23 avril 2021

Bienvenue à Meurtreville en France

Bienvenue à Meurtreville vient d'être publié en France chez Le Mot et le Reste, avec une nouvelle couverture très invitante et une mini réécriture (une vingtaine de mots québécois difficiles à décoder: scrap, maganer, minoune, ploguer, bibitte...)

Dès sa sortie, déjà trois chroniques très positives:

Mandeville (dites plutôt Meurtreville): ses loups, ses forêts, ses rivières… et son serial-killer

Mandeville, 2000 habitants. Cette petite municipalité du Québec où il n’est pas rare de croiser des loups, des coyotes et même des ours noirs, a tout pour plaire. Forêts, lacs, rivières complètent ce tableau idyllique. On vous le dit, Mandeville est un vrai petit paradis. Pourtant Mandeville va mal. Son industrie naguère florissante est au plus bas. Qui plus est, pour ne pas arranger les choses, les touristes snobent cet endroit pourtant magnifique. Ce qui attriste et inquiète les commerçants du coin. En particulier le garagiste Réjean qui va jusqu’à faire un esclandre lors du conseil municipal. Ses finances vont mal, il a besoin d’aide, c’est urgent. Faut que ça bouge !
[...]

Avec sa couverture qui nous fait furieusement penser à la série Twin Peaks (mais point d’agent Dale Cooper, ni de Laura Palmer, ici), Bienvenue à Meurtreville attire indéniablement le regard. Oui, c’est un fait, l’ancien publicitaire André Marois, devenu depuis auteur, sait y faire pour nous appâter. Son (trop court) polar, un brin inspiré par la série Dexter, dans lequel un élu local tente de faire connaître son village d’une manière pour le moins non conventionnelle, nous fait voyager au pays de Ginette Reno et des orignaux. Un dépaysement renforcé par l’utilisation d’expressions typiquement québécoises disséminées tout au long du récit. (les expressions très imagées « Crisser patience » et « Foutre la chienne » n’auront plus de secret pour vous).

Un chouette moment de lecture donc, même si nous aurions aimé que ce bouquin au cynisme redoutable soit accompagné d’un humour noir plus grinçant.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Branchés culture

Pascal Etienne
Branchés culture 22 avril 2021

- Bienvenue à Meurtreville

Un petit livre de 150 pages et une petite histoire qui sait être d’une réalité particulièrement cynique quand on pense à toutes ces petites villes qui se meurent car leurs habitants vont voir ailleurs si l’herbe est plus verte… comme on disait jadis. Alors quand après un premier meurtre, la ville – étrangement et de manière plutôt malsaine – reprend vie, certains se demandent carrément pourquoi ne pas continuer… En plus, les futurs morts ne feront pas défaut et ne manqueront à personne… Voilà un livre petit format mais bien agréable à lire ; comme une bonne nouvelle !

Une chronique à retrouver sur Blues et Polar

Muriel Gaillard
Blues et Polar 22 avril 2021

- Bienvenue à Meurtreville

Au Québec, une petite bourgade, Mandeville, s’étiole avec la diminution du nombre de pêcheurs et de chasseurs. Comment attirer les visiteurs ? Un soir, Chevalet, membre du conseil municipal, tue par accident un squatteur local qui chapardait des pieds de cannabis. La police enquête, la foule accourt. Chevalet décide de commettre un nouveau meurtre, sur un parasite qui a causé le suicide d’un de ses amis. Puis un troisième, façon serial killer. Le village est en ébullition, les journalistes débarquent, les cafés se remplissent, la ville revit… Peut-on s’improviser tueur en série à 70 ans sans culpabilité ni remord, sans perdre la raison ?

Un livre noir, et follement drôle. Le conseiller municipal fait revivre sa ville grâce à son « génie », se renseignant sur internet sur les modes opératoires des tueurs en série, choisissant soigneusement ses victimes afin d’y mettre un peu de justice ! Aussi quelle n’est pas sa colère quand quelqu’un commet un
meurtre derrière son dos : il se sent dépossédé de son œuvre… L’humour noir coule à flots, et le suspense est intense : va-t-il se faire prendre ? Quand s’arrêtera-t-il ? Le roman offre au passage une réflexion presque philosophique sur la relativité du bien et du mal, sur ce qui fait le malheur de certains et non des autres, sur les réalités économiques et sur les petites villes de province qui disparaissent, réduites à un tourisme inexistant.

Une chronique à retrouver sur Les notes

J.G. et M.D.
Les notes 20 avril 2021

12 mars 2021

Irrécupérables

Retour au polar. 

Cinq ans après la publication de Bienvenue à Meurtreville, voici mon deuxième titre dans la collection Héliotrope Noir: Irrécupérables.

On revient à Mandeville, mais le personnage principal est cette fois-ci un flic: le sergent-détective Mazenc qu'on a déjà croisé dans le premier roman et ailleurs aussi.

Il est fatigué, a hâte à ses vacances prochaines, mais un type lui pollue son entrée jour après jour. En cherchant à coincer ce petit con, Mazenc va tomber sur une grosse affaire. Les bois cachent toutes sortes de personnages féroces et dangereux.

Irrécupérables est donc - une fois n'est pas coutume - une enquête, qui se déploie entre Lanaudière et la Côte-Nord.

À noter: Bienvenue à Meurtreville reparait en même temps en format poche dans la collection Noir P.





26 février 2021

Le Voleur et L'alerte en livres audio

  

Le Voleur de sandwichs et L'Alerte au feu sont désormais offerts en livres audio sur l'application OhDio et sur le site de Radio-Canada.

Pour écouter Le Voleur: https://ici.radio-canada.ca/premiere/livres-audio/divertissement/105861/le-voleur-de-sandwichs 

Lu par Antoine Marchand-Gagnon, Paul Ahmarani, Stéphane Breton, Marine Johnson, Tania Kontoyanni, Caroline Lavigne, Natalie Lecompte, Jean-François Porlier et Jacob Whiteduck-Lavoie. 

Réalisation : Sylvie Lavoie

Lu par Rosalie Vaillancourt, Paul Ahmarani, Stéphane Breton, Tania Kontoyanni, Anglesh Major, Antoine Marchand-Gagnon et Marie-Hélène Thibault.
Réalisation : Sylvie Lavoie


10 février 2021

Comment j'ai écrit «Trois minutes de plus»

J’avais d’abord écrit et publié une nouvelle intitulée Pomme Z, dans laquelle j’inventais ce monde où la Fonction existe — un monde où l’on peut effacer une minute de sa vie, mais une seule fois dans sa vie.

Je suis ensuite parti de ce court texte pour écrire un roman noir pour adultes : La Fonction.

Une professeure de littérature au collégial m’a plus tard suggéré d’écrire un roman pour adolescents qui reprendrait le système de la Fonction. J’ai donc imaginé À une minute près, publié chez Leméac jeunesse. 

Je n’avais pas prévu de suite, mais mon éditrice, Linda Amyot, m’a lancé l’idée de retrouver les deux enfants du roman, Florence et Nicolas, dix ans plus tard.

C’est ainsi qu’est né Trois minutes de plus. Ça m’a permis d’aller plus loin dans la réflexion sur les choix qu’on peut prendre ou regretter. Les deux personnages ont des visions très différentes de l’existence et leurs rapports avec cette Fonction sont opposés.

On est dans la science-fiction.

La nouvelle Pommez Z a d'abord été publiée dans le recueil Du cyan plein les mains (2006).

L'histoire a été adaptée pour un court-métrage réalisé par Les*Marois et sélectionné au festival Fantasia en 2009.

Le roman noir pour adultes La Fonction a été publiée en 2013. 

Le roman pour adolescents À une minute près a été publié chez Leméac jeunesse en 2019. 

On peut voir ma grosse face dans une courte vidéo où je raconte une anecdote d'écriture de Trois minutes de plus.

En librairie le 24 février 2021

 




 

10 janvier 2021

Nuit de la lecture 2021

Je participerai à l'événement Nuit de la lecture 2021, samedi 23 janvier à 18h.

Andrée Poulin et moi-même offriront une lecture croisée aux jeunes lecteurs. Je lirai mon très québécois L'Alerte au feu, alors qu'Andrée lira son Enterrer la Lune qui se passe en Inde.

On peut s'inscrire en ligne, c'est gratuit, cliquer ici. Activité184 - Enquêtes avec André Marois et voyage en Inde avec Andrée Poulin.

On peut suivre l'événement Facebook.  Il y aura des lectures toute la nuit avec 50 écrivain.e.s. C'est la fête!

 
L'Union des écrivaines et des écrivains québécois

(UNEQ), la
Fondation Lire pour réussir
et leurs partenaires vous invitent à un événement rassembleur en ligne.
Plus de 50 écrivaines et écrivains québécois vous accueilleront "chez elles et chez eux" pour vous offrir leurs mots doux, leurs mots engagés, leurs mots mystérieux, leurs mots fantastiques, leurs mots qui résonnent, et bien d’autres!
Trente activités gratuites en ligne sur une plateforme dédiée sont offertes au grand public pour tous les goûts et tous les âges.
Les activités ne seront ni enregistrées, ni rediffusées. Saisissez votre chance!
Découvrez toute la programmation sur www.nuitlecture.ca et inscrivez-vous sans tarder aux activités qui vous inspirent!
L'inscription est obligatoire pour assister aux activités.
 
Avec Mélikah Abdelmoumen, Annie Bacon, Véronique Bachand, Élizabeth Baril-Lessard, Geneviève Blais, Dany Boudreault, Roxanne Bouchard, Simon Boulerice, Dominique Corneillier, Jean-Paul Daoust, Caroline Dawson, Lucile de Pesloüan, Marianne Dubuc, Rima Elkouri, Caroline Fortin, Karoline Georges, Marie-Andrée Gill, David Goudreault, Marie-Élaine Guay, Edith Kabuya, Marie Laberge, Ayavi Lake, Stéphanie Lapointe, Valérie Jessica Laporte, Martine Latulippe, Mathieu Lavoie, Magali Lémèle, Baron Marc-André Lévesque, Guy Marchamps, André Marois, MC June, Felicia Mihali, Blaise Ndala, Alex Noël, Stanley Péan, Priska Poirier, Andrée Poulin, Michèle Nicole Provencher, Jean-Christophe Réhel, Émilie Rivard, Renée Robitaille, Francine Ruel, Mauricio Segura, Geneviève Thibault, Kim Thúy, Émilie Turmel, Christiane Vadnais, Laurence Veilleux, Pierre-Yves Villeneuve, Myriam Vincent, Élisabeth Vonarburg et Jo Walton.



13 décembre 2020

Mon top 17 pour 2020

Comme beaucoup en ces temps de confinement, j’ai lu et relu.

J’ai aussi décidé d’écrire quelques notes de lecture à chaud — pour mieux me souvenir de chaque roman, essai, BD.

Voici donc les 17 livres que j’ai préférés, parmi mes 57 lectures de l’année 2020 (à ce jour). Pas que du polar et pas que des nouveautés. Tout cela reste totalement subjectif et lié au moment présent.

 

On notera :

— La présence à trois reprises de Mad Max dans mes commentaires.

— Les numéros 7, 39 et 43 sont ici grâce aux bons conseils de Norbert Spehner.

— Mon coup de cœur incontesté : Histoires de la nuit de Laurent Mauvignier — la rencontre au sommet entre le roman noir et la littérature. Merci à ma sœur Martine pour cette recommandation.

 

1 — Dans la forêt, Jean Hegland, 1996, Gallmeister.

Une fable survivaliste superbe, parce que juste, poétique, naturaliste. Deux sœurs doivent survivre en pleine forêt du Dakota du Nord, alors que le monde collapse sans qu’on sache pourquoi. Elles doivent tout apprendre seules : l’amour, le jardinage, la nature, le doute et la peur. Publié 20 ans avant la vague récente de dystopies et de catastrophes. Original et puissant. ****

 

7 — La police des fleurs, des arbres et des forêts, Romain Puértolas, 2019, Albin Michel.

Un jeune inspecteur de police est envoyé dans le village de P. pour enquêter sur le meurtre de Joël, retrouvé en petits bouts dans des sacs. Un roman épistolaire situé en 1961. C’est vraiment bien mené, amusant, mais aussi passionnant. L’écriture plutôt légère sert le propos. Et la finale totalement inattendue m’a scotché. J’ai adoré. ****

 

9 — Payer la terre, Joe Sacco, 2020, Futuropolis.

BD-reportage fouillée, passionnante et belle, à la rencontre des premières nations des Territoires du Nord-Ouest canadiens. Je l’ai lue dans l’avion qui m’emmenait à Yellowknife. 264 pages essentielles pour apprendre et comprendre. ****

 

18 — La Route, Cormac Mc Carthy, 2006, L’Olivier.

Relecture confinée. Toujours aussi noir, terrible, puissant. ****

 

27 — Chien blanc, Romain Gary, 1970, Folio.

À Los Angeles, Gary découvre que son berger allemand a été dressé pour attaquer les Noirs. Un récit terrible : 1968, assassinat de Martin Luther King, Bobby Kennedy, Jean Seberg, les luttes contre le racisme. Sincère, cynique, désillusionné. ****

 

28 — Sapiens, une brève histoire de l’humanité, Yuval Noah Harari, 2015, Albin Michel.

Gros coup de cœur que je n’attendais pas. L’histoire de l’humanité. Passionnant, j’ai tellement appris. Simple, compréhensible, bien écrit, parfois drôle. ****

 

30 — Un océan de rouille, C. Robert Cargill, 2020, Albin Michel.

Un Mad Max sans humains, mais avec plein d’IA. Un monde de robots. Émotion, évolution. Fragile, une robot, raconte. Je l’ai recommandé en masse. ****

 

34 — Le Consentement, Vanessa Springora, 2020, Grasset.

Un livre qui se dévore, avec un sentiment de voyeurisme au début, puis l’écriture et les réflexions de l’autrice nous percutent. Un texte fort et courageux, essentiel, qui rétablit la place du consentement des ados. Et affronte l’hypocrisie criminelle des vieux cochons pédophiles. ****

 

35 — L’été circulaire, Marion Brunet, 2018, Albin Michel.

Un roman noir dans un milieu provincial français. On pense à Nicolas Mathieu (qui a suggéré le titre à l’autrice). Deux jeunes sœurs, l’une est enceinte à seize ans. Tension avec les parents, la petite vie, la violence ordinaire, l’envie de se barrer ailleurs. Très beau style, très senti, tendu, juste, émouvant. Un polar sans flics ni effets de manche, qui touche, émeut. On y croit, parce que c’est la vraie vie, sans flafla, sans filtre. Beaucoup aimé. ****

 

39 — Fin de siècle, Sébastien Gendron, 2020, Série Noire Gallimard.

Des mégalodons qui peuplent les océans et bouffent tout. Des riches autour de la Méditerranée protégée par des herses géantes. Écriture jouissive, ellipses et failles temporelles. Un immense plaisir de lecture. Du noir mâtiné de SF. ****

 

42 — Le Lièvre d’Amérique, Mireille Gagné, 2020, La Peuplade.

Une femme qui souffre d’hyperactivité. Une jeunesse sur l’Île aux Grues et la rencontre d’Eugène qui adore la nature et ses animaux. La femme subit une sorte de mutation. Courts chapitres qui racontent les trois niveaux d’histoire, avec une introduction sur les particularités du fameux lièvre d’Amérique. Écriture sensible, sentie. Parabole sur le monde moderne et notre rapport à la nature. Dévoré. Superbe. ****

 

43 — Je suis Pilgrim, Terry Hayes, 2012, JC Lattès.

Entre roman d’espionnage et polar, un récit haletant, passionnant, intelligent. À partir d’un meurtre mystérieux dans un hôtel de Manhattan, le personnage principal, agent très spécial américain, raconte son parcours jusqu’à cette aventure hors du commun. Pas trop mon genre d’histoire a priori, pourtant un scénario époustouflant (l’auteur est scénariste – Mad Max 2 entre autres — à Hollywood). Rebondissements incessants, trouvailles, méchants diaboliques et enjeu énorme à confronter. Du très gros calibre avec du suspense sur près de 650 pages et malgré tout de l’humanité sensible. On attend le film ! ****

 

44 — Chroniques d’une station-service, Alexandre Labruffe, 2019, Verticales.

Une sorte de journal poétique et loufoque d’un pompiste, écrit en fragments numérotés. Le quotidien, le rêve, les clients. Il tombe amoureux d’une Japonaise qui pratique l’hojojutsu. Il organise des expos photo dans sa station-service, regarde Mad Max à la télé, cite Baudrillard à répétition. Des gens laissent des livres codés pour d’autres… Très amusant, ironique, désinvolte. J’y ai aussi appris deux mots : durian et quasar. ****

 

50 — La vie d’artiste, Catherine Ocelot, 2018, Mécanique générale.

Une bande dessinée où Ocelot rencontre différents artistes pour discuter de leur existence. C’est original et drôle et bien senti. Ocelot se met en scène dans un personnage étrange et coloré. Relu et aimé encore davantage. ****

 

51 — Courir, Jean Echenoz, 2008, Minuit.

L’histoire d’Émile Zatopek, immense coureur tchèque, revue et racontée avec humour et style. Echenoz est ici à son meilleur, car il a quelque chose de fort à nous écrire, tout comme dans ses deux autres courtes bios de Ravel et Tesla. C’est à la fois passionnant, humoristique, satirique, admiratif et distancié. Un grand bonheur de relecture en temps de Covid. ****

 

52 — La petite dernière, Fatima Daas, 2020, Notabilia.

Une lecture qui vous happe. Magnifique écriture à la première personne, avec une accroche qui se répète, jamais tout à fait la même. J’avais peur de lire le témoignage d’une beurette un brin provocatrice. Pas du tout. C’est beau, juste et sincère. Ça nous ouvre un monde poignant. C’est complexe et simple à la fois. Je l’ai sûrement lu trop vite. Je vais y retourner. ****

 

53 — Histoires de la nuit, Laurent Mauvignier, 2020, Minuit.

Je ne voulais pas le lire à cause de ses 640 pages. Et puis, une critique dans Le Monde, une autre dans En attendant Nadeau, et ma sœur Martine qui m’en parle… J’ai plongé. Un roman noir magnifiquement écrit. Des phrases si longues, si belles, si accrocheuses. On vibre dans la tête de chacun.e, on tremble, on ne peut plus arrêter de lire. C’est terrible, si bien décrit, si puissant et humain. L’histoire de ce huis clos fonctionne à merveille, parce que juste et étouffante, jusqu’à la fin. Mon coup de cœur de la pandémie. On voudrait relire chaque interminable phrase pour ne rien oublier. Bravo ! *****


 

 

 

21 novembre 2020

J'aime les contraintes

Jaime les textes de commande. Jaime les contraintes, les délais, les obligations. Jaime gagner ma vie en écrivant de la fiction. Je trouve ça gratifiant. Raconter une nouvelle histoire nest jamais simple ni gagné davance, mais toujours stimulant.


Jétais heureux que Laurent Rabatel me demande décrire un court texte de fiction, une nouvelle, pour le site La classe à la maison. Javais entière liberté, mais Laurent ma parlé de cette idée que sa fille Zoé avait eue pour un court métrage au cégep, qui ne sétait jamais réalisé. Elle avait imaginé un monde où lon ne peut prononcer que dix mots par jour. Ensuite, on devenait aphone jusquau lendemain. Libre à moi de rebondir là-dessus ou décrire tout autre chose. Jai adoré le monde de Zoé, avec son impératif si particulier. Je me suis aussitôt mis à écrire sans savoir comment cela pouvait finir. Cest ainsi quest né Dis-moi dix mots.

Illustration: Alain Pilon

Le texte est illustré par Alain Pilon. Il est disponible gratuitement en ligne. On y trouve des jeux, des exercices pour les élèves du primaire et du secondaire. Cest à vous !

Illustration: Alain Pilon



18 novembre 2020

Triple finaliste

Cet automne est très généreux pour moi, car me voici trois fois finaliste, dans trois prix avec trois livres différents. Ça donne envie de continuer à écrire...

L'Alerte au feu est finaliste au Prix des libraires 2021, catégorie jeunesse 6-11 ans. Les gagnants seront annoncés en février 2021.

À une minute près est finaliste au Prix jeunesse des univers parallèles 2021. Le gagnant sera annoncé en avril 2021.

Les Héros de la canicule est finaliste au Prix Tamarac 2021 des bibliothèques de l'Ontario. Le gagnant sera annoncé en mai 2021.



01 octobre 2020

Fric-Frac, parcours d'un billet de banque

Après Moi, c'est Tantale qui a connu un beau succès critique et public, Angèle Delaunoy m'a proposé d'écrire un nouveau livre dans la collection Griff chez Isatis. Le thème: l'argent. 

J'ai tout de suite accepté, mais parler d'argent aux adolescents, ce n'est pas évident. Après plusieurs tentatives et propositions, j'ai finalement écrit Fric-Frac, parcours d'un billet de banque

 

Voici la présentation de la maison d'édition: «A travers la vie de Sandra, de Jean-Guy, de Mme Casini et de bien d’autres, suivez le parcours d’un billet de banque et découvrez l’histoire de l’argent, du cash, du blé, du pognon… Mais qu’est-ce que l’argent? Que représente-t-il pour chacun d’entre nous? Une coupure de 50 $ c’est le pactole ou de la petite monnaie ? On épargne pour réaliser un projet d’études ou, au contraire, l’argent nous brûle les doigts et se dépense aussi rapidement qu’il a été gagné? Un roman graphique percutant qui fait réfléchir sur notre rapport à l’argent!»

On suit donc un billet de 50 $ qui va rencontrer plusieurs personnes ayant des rapports différents à l'argent: une voleuse, un joueur compulsif, une retraitée, un grippe-sou...
Des vignettes informatives traitent de sujet précis autour du cash: les paradis fiscaux, la longévité d'un billet, le rôle des banques, la fausse monnaie, la générosité, la monnaie électronique...
Les illustrations sont signées par la talentueuse Pauline Stive qui réalise ici sont premier livre jeunesse. Superbe!

On en parle: André Marois a choisi de parler d’argent aux jeunes, et de le faire en suivant l’épopée d’un billet de banque, lequel passera de main en main dans Fric-Frac : Parcours d’un billet de banque (Isatis). Si le tout se situe à égale distance entre le documentaire, l’album et la prise de position, le rendu est relevé par les illustrations nombreuses et parlantes de Pauline Stive.
Les libraires, No 120, Septembre – Octobre 2020

 

22 septembre 2020

Exploiter mes livres en classe

Dans les dernier numéro de Lurelu, «la seule revue québécoise exclusivement consacrée à la littérature pour la jeunesse», Danièle Couchesne propose des pistes d'animation en classe pour quatre livres dont je suis l'auteur.


Dans la rubrique Des livres à exploiter, elle analyse et commente Aux toilettes, Le Voleur de sandwichs, Les Héros de la canicule et On aurait dit.

C'est très fouillé et plutôt flatteur. Danièle Couchesne souligne mon goût pour «Le pouvoir de l'imagination au quotidien» et le lien différent qui s'est créé entre les textes et les quatre illustrateurs. «Dans ses œuvres pour les plus jeunes, André Marois sait capter l’esprit de l’enfance, avec sa naïveté, sa spontanéité et sa capacité à balayer l’ennui du quotidien à grands coups d’imagination. Il s’inspire de la vie de tous les jours et propose de transformer l’ordinaire en quelque chose de beaucoup plus intéressant et amusant. Explorons deux albums et deux romans graphiques pour découvrir cet auteur prolifique.»

Elle propose plusieurs pistes pour exploiter les livres avec des élèves :  « Invitez les enfants à faire un remue-méninge d’évènements de leur vie qui pourraient servir d’amorce pour une histoire. Ou invitez-les à écrire une histoire drôle en réutilisant un des procédés humoristiques observés, ou alors à créer une histoire où l’imagination des personnages est importante.

Ajoutez un nouvel épisode dans Aux toilettes. Que se passerait-il si eux allaient aux toilettes? Transformez l’histoire : comment serait-elle si elle se passait dans la classe? En vous inspirant des Héros de la canicule, dressez une liste de choses à faire pour lutter contre la canicule lorsque la piscine est fermée et qu’il n’y a pas de climatisation. Inventez la suite d’On aurait dit. Décrivez un nouveau suspect potentiel dans Le voleur de sandwichs. Marin vante la qualité de ses sandwichs, imitez-le et organisez une dégustation de vos sandwichs préférés, dont vous écrirez les recettes.»

On peut acheter le numéro en ligne (automne 2020) sur le site Les Libraires en cliquant ici.