Après quatre albums, l'aventure continue avec une 5e histoire, les livres audio, un projet de série télé.... À suivre, bien sûr.
n'écrit pas que des polars
Voici le 4e tome des Chroniques de la Mastigouche, publié chez Héliotrope Noir.
Depuis qu’il a été arrêté en état d’ébriété, Roger, un entrepreneur en bâtiment, fait preuve d’une prudence exemplaire au volant de son pick-up. Jusqu’au soir où, par une pluie torrentielle sur le chemin du Parc, pressé de rentrer boire une bière ou quatre, il percute à mort un cycliste. Craignant pour son permis, Roger décide de cacher le corps dans un coffre en attendant de pouvoir le faire disparaître pour de bon. Sauf que la Mastigouche en crue le devance et emporte avec elle le coffre dans ses eaux déchaînées. Heureusement pour Roger, sa voisine Jacqueline a un marché à lui proposer…
Ce qu’il reste le plus de toutes mes lectures, en très peu de mots.
— Toutes les nuances de la nuit de Chris Whitaker — Fabuleuse histoire d’amour et d’amitié qui traverse le temps, un long roman magistral.
— La société des arbres de Natalie Jean — Autofiction libre, où l’amour, la nature et la joie ont rendez-vous avec l’écriture.
— La maison vide de Laurent Mauvignier — Une poignante traversée du XXe siècle autour de la grand-mère et de l'arrière-grand-mère de l'auteur. Quand la mémoire familiale se raconte en se faufilant dans la maison de Marguerite et Marie-Ernestine.
— La petite fasciste de Jérôme Leroy — Efficace, lucide, antifa.
— Veuve chose de Michael Delisle — Pour le ton, l’originalité, la concision, le plaisir du jamais lu.
— Moi, les parapluies de François Barcelo — Hommage à l’humour, à l’écrivain, à un roman pas banal qui l’a fait entrer à la Série Noire
— La colline qui travaille de Philippe Manevy — Chronique juste, directe et vraie d’une famille ouvrière lyonnaise.
— Les yeux clos de Philippe Yong — Un journaliste veut retrouver les acteurs de faits divers qui l’ont marqué. Sortir du virtuel pour plonger dans la réalité.
— Implosion de Laurence Florisca Rivard — Le point de vue de trois victimes collatérales de celui qui a commis l’irréparable. Très efficace et pertinent.
— Poudre à danser de Stéphane Lafleur — Premier recueil de poèmes d'un auteur/chanteur/réalisateur que j'adore. On a envie de tout apprendre par coeur.
Un Film: Aucun autre choix de Park Chan-wook — Nouvelle adaptation (après Costa-Gavras) du roman Le Couperet de Donald Westlake. Magnifique comédie noire à la logique implacable.
C’est l’anniversaire de Benjamin, et Marin a apporté un magnifique gâteau au fromage préparé par sa mère. Mais quelques bouchées plus tard, tout le monde tombe malade. Tout le monde… sauf Marie. La fête tourne au cauchemar, la police débarque, et très vite, la mère de Marin devient la principale suspecte. Pour sauver l’honneur familial, Marin décide de mener l’enquête. Empoisonnement, vengeance, jalousie ? Le mystère plane de nouveau sur la classe de madame Tzatziki…
C'est le 4e tome de la série La Classe de madame Tzatziki...
JE NE SUIS PAS FOU illustré par GÉRARD DUBOIS
Chaque soir, c’est pareil : maman prépare une tarte aux pommes et l’enfourne. Papa et moi regardons les nouvelles à la télé. Après l’émission, un cri retentit toujours de la cuisine, puis le bruit d’une chute. Mon père et moi nous précipitons. La tarte est renversée sur le sol ; maman explique qu’elle l’a fait tomber à cause du moule qui était brûlant. Papa s’allume une cigarette sans rien dire et part à la recherche de son cendrier. Chaque soir c’est pareil, et mes parents font comme si de rien n’était. Je crois qu’ils veulent me rendre fou.
Dans ce roman glaçant, un jeune garçon voit sa maison devenir le théâtre d’une lutte pour sa survie et doit parer les coups diaboliques de ceux dont il attend pourtant le réconfort.
Cette nouvelle édition est accompagnée des dessins saisissants de Gérard DuBois pour illustrer une histoire sombre de maltraitance, des dessins qui donnent à voir une lumière qui vacille, mais ne s’éteint jamais dans les yeux du jeune héros d’André Marois.
«D'abord publié en 2019 chez Héliotrope, ce roman revient donc avec 18 illustrations de Gérard DuBois, aussi belles que puissantes, qui en changent la lecture. Les lecteurs me demandent régulièrement si l'enfant a inventé ou non, ce drame qui lui arrive. Je les laisse décider... » am.
Fonfon lance une nouvelle collection intitulée Sorbet, où l'on retrouve les auteurs/personnages de la collection Histoires de lire.On retrouve donc André, plus âgé, mais toujours aussi curieux et aimant les enquêtes...
Dans cette aventure hivernale, André tente de découvrir qui a laissé différentes traces dans la neige. Mais certaines sont plus compliquées à décoder que d'autres!
Toutes les hypothèses sont bonnes, ou presque...
L’Arrestation — Dan Franck — Grasset. Roman/récit de l’arrestation de l’écrivain et de son séjour à la prison de la Santé, à l’époque d’Action Directe en France, années 1980. Trahison, fidélité, engagement.
Mourir pour la cause — Chris Oliveros — Pow Pow. Une bd historique sur les différents acteurs de la montée du FLQ dans les années 70. J’attends le tome 2 avec impatience.
Nos armes — Marion Brunet — Albin Michel. Un roman noir, l’histoire de deux amantes. Un braquage qui tourne mal, la prison pour l’une. Idéalisme et littérature. Une écriture forte, saisissante.
Fantastique histoire d’amour — Sophie Divry — Seuil. Heureuse rencontre de la romance, du fantastique et du polar. Une histoire presque plausible, mais surtout prenante, ironique, maîtrisée.
Et moi, et moi, et moi — Jacques Dutronc — Le Cherche Midi. Autobiographie jubilatoire du chanteur/acteur. Humour, chanson, cinéma, vedettes, anecdotes. Ça se dévore.
Les Têtes brûlées — Catherine Dorion — Lux éditeur. Récit d’une militante et députée, passionnée, révoltée, intègre. Pour vivre l’autre côté de la politique. Un livre important.
Les années désertées — David Clerson — Héliotrope. Un homme visite la maison de son frère mort et y découvre les manuscrits de cent romans, qu’il nous présente. Des histoires jamais joyeuses dans un roman pas comme les autres, dérangeant et foisonnant.
Drive — James Sallis — Rivages noir. Un polar devenu classique, court et percutant. Des chapitres vifs, des personnages entiers, un ton unique, une écriture qui ne niaise pas.
Paresse pour tous et La vie est à nous — Hadrien Klent — Le Tripode. Deux romans qui se suivent, où il est question de travailler trois heures par jour, de devenir président de la République, de gouverner en respectant et appliquant ses idées. Documenté, passionnant, addictif.
Comment j’ai retrouvé Xavier Dupont de Ligonnès — Romain Puertolas — Albin Michel. Une enquête sur la disparition la plus célèbre des 10 dernières années en France, où l’auteur se met en scène. La rencontre du true crime, de l’humour et de la logique. Comment dit-on page turner en français?
Ordures ! Journal d’un vidangeur — Simon Paré-Poupart — Lux éditeur. Un essai/témoignage sur le quotidien d’un éboueur à Montréal. Ça remet les ordures en place.
Cabane — Abel Quentin — L’Observatoire. L’auteur imagine ce que seraient devenus les quatre auteurs du rapport Meadows du Club de Rome, publié en 1972, qui nous alertait déjà sur la catastrophe environnementale à venir. Un roman très fouillé qui se transforme en enquête, à la recherche de ces scientifiques transposés. Parfois drôle, souvent inquiétant, toujours éveillé.
Les guerriers de l’hiver — Olivier Norek — Michel Lafon. Roman de la guerre méconnue entre la Russie et la Finlande en 1939. Où l’armée de Staline se casse les dents sur une armée de paysans déterminés et maîtres de leur hiver. Simo, un tireur de pointe, va semer la mort et la terreur dans les rangs russes, et devenir une légende.
Baignades — Andrée A. Michaud — Québec Amérique — Je finis par le meilleur. Un grand roman noir qui flirte avec l’horreur, mais pas que. Deux parties qui nous agrippent pour ne jamais nous lâcher. On retrouve l’écriture somptueuse de Bondrée, mais un brin plus fluide. La vie de famille, la logique qui pousse au crime… Bref, j’ai adoré.
Pendant que j’y suis :
Meilleur documentaire : La Bataille de Saint-Léonard de Félix rose, sur la lutte pour la langue française dans les années 60 à Montréal. J’adore cette époque du Québec.
Meilleur film : Emilia Perez de Jacques Audiard. Je l’ai vu au petit cinéma Moderne sur le boulevard Saint-Laurent et je souhaitais que ça ne s’arrête jamais. Je l’ai revu une semaine plus tard sur Netflix avec au moins autant de plaisir.
Meilleur concert : Gospeed you! Black emperor au MTelus. Une première pour moi. Expérience fascinante et jouissive, pour les yeux comme pour les oreilles.
Mention spéciale à la série SAMUEL sur Arte. Du pur bonbon!
Je serai au salon du livre de Rimouski, du 8 au 10 novembre 2024. Au programme:
- Signatures Héliotrope, 59
V: 17h à 18h
S: 14h à 15h
- 15h15 - Hôtel Rimouski - Mezzanine - Scène Hydro-Québec
En voyage avec Héliotrope, éditeur à l'honneur
Entrevue avec Olga Duhamel-Noyer, André Marois, Chloé LaDuchesse et Catherine Mavrikakis
- 16h45 - Hôtel Rimouski - Mezzanine - Scène Hydro-Québec
À la recherche de l'être humain
Entrevue avec Marie-Ève Cotton, André Marois et Patrick Sénécal animé par Chloé LaDuchesse