18 octobre 2013

Wordfest, etc

Mardi soir, j'ai assisté à l'événement Murder, they wrote, avec l'auteur américain Jeffery Deaver et le Canadien Peter Robinson. Je ne les connaissais pas, j'étais curieux. La salle était pleine, l'audience composée à 80 % de femmes. La moyenne d'âge tournait autour de 70 ans. Ça donne une idée sur le lectorat du polar... La présentation fut sympathique, mais sans plus. Ça manquait de mordant, à mon goût. Ces gars-là semblent des bons faiseurs d'histoires, mais ils ne m'ont pas convaincu de lire leurs romans.
J'ai continué depuis mes ateliers dans les écoles francophones et d'immersion en français, devant des groupes de 80, 100, voire 120 élèves. Le niveau de français est très bon. Les élèves sont disciplinés, les questions fusent.
L'organisation du Wordfest est vraiment impeccable. Les moyens sont là. Le vin est bon. Les rencontres sont passionnantes.

Calgary est une ville jeune, en pleine activité. On rencontre peu de natifs d'ici, mais des Québécois, des Ontariens, des Pakistanais, des Français, des Érythréens... Tout le monde semble apprécier la vie ici et personne ne veut repartir.





17 octobre 2013

Comment j'ai écrit Petit Pat


En 2010, l’agence de publicité Nolin BBDO m’a demandé d’écrire une série de cinq contes réconfortants pour son client le lait. Mes histoires ont été enregistrées avec d’autres pour des baladodiffusions qui ont joué pendant quelques mois. 
Deux ans plus tard, je les ai proposées à mon éditeur La courte échelle qui a particulièrement aimé l’une d’elles, intitulée Tout le monde dehors! La surprise a été qu’on m’offre alors de publier toute une série avec mon personnage (qui a changé de nom). J'ai donc tout réécrit, plus long, plus fouillé, plus mieux. Petit Pat venait de partir pour de grandes aventures… à son échelle.

J’aime cette rencontre de deux univers (la communication et l’édition) grâce à une histoire et quelques personnages. C’est mon quotidien.
Les illustrations de Luc Melanson sont superbes et tout à fait dans le ton.

Le tome 2 est écrit et s’intitule Ma grand-mère est plus forte que la tienne. Il est prévu d’en publier quatre. À suivre, donc.

16 octobre 2013

Literary Death Match

La photo est pourrie, mais on nous a interdit de photographier juste après.
Hier soir, j'ai assisté au Literary Death Match à Calgary. Le principe est simple: deux écrivains s'affrontent en lisant un texte de leur cru. Trois juges, écrivains eux aussi, déterminent un gagnant selon son mérite littéraire, sa performance et d«intangibles» raisons.
Il y a deux rondes et les gagnants se retrouvent en finale dans une compétition de dessins où ils doivent reconnaitre des titres de livres canadiens.
C'est une très bonne idée, car c'est avant tout un spectacle. On rit beaucoup. Les textes sont crus, drôles, provocateurs. L'animateur est lettré et hilarant. Ça permet de découvrir sept écrivains d'une manière festive. Les spectateurs (beaucoup de spectatrices en fait) achètent les livres à la sortie et repartent avec une dédicace toute chaude.
On devrait importer ce concept à Montréal. Il voyage déjà dans toute l'Amérique du Nord.
(J'avais été pressenti pour participer, mais mon anglais oral étant ce qu'il est, je me suis défilé. Je sais maintenant que j'ai bien fait.)



06 octobre 2013

De Baie-Comeau à Calgary

On notera la précision de mon intervention devant durer 54 minutes
Mon octobre sera vagabond. J’arrive juste des Antichambres du livre de Baie-Comeau, où j’étais invité en compagnie de Annie Bacon, Valérie Perreault et Bob le chef. Deux jours d’ateliers dans les écoles primaires et secondaires, puis un salon du livre.
Organisation impeccable, accueil chaleureux, classes préparées, beau temps, bonne bière : ce fut une réussite.
Avec en plus un match du Drakkar (on a gagné 3 à 2 contre les Saguenéens.)
Je reste une semaine à Montréal, puis je repars pour le Wordfest de Calgary, du 15 au 18 octobre.
Je n’y chômerai pas non plus : ateliers dans les écoles, rendez-vous et tout…
C’est un gros festival et ma première visite à Calgary aussi. J'espère pouvoir assiter aux présentations de Chuck Palahniuk et Craig Davidson.

26 septembre 2013

Prix jeunesse des libraires du Québec


Le 26 septembre, Les Voleurs de mémoire a gagné le Prix jeunesse desLibraires du Québec 2013, volet 12-17 ans. Je suis très content.

Voici le texte de mes remerciements:
Mercis
En 2001, j’ai publié Les Voleurs d’espoir à la courte échelle. Je ne savais pas jusqu’où ça me mènerait. Mon éditrice non plus, j’imagine.
Merci Hélène.
En 2011, j’ai raconté sur mon blogue que j’avais toujours pensé à une suite aux Voleurs d’espoir. Mon éditrice jeunesse Nadine Robert a lu mon billet et m’a aussitôt invité à écrire ce deuxième tome.
Merci Nadine.
Je voulais me plonger un peu plus dans le futur, dans un Québec recouvert de sable, en proie à un terrible réchauffement de la planète. Mais je cherchais un nouveau problème à régler. Ma blonde m’a soufflé celui des maladies de la mémoire.
Merci Lyne.
Ensuite, il y a eu tout le travail de réécriture des Voleurs de mémoire, mené de main de maître par ma directrice littéraire May Sansregret. Le résultat parle aujourd’hui de lui-même.
Merci May.
Enfin, il y a ce prix dont je suis très fier. Le premier que je reçois pour un roman et qui m’a donné l’envie d’inventer un troisième volet à mes Voleurs, encore plus loin dans un futur disjoncté.
Merci les libraires.

06 septembre 2013

La Fonction, critiques magazines


Mieux vaut tard que jamais. Deux magazines littéraires parlent de La Fonction dans leurs numéros de l'automne 2013. Comme c'est plutôt très bon, je partage.

Dans Québec Français, Ginette Berntachez propose une critique très positive qui se finit ainsi: «... En signant un roman noir qui ne donne jamais dans le manichéisme simpliste, son auteur combat avec bonheur les clichés réducteurs qui dévaluent parfois le genre.»

Dans Lettres Québécoises, section science-fiction, Annabelle Moreau écrit: «... L'écriture incisive et directe d'André Marois découpe finement leur aventure, qui prend le forme d'un thriller palpitant. Si le thème du voyage ou du retour dans le temps est depuis longtemps un classique de la science-fiction, Marois se le réappropie à merveille et dépeint les effets pervers de cette possibilité du retour dans le temps des hommes...»

16 août 2013

Je n'écris pas que des polars

Tiens, j'ai changé le nom de mon blogue!
C'est cette citation au sujet des Voleurs de mémoire qui m'y a décidé: «... Suite des Voleurs d’espoir, ce deuxième opus de Marois est certainement l’un des meilleurs romans de science-fiction de l’année...» Elle est d'Isabelle Bolduc (Librairie Service scolaire de Rouyn) sur le site des Prix des libraires du Québec. 
Alors, oui, j'écris aussi de la science-fiction, et je compte bien continuer.

Mon dernier livre pour adultes, La Fonction, est un roman noir, mais avec une touche fantastique qui me classe un peu dans la catégorie décrite par Mario Tessier dans le dernier numéro d'Alibis: Le polar futuriste, ou le mariage incestueux du policier et de la science-fiction. Je reste donc dans la catégorie du polar, mais j'ouvre le spectre.
Dans son blogue Carnets noirs, Morgane Marvier le présentait d'ailleurs ainsi: «La fonction d’André Marois est inclassable et c’est très bien comme ça. Entre science-fiction et roman noir, l’auteur nous offre une histoire avec son lot de réflexions.» 

Mon prochain roman jeunesse ne sera pas du tout un polar.

Et mes prochaines parutions mélangeront le noir, la science-fiction, le fantastique, le cinéma, les illustrations... et la musique. À suivre. 

19 juillet 2013

Putain de tabarnak!

Cousins de personne est un webzine qui se consacre à la promotion de la littérature québécoise en France. J'y publie un court dossier sur la faible présence du polar québécois dans les librairies françaises. Ça s'intitule Putain de tabarnak! et ça se lit ici.
Patrick Senécal et Luc Baranger donnent un début de réponse sur ma page Facebook.

14 juin 2013

Trous de mémoire dans le Village

Quelques mois après la publication de mes Voleurs de mémoire, le studio Paprika m'a demandé d'écrire des textes pour sa prochaine installation appelée Trous de mémoire. Les deux activités n'ont évidemment aucun rapport l'une avec l'autre, mais la coincidence m'a plu.
Je suis allé voir hier le projet installé dans le Village gai dans le cadre de l'évènement Aires Libres, au coin de Ste-Catherine et Wolfe, et c'est vraiment une réussite. Un jeu de trompe-l'oeil qui joue sur la mémoire.
Ma participation se lit sur l'un des panneaux, côté noir, sous forme d'une courte histoire racontée en 3 temps.
Trois souvenirs qui se rejoignent. Une installation à voir et à vivre jusqu'au 2 septembre.


12 juin 2013

Prix des libraires du Québec


Les voleurs de mémoire est finaliste au Prix jeunesse des Libraires du Québec, volet Québec, 12-17 ans. J'en suis très heureux.
Le gagnant sera annoncé le 25 septembre 2013, ce qui vous laisse tout l'été pour me lire.
Pour vous donner un avant-goût, vous pouvez écouter le début du roman, que je lis ici sur le site de Sophie lit.