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26 mars 2014

Thrills in Bali


14 février 2014

Death in Bali

Mon premier livre en anglais est publié ces jours-ci à Djakarta aux éditions Hexart. Death in Bali is a short thriller illustrated by Pascal Hierholz.
Mort à Bali, la version française originale, est lancée en même temps.
Ce court polar fait suite à Passeport Pathogène,  publié en 2007 aux éditions Héliotrope, à Montréal.
Dans Mort à Bali, on retrouve le personnage de Pierre: médecin globe-trotter, polyglotte et dessinateur de carnets de voyages. Le livre contient 47 illustrations en couleurs.
Je l'ai écrit lors d'un séjour chez mon ami Pascal, en 2012. J'en ai parlé ici et là.
Nous avons sillonné la campagne en scooter. Pascal dessinait et je prenais des notes.
Me voici croqué par l'artiste. Ce dessin se retrouve dans le livre.
Ça, c'est moi qui ai tenté de dessiner Pascal (non, ce dessin ne figure pas dans Mort à Bali).
Nous avons mangé ici de délicieuses brochettes de saté. J'ai repris cette scène dans le livre, comme beaucoup d'autres. C'est donc une déambulation dans un décor de rêve, mais sans complaisance aucune. Le portrait de Bali est plutôt sombre et, comme le titre le laisse présager, tout cela finira mal.
Le 4e de couverture:
« De toute façon, il allait mourir. »
Entre deux aquarelles au milieu des rizières et des temples balinais, Pierre laisse trainer ses oreilles là où il ne devrait pas. Polyglotte et curieux, il décide den savoir plus sur ces deux étranges Chinois qui sengueulent en permanence.
Il découvrira que, même sur lîle des Dieux, la beauté laisse trop souvent la place à la cupidité.
 
Le lancement officiel était prévu le 19 février, en même temps que la vernissage d'une exposition des illustrations de Pascal Hierholz à la galerie Duta de Djakarta,  mais les inondations de janvier ont bloqué les routes et il faudra attendre fin mars pour voir les originaux.

80 pages - 47 illustrations 
size 20 x 20 cm
Limited & Numbered edition: 100
ISBN: 978-602-9166-20-0




08 juin 2012

Retour aux sources

Finalement, je suis revenu à Montréal après 7 mois de périples.
Quelques chiffres en guise de bilan provisoire :
14 vols
11 aéroports
15 maisons
3 continents
7 pays
Mais aussi de superbes expos, comme celle de Larry Clark au CO\Berlin.
Également du travail d'écriture, un peu partout. Ce n'est bien sûr jamais fini...
Ce voyage n'aurait pas été si réussi sans la rencontre de nos nouveaux amis: Anne et Gilles au Mexique, Pierre à Lisbonne, Pascal et Irra à Bali, Hanno et Hannelore à Berlin...
Sans eux, nous serions passés à côté de l'essentiel. Et puis, on se serait sentis bien seuls...
La famille était toujours au rendez-vous en France.
On a croisé des inconnus vivants et des morts célèbres.
On a mangé des trucs bizarres.
On a dansé sur du disco russe à Berlin !
On a aussi chanté un karaoké en indonésien à Bali.
Au final, que reste-t-il vraiment de ce périple? Des images, des moments, des odeurs, des découvertes, des surprises, du bonheur et plein d'autres choses que l'avenir nous révélera.


14 avril 2012

Suite balinaise


Toutes les photos: ©André Marois
On commence à mieux comprendre Bali. Pays superbe, peuple adorable, culture fascinante. Élégance des hommes autant que des femmes. Pauvreté dérangeante pour le visiteur occidental.

Les Balinaises travaillent sans cesse. On les voit dans les champs de riz, mais aussi sur les chantiers de construction, transportant des parpaings et des sacs de sable sur leur tête. Poussant des brouettes de gravier. On se demande parfois où sont les hommes et ce qu'ils font.

Les offrandes quotidiennes sont fabriquées à la main, avec du bambou et des feuilles de bananier. On a pris un cours pour apprendre. C'est très compliqué. Certaines femmes doivent en produire 50 chaque jour, selon le nombre de pièces de leur maison et de leur commerce. Celles qui travaillent peuvent les acheter. Le lendemain, rebelote, on jette les offrandes de la veille et on repart à zéro.

Fleurs en vente au marché d'Ubud pour remplir les petits paniers d'offrandes.

On a aussi pris un cours de cuisine. Mmm.

Les combats de coqs sont officiellement interdits. Les Balinais ont droit à trois sacrifices par an, alors ils en profitent. On voit partout des hommes qui se promènent avec leur coq, le caressant sans cesse. Certaines femmes peuvent devenir jalouses du coq de leur mari, parait-il.

Balade en vélo au milieu des rizières, près du mont Agur. Sublime, forcément sublime.

08 avril 2012

J'ai trouvé le bonheur


Photo ©2012 André Marois
Un sondage Ipsos nous apprend que les Indonésiens figurent en tête du classement des gens qui se déclarent très heureux, avec un joli 51 %. Quand on ajoute le 42 % qui se déclarent juste heureux, on arrive quand même au chiffre non négligeable de 93 % de personnes qui vivent dans le bonheur. Les sourires sur les visages confirment les chiffres.
Ce genre de sondage vaut ce qu'il vaut, mais on comprend pourquoi tant d'occidentaux viennent à Bali pour mordre dans une tranche de joie.

Il est amusant de voir où se situent les autres pays dans cette classification de la félicité nationale. La richesse ne rend pas forcément heureux. Et l'Europe fait la gueule.
Le Mexique est à 43 %, le Canada descend à 27 %, La France chute à 15 %. Quant aux Hongrois, avec leur maigre 6 %, on les plaint sincèrement, mais on ne s'installera pas chez eux.

J'ai tiré ces chiffres de cet article de la Gazette de Bali, qui s'était inspirée du blogue Indonesia matters.
Où que vous soyez, je vous souhaite quand même tout le bonheur possible.

05 avril 2012

Ubud


On nous avait dit : «Allez à Ubud, vous allez adorer». Nous, dociles, nous y sommes allés. Première impression : on n’a pas aimé. Des touristes plein les rues, des boutiques branchées, une circulation incessante : bref, une ville qui respire le Lonely Planet.

Deuxième impression : on a un peu plus aimé. Après s’être fait réveillés par une meute de coqs à 4 h du matin, on a changé de B&B. On loge maintenant face à un champ de riz en herbe, en pleine ville. C’est la paix, pour 25 $, petit dej inclus.

Troisième impression : on a commencé à comprendre. Il faut s’immerger, coco. J’ai beaucoup marché, à mes risques et périls (ici, tout le monde fonce en scooter).

J’ai eu un massage balinais. Non les gars, ce n’est pas ce que vous pensez. Quand la masseuse qui faisait au moins mon poids m’est monté dessus, j’étais sur le ventre.

J’ai pris un cours de yoga entouré de clones ratés de Julia Roberts. La prof ricanait bizarrement. On a entonné la chanson du guru, puis a expulsé les vilains mots : «self-consciousness» «guilty». J’avais envie de crier «Harper !» «Charest !». Il y avait aussi quelques gars possédés. À mon avis, celui qui a eu cinq orgasmes aura du mal à rejoindre la civilisation.

J'ai aussi assisté à un spectacle de Kecak, Fire and trance dance..... Ça décoiffe son québécois.


Quatrième impression : on n’a pas haï. La ville est peuplée à moitié de Balinais et à moitié de femmes occidentales venues faire du yoga, méditer et manger végé. Les mères viennent avec leurs filles. Les copines viennent en duo, en trio, voire en autobus. Tout ce zen, ça fait un peu peur, mais on s’habitue.

Cinquième impression : on aime de plus en plus. En fait, on a trouvé du rosé balinais à 12 $. Un exploit dans ce pays qui taxe le vin à 300 %. Les bouteilles importées coûtent donc 3 fois plus cher qu’à la SAQ. Le vin local n’est pas prêt de gagner des points chez Parker, mais bien frappé, ça passe ou ça donne envie de se mettre à la Bintang.

Finalement, Ubud, c’est bien. Surtout pour les femmes yogiques qui boivent du thé.

Bon, je vous entends au fond de la classe. Vous vous dites : «Même à Bali, ce maudit Français trouve le moyen de chialer». Ben oui.

Sinon, je lis L’exil et le royaume : six nouvelles que je ne connaissais pas, signées Albert Camus. Un régal de circonstance.

04 avril 2012

Tuiles


Tout le village de Pejaten fabrique des tuiles. On en voit partout, alignées sur le sol, en train de sécher.

On tranche d'abord les blocs d'argile avec une sorte de fil à couper le beurre, puis on presse les tuiles une à une, à la main, sous une forme.

Ensuite, on laisse sécher.

Puis, on cuit pendant 12 heures. Chaque four est alimenté avec des noix de cocos.
Le prix d'une tuile s'établit entre 850 et 950 IDR, soit moins de 10 cents.
Lire aussi cet article de La Gazette de Bali.

03 avril 2012

Toilettes avec vue


Vous êtes installé ici. Il n'y a rien devant vous, sauf une vue à couper le souffle.

Au loin, le volcan Agung.

Entre lui et vous, un paysage qui donne envie de rester assis.

29 mars 2012

Buwit


Première impression balinaise: ces femmes qui triment dur dans le champ de riz juste devant notre fenêtre. Elles battent le riz à la main, toute la journée, sous le soleil. Et moi, je fais quoi là, avec mon ordi?

Devant chaque champ, chaque maison, chaque temple, des offrandes pour les Dieux. Bali est très majoritairement hindouiste et ça se voit partout.

Souvenir de Nyepi, le nouvel an balinais où ces Ogoh-ogoh en papier mâché sont normalement brulés. Signe des temps ; on voit certains de ces démons toujours intacts et à vendre.

Sans commentaire.

En fait, je ne suis pas venu voir Bali, je suis venu voir Pascal. Parti de Montréal pour Pékin, il y a 5 ans, il a ensuite vécu à Shanghai et à Djakarta, au Qatar et en Jordanie. Pour finalement se marier et vivre à Buwit, dans l'ouest de la célèbre île indonésienne. Le temps passe, l'amitié reste intacte. C'est rassurant.