Très bonne initiative que cette opération Lire vous transporte, en collaboration avec les Libraires du Québec, Les Bibliothèques de Montréal et la Société de transport de Montréal.
Le principe est simple et malin: à l'aide de votre téléphone intelligent, vous cliquez sur le QR Code du livre que vous choisissez sur les affichettes dans les autobus. Vous téléchargez alors gratuitement le 1er chapitre.
Si vous aimez ce que vous lisez et voulez comnnaître la suite, il suffit de suivre les liens: pour l'emprunter en numérique dans une bibliothèque ou pour l'acheter dans une librairie.
Vraiment pas compliqué et bon pour la littérature québécoise.
Les Voleurs de mémoire fait partie de la sélection proposée.
Articles dans Le Devoir et La Presse.
24 octobre 2013
22 octobre 2013
Comment j'ai écrit 10 ans, pas méchant
![]() |
| La couverture du 1er livre a été refaite. |
Au début, il y a la
novella 9 ans, pas peur, surgie du néant. Je sais toujours d’où
viennent chacune de mes histoires, courtes ou longues. Celle-ci est l’exception
qui confirme la règle.
J’ai eu beaucoup de bons
commentaires de lecteurs concernant ce livre et ça m’a donné envie d’écrire un
deuxième volet à ce cycle qui deviendra probablement une trilogie.
Pour 10 ans, pas méchant, j’ai gardé un narrateur enfant, mais celui-ci est
différent du Angélito de 9 ans, pas peur.
Et je sais précisément d’où m’est venue l’inspiration.
Ce que l’enfant raconte
au début est un souvenir personnel. J’ai eu ce geste violent quand j’étais
gamin et je ne me le suis jamais expliqué. Ça aura au moins servi à quelque
chose...
Pour le reste du récit,
j’ai pioché dans d’autres moments vécus de ma jeunesse, revus à ma manière. Grand
bonheur d’écriture et direction littéraire réalisée par Grégory Lemay.
Voici le 4e
de couverture :
Le garçon a dix ans, une mère et une petite soeur. Des
copains, aussi. Il s’amuse bien, comme il dit. Son père est mort sur un
chantier de construction et le fils se demande si ses mauvaises blagues y sont
pour quelque chose. Et puis, il y a Luigi, l’ami de son père, qui rend trop
souvent visite à sa mère. Le garçon ne l’aime pas. Quelle méchanceté
pourrait-il inventer pour l’éloigner ?
André Marois a puisé dans ses souvenirs d’enfance pour
raconter cette histoire d’où il ne sort pas grandi. Après la candeur du jeune
héros de 9 ans, pas peur, la malice de cette histoire très noire surprend comme
un retour de bâton vraiment pas gentil.
21 octobre 2013
Science-fonction
Pascale Raud signe une critique de La Fonction très
intéressante dans le dernier numéro de la revue Solaris. J’étais un habitué de sa
consoeur la revue Alibis, qui fait
dans le polar. Me voici dans la science-fiction, avec raison.
Le papier commence ainsi : «La
Fonction m’a surprise, je dois l’avouer. Ce n’est pas la
première fois que je lis du André Marois, et il m’a habituée à un style fleuri,
plein de « jeux de mots », d’humour noir et de cynisme. Dans La Fonction,
le style de Marois est plus « sage », mais... le roman n’en est pas moins
intéressant, au contraire.»
Ainsi donc, je suis perçu comme un auteur plus
drôle que noir.
La critique s’achève de la sorte : «J’ai
beaucoup aimé ce roman. C’est un genre de science-fiction qui n’a pas besoin de
beaucoup d’effets spéciaux pour atteindre sa cible. Un seul et unique élément
de notre réalité est changé, et voilà que de nombreuses questions essentielles
en découlent. Les personnages de Franck et de Rosa sont à la fois complexes et
touchants, et vivent leur humanité comme ils le peuvent. André Marois décrit
leurs hésitations, leur mal-être, leurs questionnements, avec subtilité et
nuances : rien n’est tout blanc ou tout noir, mais plutôt gris, à l’image de
ces choix que l’on est obligé de faire au quotidien, sans réellement savoir où
cela va nous mener. Mais, au fond, n’est-ce pas ça, la vie, avoir le choix ?»
Voilà qui fait ma journée, comme dirait Clint.
18 octobre 2013
Wordfest, etc
Mardi soir, j'ai assisté à l'événement Murder, they wrote, avec l'auteur américain Jeffery Deaver et le Canadien Peter Robinson. Je ne les connaissais pas, j'étais curieux. La salle était pleine, l'audience composée à 80 % de femmes. La moyenne d'âge tournait autour de 70 ans. Ça donne une idée sur le lectorat du polar... La présentation fut sympathique, mais sans plus. Ça manquait de mordant, à mon goût. Ces gars-là semblent des bons faiseurs d'histoires, mais ils ne m'ont pas convaincu de lire leurs romans.
J'ai continué depuis mes ateliers dans les écoles francophones et d'immersion en français, devant des groupes de 80, 100, voire 120 élèves. Le niveau de français est très bon. Les élèves sont disciplinés, les questions fusent.
L'organisation du Wordfest est vraiment impeccable. Les moyens sont là. Le vin est bon. Les rencontres sont passionnantes.
Calgary est une ville jeune, en pleine activité. On rencontre peu de natifs d'ici, mais des Québécois, des Ontariens, des Pakistanais, des Français, des Érythréens... Tout le monde semble apprécier la vie ici et personne ne veut repartir.
J'ai continué depuis mes ateliers dans les écoles francophones et d'immersion en français, devant des groupes de 80, 100, voire 120 élèves. Le niveau de français est très bon. Les élèves sont disciplinés, les questions fusent.
L'organisation du Wordfest est vraiment impeccable. Les moyens sont là. Le vin est bon. Les rencontres sont passionnantes.
Calgary est une ville jeune, en pleine activité. On rencontre peu de natifs d'ici, mais des Québécois, des Ontariens, des Pakistanais, des Français, des Érythréens... Tout le monde semble apprécier la vie ici et personne ne veut repartir.
17 octobre 2013
Comment j'ai écrit Petit Pat
En 2010, l’agence de publicité Nolin
BBDO m’a demandé d’écrire
une série de cinq contes réconfortants pour son client le lait. Mes histoires ont été enregistrées avec d’autres
pour des baladodiffusions qui ont joué pendant quelques mois.
Deux ans plus
tard, je les ai proposées à mon éditeur La courte échelle qui a particulièrement aimé l’une d’elles, intitulée Tout le monde dehors! La surprise a été
qu’on m’offre alors de publier toute une série avec mon personnage (qui a changé de nom). J'ai donc tout réécrit, plus long, plus fouillé, plus mieux. Petit Pat
venait de partir pour de grandes aventures…
à son échelle.
J’aime cette rencontre de
deux univers (la communication et l’édition) grâce à une
histoire et quelques personnages. C’est mon quotidien.
Les illustrations de Luc Melanson sont superbes et tout à
fait dans le ton.
Le tome 2 est écrit et s’intitule
Ma grand-mère est plus forte que la
tienne. Il est prévu d’en publier quatre. À suivre, donc.
16 octobre 2013
Literary Death Match
![]() |
| La photo est pourrie, mais on nous a interdit de photographier juste après. |
Il y a deux rondes et les gagnants se retrouvent en finale dans une compétition de dessins où ils doivent reconnaitre des titres de livres canadiens.
C'est une très bonne idée, car c'est avant tout un spectacle. On rit beaucoup. Les textes sont crus, drôles, provocateurs. L'animateur est lettré et hilarant. Ça permet de découvrir sept écrivains d'une manière festive. Les spectateurs (beaucoup de spectatrices en fait) achètent les livres à la sortie et repartent avec une dédicace toute chaude.
On devrait importer ce concept à Montréal. Il voyage déjà dans toute l'Amérique du Nord.
(J'avais été pressenti pour participer, mais mon anglais oral étant ce qu'il est, je me suis défilé. Je sais maintenant que j'ai bien fait.)
06 octobre 2013
De Baie-Comeau à Calgary
![]() |
| On notera la précision de mon intervention devant durer 54 minutes |
Organisation
impeccable, accueil chaleureux, classes préparées, beau temps, bonne
bière : ce fut une réussite.
Avec en plus un match du Drakkar (on a gagné 3 à 2 contre les Saguenéens.)
Je reste une semaine à Montréal, puis je repars pour le
Wordfest de Calgary, du 15 au 18 octobre.
C’est un gros festival et
ma première visite à Calgary aussi. J'espère pouvoir assiter aux présentations de Chuck Palahniuk et Craig Davidson.
26 septembre 2013
Prix jeunesse des libraires du Québec
Le 26 septembre, Les Voleurs de mémoire a gagné le Prix jeunesse desLibraires du Québec 2013, volet 12-17 ans. Je suis très content.
Voici le texte de mes remerciements:
Mercis
En
2001, j’ai publié Les Voleurs d’espoir
à la courte échelle. Je ne savais pas jusqu’où ça me mènerait. Mon éditrice non
plus, j’imagine.
Merci
Hélène.
En
2011, j’ai raconté sur mon blogue que j’avais toujours pensé à une suite aux Voleurs d’espoir. Mon éditrice jeunesse
Nadine Robert a lu mon billet et m’a aussitôt invité à écrire ce deuxième tome.
Merci
Nadine.
Je
voulais me plonger un peu plus dans le futur, dans un Québec recouvert de
sable, en proie à un terrible réchauffement de la planète. Mais je cherchais un
nouveau problème à régler. Ma blonde m’a soufflé celui des maladies de la
mémoire.
Merci
Lyne.
Ensuite,
il y a eu tout le travail de réécriture des Voleurs
de mémoire, mené de main de maître par ma directrice littéraire May
Sansregret. Le résultat parle aujourd’hui de lui-même.
Merci
May.
Enfin,
il y a ce prix dont je suis très fier. Le premier que je reçois pour un roman
et qui m’a donné l’envie d’inventer un troisième volet à mes Voleurs, encore plus loin dans un futur
disjoncté.
Merci
les libraires.
06 septembre 2013
La Fonction, critiques magazines
Mieux vaut tard que jamais. Deux magazines littéraires parlent de La Fonction dans leurs numéros de l'automne 2013. Comme c'est plutôt très bon, je partage.
Dans Québec Français, Ginette Berntachez propose une critique très positive qui se finit ainsi: «... En signant un roman noir qui ne donne jamais dans le manichéisme simpliste, son auteur combat avec bonheur les clichés réducteurs qui dévaluent parfois le genre.»
Dans Lettres Québécoises, section science-fiction, Annabelle Moreau écrit: «... L'écriture incisive et directe d'André Marois découpe finement leur aventure, qui prend le forme d'un thriller palpitant. Si le thème du voyage ou du retour dans le temps est depuis longtemps un classique de la science-fiction, Marois se le réappropie à merveille et dépeint les effets pervers de cette possibilité du retour dans le temps des hommes...»
16 août 2013
Je n'écris pas que des polars
Tiens, j'ai changé le nom de mon blogue!
C'est cette citation au sujet des Voleurs de mémoire qui m'y a décidé: «... Suite des Voleurs d’espoir, ce deuxième opus de Marois est certainement l’un des meilleurs romans de science-fiction de l’année...» Elle est d'Isabelle Bolduc (Librairie Service scolaire de Rouyn) sur le site des Prix des libraires du Québec.
Alors, oui, j'écris aussi de la science-fiction, et je compte bien continuer.
Mon dernier livre pour adultes, La Fonction, est un roman noir, mais avec une touche fantastique qui me classe un peu dans la catégorie décrite par Mario Tessier dans le dernier numéro d'Alibis: Le polar futuriste, ou le mariage incestueux du policier et de la science-fiction. Je reste donc dans la catégorie du polar, mais j'ouvre le spectre.
Dans son blogue Carnets noirs, Morgane Marvier le présentait d'ailleurs ainsi: «La fonction d’André Marois est inclassable et c’est très bien comme ça. Entre science-fiction et roman noir, l’auteur nous offre une histoire avec son lot de réflexions.»
Mon prochain roman jeunesse ne sera pas du tout un polar.
Et mes prochaines parutions mélangeront le noir, la science-fiction, le fantastique, le cinéma, les illustrations... et la musique. À suivre.
C'est cette citation au sujet des Voleurs de mémoire qui m'y a décidé: «... Suite des Voleurs d’espoir, ce deuxième opus de Marois est certainement l’un des meilleurs romans de science-fiction de l’année...» Elle est d'Isabelle Bolduc (Librairie Service scolaire de Rouyn) sur le site des Prix des libraires du Québec.
Alors, oui, j'écris aussi de la science-fiction, et je compte bien continuer.
Mon dernier livre pour adultes, La Fonction, est un roman noir, mais avec une touche fantastique qui me classe un peu dans la catégorie décrite par Mario Tessier dans le dernier numéro d'Alibis: Le polar futuriste, ou le mariage incestueux du policier et de la science-fiction. Je reste donc dans la catégorie du polar, mais j'ouvre le spectre.
Dans son blogue Carnets noirs, Morgane Marvier le présentait d'ailleurs ainsi: «La fonction d’André Marois est inclassable et c’est très bien comme ça. Entre science-fiction et roman noir, l’auteur nous offre une histoire avec son lot de réflexions.»
Mon prochain roman jeunesse ne sera pas du tout un polar.
Et mes prochaines parutions mélangeront le noir, la science-fiction, le fantastique, le cinéma, les illustrations... et la musique. À suivre.
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