20 septembre 2010

La réalité est pire

La lecture des actualités récentes m’a abasourdi. Dans La Presse du samedi 18 septembre, on relate une atroce histoire sous le titre «La vidéo d’un viol collectif sur le web». L’agression s’est produite à Vancouver, il y a huit jours.

Ceux qui ont lu Sa propre mort comprendront que la terrible réalité rejoint à ce point ma fiction que c’en est troublant. Certaines phrases de l’article de Marie-Claude Malboeuf semblent directement tirées de mon livre.

Bien sûr, lorsqu’on imagine un roman noir, on s’inspire d'une certaine réalité. Et puis on extrapole, on pousse le bouchon le plus loin possible. En croisant les doigts pour que notre délire reste dans le domaine de l’imaginaire. Dans ce cas-ci, les faits dépassent tout ce que j’ai pu imaginer de pire.

Je ne suis pas naïf non plus. Je sais très que ce n’est pas la première fois que ça arrive et que ça se reproduira. Mais cette impression de se faire rattraper par les événements est sinistre.

En espérant que les parallèles avec mon livre s'arrêteront là...

6 commentaires:

  1. C'est cela à mon avis la force du polar et du noir: d'être lier profondément à la réalité. Cela fait froid dans le dos, c'est sûr, cela effraie mais c'est aussi une manière de pointer les dangers, d'aider à comprendre la violence et peut-être de nous aider à mieux percevoir notre société.

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  2. Tu as parfaitement raison, mais ça reste troublant. Il est vrai que plus on creuse un sujet et mieux on le cerne (enfin, on l'espère).

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  3. Je susi tout à fait d'accord avec Morgane. La force du polar, et l'attraction qu'il exerce réside dans tous ces tréfonds sombres qui existent dans une société, dans un "vivre ensemble" parfois violent et destructeur.
    Voir la réalité rejoindre la fiction de cette façon est effroyable, c'est un coup de massue. Comme vous le dites, c,est très troublant.
    Pour moi la fiction est une transcription de tous les possibles et ce quels qu'ils soient. C'est terrible, parfois, troublant, et aussi un moyem de réveiller les consciences, et aussi une lutte. Pour moi, le polar est un acte de lutte.

    je n'ai pas encore lu Ma propre mort, cela ne saurait tarder!

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  4. Le polar est aussi un acte de lutte, mais pas que. Il y a de la place pour tous les genres. Aux lecteurs de trouver leurs auteurs.

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  5. En voilà un autre:
    "Private Moment Made Public, and Fatal Jump"
    http://www.nytimes.com/2010/09/30/nyregion/30suicide.html?_r=2&hp
    http://www.nytimes.com/2010/09/30/nyregion/30suicide.html?_r=2&hp=&pagewanted=print

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  6. Merci Bruno. Ça ne s'arrange pas...

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