17 novembre 2011

Triple lecture sous influence

Je ne lis pas un livre dont on m’a parlé de la même façon qu’un autre. C’est ce qui vient de se passer avec mes trois dernières lectures, mais de façons très différentes.

Désolations de David Vann.

J’avais adoré Suskwand Island, le premier roman de cet auteur américain. J’avais peur d’être déçu par son deuxième opus, mais les critiques étaient toutes bonnes, alors je me suis lancé. On retrouve dans Désolations plusieurs éléments de Suskwand : l’Alaska, le suicide, la nature impitoyable, les liens familiaux intenses et une superbe écriture. Pour Désolations, il y a plus de personnages, on craint toujours le pire, mais ça tourne un peu en rond à la moitié du bouquin. J’avoue qu’avoir lu des entrevues où David Vann explique qu’il écrit sans savoir où il va, m’a influencé. J’ai en effet senti, par moments, que ça avançait par à-coups, à l’aveuglette. Je chipote, car ça reste un excellent livre, même si la fin est trop prévisible et que certains personnages disparaissent sans grande incidence pour le récit.

Sur ma peau de Gillian Flynn

Je n’avais rien lu sur ce premier roman, mais j’avais totalement craqué pour Les lieux sombres de la même auteur. On retrouve encore ici une description originale d’une petite ville du Missouri avec des personnages qu’on cerne peu à peu, avec bonheur. Il y a une enquête, bien sûr, mais aussi un style, des surprises, de la noirceur humaine. De l’originalité, surtout. Un peu moins bon que le second roman de Flynn, mais vachement bien malgré tout.


Le livre sans nom

Tout le monde a déjà parlé de ce livre dont l’auteur est inconnu. On a évoqué un Tarantino en polar. J’étais curieux de m’y plonger. Je reste sceptique. C’est à mon sens plus une parodie qu’un roman noir. Une sorte de série Z déconnante avec des acteurs déjantés, où se mélangent kung-fu, extraterrestres, cow-boys, tueurs impitoyables et flics stéréotypés. J’ai été surpris, car je m’attendais à beaucoup mieux, en fait.

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