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19 octobre 2021

C'est quand même fou !

 

Les livres ont parfois de drôles de parcours. Paru en 2018 chez Héliotrope, mon roman Je ne suis pas fou est passé presque inaperçu, hormis quelques rares réactions ici ou là. C'est bien sûr toujours décevant de ne pas être remarqué, mais cela fait partie de la vie des livres et je ne me plains pas; je suis plutôt choyé par ailleurs.

Et puis, voilà qu'une professeure de secondaire 2 m'invite à rencontrer ses élèves, suite à leur lecture enthousiaste de Je ne suis pas fou. Dans la foulée, j'ai rencontré sept classes.

Un autre prof me contacte pour la même raison, mais en secondaire 5.

Une blogueuse La Bibliomaniaque écrit un texte enthousiaste sur mon roman: 

«Ce roman nous happe par son ambiguïté… Est-ce le fruit de son imagination ou est-il réellement pris dans une famille étrange et pernicieuse?

C’est un roman qu’on lit sans tout comprendre parce qu’on ne le vit pas. L’auteur parvient à nous faire pénétrer dans cette spirale glaçante, nous demandant quel sera le dénouement. Ce que j’ai apprécié aussi, c’est l’absence de plusieurs éléments : dialogues, personnages secondaires, adjuvants…

La fin du roman est aussi particulièrement bien réussie. La longueur des derniers chapitres, combinée à la longueur des phrases, accélère le rythme du récit, ajoutant au sentiment d’affolement du narrateur...»

 Je me retrouve même dans un coffret cadeau accompagné d'un guide de lecture détaillé.

C'est extra, comme disait Léo. Oui, les livres sont nés pour durer. 

Pendant la crise, la lecture continue !


05 mars 2019

Je ne suis pas fou

Après Bienvenue à Meurtreville dans la collection Héliotrope Noir, voici Je ne suis pas fou chez Héliotrope.

« Chaque soir, c’est pareil : maman prépare une tarte aux pommes et l’enfourne. Papa et moi regardons les nouvelles à la télé. Après l’émission, un cri retentit toujours de la cuisine, puis le bruit d’une chute. Mon père et moi nous précipitons. La tarte est renversée sur le sol ; maman explique qu’elle l’a fait tomber à cause du moule qui était brûlant. Papa s’allume une cigarette sans rien dire et part à la recherche de son cendrier. Chaque soir c’est pareil, et mes parents font comme si de rien n’était. Je crois qu’ils veulent me rendre fou. »

Dans ce roman glaçant, un jeune garçon voit sa maison devenir le théâtre d’une lutte pour sa survie et doit parer les coups diaboliques de ceux dont il attend pourtant le réconfort.

En librairie à partir du 18 mars 2019.

Je ne suis pas fou clôt la trilogie amorcée avec 9 ans pas peur et 10 ans pas méchant, publiés à La courte échelle.

16 août 2011

Éloge des blogueuses

Suite à mon billet précédent, je reviens à la charge avec cette critique publiée sur le blogue Carnets noirs tenu par la libraire Morgane Marvier.
Il y est question de 9 ans, pas peur en des termes qui me font grand plaisir.

Un récent article publié sur la page FB de Moisson Noire s'interrogeait sur la pertinence de la blogosphère polar. Vous aurez compris que je suis nettement plus positif qu'eux. Oui, on trouve de tout sur le Web, mais la sélection est rapide et lorsqu'on trouve des blogueurs - comme des critiques - qui nous touchent, on y reste fidèles.

19 juillet 2011

Éloge des blogueurs

C’est toujours délicat de dire du bien de quelqu’un qui dit du bien de vos bouquins. Mais bon, je viens de lire une super critique de Richard Migneault concernant 9 ans, pas peur sur son blogue Polar, noir et blanc et j’en suis heureux.

Alors, pourquoi s'en priver? Extrait: « Ce petit récit (novella) de moins de cent pages est tellement touchant, tellement beau que je pense le relire, de temps en temps quand j’aurai besoin de me réconcilier avec le genre humain. Le lecteur vit des moments attendrissants en suivant les réflexions de ce petit qui porte un regard d’enfant sur une famille vraiment spéciale, pour qui le moindre mot, la moindre phrase est une fête, où un sandwich au jambon préparé par lui-même, est un repas gastronomique. Et tout cela est agrémenté par l’humour fin de l’auteur qui parsème son texte d’occasions de sourire et de rire.»

Au risque de passer pour un têteux, j’en profite donc pour souligner et remercier le travail essentiel de ces blogueurs enthousiastes qui font un gros boulot de défrichage et de transmission de leur passion pour la littérature. Le livre, grâce à Internet, a encore de beaux jours devant lui. En tout cas, ceux qui aiment lire n’ont pas fini de communiquer leurs coups de cœur et c’est tant mieux.

25 mai 2011

Intention de meurtre


Un très beau papier de Pascale Millot, intitulé Intention de meurtre, dans le magazine Montréal Centre-Ville qui vient de sortir. Il y est question de 9 ans, pas peur et de moi-même.


Ça commence ainsi : «André Marois affirme avoir eu une enfance tranquille. Pas de meurtres. Pas de fous. Pas de cris. Pas de fureur. Pas de cadavres jetés dans le fleuve. Toutefois, en refermant son roman le plus récent, le lecteur est en droit d’en douter.... En à peine 100 pages, l’écrivain montréalais installe discrètement une histoire noire, noire, noire où, derrière l’apparente banalité d’une vie de famille modeste, se cachent d’inavouables secrets.»

...

16 avril 2011

9 ans vs Spehner

On n’a pas beaucoup parlé de 9 ans, pas peur dans les médias, mais je peux comprendre pourquoi. J’ai beaucoup publié en 2010-11 et le format novella est atypique. Ceci dit, voici une très bonne critique signée Norbert Spehner, publiée dans le supplément en ligne de la revue Alibis n’38, intitulé «Encore dans la mire».

Extrait : «... Disons-le d’emblée : dans cette histoire, les péripéties n’ont pas vraiment d’importance. Il pourrait arriver n’importe quoi, ou presque, on aimerait quand même le récit de ce gamin à la fois naïf et très terre à terre, doté d’un grand sens pratique, à la fois humoriste malgré lui et philosophe en culottes courtes, qui jette sur le monde qui l’entoure un regard à la fois candide et empreint d’une certaine sagesse. Ici, tout est dans l’écriture, faussement simple (phrases courtes, vocabulaire limité de gamin de neuf ans, syntaxe de base). L’auteur réussit le tour de force d’adapter son style humoristico-acide d’adulte (style acide maroisique) au langage et à la vision du monde d’un gamin de neuf ans. Et ça fonctionne… On se prend au jeu dès les premières lignes et le gamin nous entraîne dans ce récit original, dramatiquement drôle, qu’on savoure à chaque page... »


Dans le même Encore dans la ligne, une critique de Tab'arnaques pas piquée des vers.

23 novembre 2010

Comment j'ai écrit «9 ans, pas peur»


Il y a des textes qui demandent plus de temps que les autres pour accoucher. Allez savoir pourquoi... J’ai écrit d’une traite le début de 9 ans, pas peur en mai 2004, puis je me suis arrêté net. Les 3500 mots n’aboutissaient à rien et sont restés bien sagement dans le dossier «écrits en cours». Une fois par an, en faisant le ménage de mon ordinateur, je retombais sur ces pages que je lisais en me disant que j’aimais ça. Mais bon, je les replaçais dans la même rubrique des inachevés. Jusqu’à ce que Rémy Simard me contacte en 2009 pour me demander si je serais intéressé par l’écriture d’un scénario de BD. J’en ai toujours rêvé, alors j’ai dit oui à Rémy. Mais faute d’inspiration, je lui envoyé le début de 9 ans, pas peur, en espérant qu’il aimerait ça. Il a beaucoup aimé, mais pas pour un scénario, vu que l’histoire n’allait nulle part. Pourtant, son commentaire positif sur mon texte m’a encouragé à reprendre la plume. Cinq ans plus tard, j’ai été au bout du livre pour arriver à 20 000 mots ; la longueur d’une novella. La courte échelle a accepté de la publier dans une nouvelle collection que j’inaugure et le livre vient d’apparaître sur les tablettes. Six ans après son apparition, Angelito a enfin pu vivre son aventure pas banale. Merci Rémy !


Une autre petite histoire comme je les aime ; celle de l’illustration de la couverture, réalisée par Mélanie Baillairgé. Vous la voyez ici dans le sens où elle a été conçue. Un petit clic par erreur l’a fait se redresser et le résultat a séduit la designer. (Oui, il s’agit bien d’une tête qui flotte).

14 novembre 2010

Salon du livre de Montréal

Voici mes séances de signatures et autres activités durant le Salon du livre de Montréal.

- Mercredi 17, 13h-14h, stand Boréal

- Mercredi 17, de 17 h à 20 h, lancement de 9 ans, pas peur, au stand de La courte échelle.

- Jeudi 18, 11h-12h, stand Boréal

- Jeudi 18, 14h-15h, stand 400 coups

- Vendredi 19, 10h-11h30, stand La courte échelle

- Vendredi 19, 12-13h, stand 400 coups

- Samedi 20, 12h-13h, stand 400 coups

- Samedi 20, 14h30, Grande Place, Le roman, miroir des travers de notre société

Le roman, tout particulièrement le polar et autres romans noirs, tend à interroger le monde dans lequel nous vivons en nous montrant ses aspects peu reluisants.
Avec Luc Baranger, Au pas des raquettes (éditions de La Branche), André Marois, Sa propre mort (la courte échelle) et Jean-Jacques Pelletier, La faim de la Terre (Alire).
Animation: Laurent Laplante

- Samedi 20, 15h30-16h30, stand La courte échelle

- Dimanche 21, 15h30-17h, stand La courte échelle

09 novembre 2010

9 ans, pas peur


9 ans, pas peur est une novella de 95 pages, pour adultes, publiée par La courte échelle. Une histoire courte et dense, narrée à la première personne. Un texte différent de mes précédents romans, mais dont je me sens très proche. Pour tout dire, j’en suis plutôt fier. Je vous raconterai plus tard comment je l’ai écrit.


Quatrième de couverture :

À neuf ans, Angelito connaît l’importance de bien réfléchir avant de parler. Après tout, quand on est le fils d’un voleur, il faut savoir se taire. Malgré les questions qui se bousculent dans son esprit, il vit heureux entre ses parents et n’a peur de rien. Jusqu’au jour où un mystérieux individu aux chaussures noires se présente chez lui et remet à son père un paquet enveloppé dans du papier journal. S’ensuivent une série d’événements anormaux qui bouleversent l’univers d’Angelito et menacent l’équilibre de sa famille.


Très belle illustration de la couverture : Mélanie Baillairgé