompier à la fille qui admire sa tenue impeccable. Elle ne répond pas, pense qu’il se moque. Adèle a toujours aimé les gars en uniforme, même si elle n’oserait jamais avouer un truc pareil à ses copines. Ça fait midinette, femme soumise, pas libérée, mais ça n’a rien à voir. Elle les trouve juste beaux, ils ont de la prestance. L’uniforme est aussi signe d’utilité : ils font policiers, gendarmes ou militaires. Ils marchent au pas et ont du pouvoir. Ils sont forts, respectés et souvent craints. Mon Dieu, tant de clichés ! Adèle a un peu honte de se raconter toutes ces fadaises. Il y doit y avoir autant de pompiers cons que de cools. L’uniforme ne fait pas le bonhomme... mais il aide à le rendre attrayant. Sexy et viril, pense-t-elle piteusement.