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05 août 2020

L'Alerte au feu est lancée

Et voilà, six ans après Le voleur de sandwichs: L'Alerte au feu est lancée en librairie. La suite des aventures dans la classe de madame Tzatziki est cette fois-ci racontée par Marie.
Les superbes illustrations sont de Célia Marquis. Un autre style graphique, mais toujours un découpage par journée d'enquête, du lundi au jeudi.
Présentation de l'éditeur:
« Il  fait très chaud dans les modules préfabriqués installés dans la cour, depuis que l’école a fermé pour cause de moisissures. Alors quand l’alarme incendie retentit, les élèves de madame Tzatziki sont bien contents de profiter de l’exercice pour prendre l’air. Seulement voilà, l’incendie était bien réel, et Marie et son ami Mustapha sont convoqués chez le directeur. Qui a déclenché le feu ? Est-ce Marie avec le grille-pain de la cantine ? Ou bien Marin, qui cherchait à éviter le contrôle de maths ? En voulant effacer les preuves du délit, les trois amis vont de surprise en surprise...»
Et voici ma présentation dans une vidéo tournée et montée par Charlie Marois : cliquer ici.
J'ai hâte de connaître vos réactions. Forcément, on pense déjà à la suite.
L'histoire a été écrite il y a plus de deux ans, mais certaines images sont étonnamment d'actualité...


07 juin 2020

Voir Van Gogh

C'est malheureusement officiel: le magazine culturel Voir cesse toutes ses activités. Même s'il ne restait qu'une version numérique pas du tout comparable aux grandes années papier de cet hebdo, la décision fait mal et attriste.
Dans mon cas, c'est un journal capital, car j'y ai gagné le concours de nouvelles en 1993, sur le thème du polar. J'étais à Montréal depuis quelques mois seulement et l'écriture me hantait. J'avais pondu un court roman, refusé par tous les éditeurs contactés, et ce prix m'a donné un incroyable élan. Quelque part, des inconnus appréciaient mon travail! Ce fut essentiel.
Publiée pleine page, ma nouvelle Van Gogh a encore frappé me posait comme un vrai écrivain en devenir. J'avais même touché un chèque de 500$ !
En plus, la présence de Pierre Foglia dans le jury avait tout pour me réjouir.
À l'époque (et pendant longtemps, en fait), je n'avais pas de laveuse, alors j'allais le dimanche laver mon linge sale en public, à la buanderie du coin, place Roy. Un jour, j'ai vu cette charmante jeune femme qui lavait des serviettes très tachées de rouge. Ce fut mon élément déclencheur.
Je parle souvent de cette histoire dans mes rencontres scolaires. Elle illustre bien ma démarche: partir d'un quotidien très ordinaire pour élaborer des histoires noires.
Van Gogh a encore frappé a été ensuite publiée dans le recueil Circonstances Particulières (L'instant même, 1998) puis dans mon recueil 38 morts dont 9 femmes (Trait d'Union, 2001).
Un projet de court métrage intitulé Lobe story fut même écrit plus tard, mais jamais réalisé.
J'espère prochainement lui donner une nouvelle vie. À suivre...


05 juin 2020

Trésor caché avec Allo Prof

La première semaine du confinement, le site AlloProf m'a commandé une courte histoire pour son jeu de lecture en ligne Grimoires.
Voici donc Trésor caché, à lire et à jouer.
Une histoire de camping comme dans le temps où on allait en camping...


08 mai 2020

Covid or not Covid?

La Covid 19 apparaitra-t-elle dans les fictions en cours d’écriture? La pandémie influence-t-elle le travail actuel des auteur.trice.s? Un très bon article dans Le Devoir d’aujourd’hui, signé François Lévesque, tente d’y répondre en posant la question à des scénaristes québécois. Les réponses sont plutôt variées.

De mon côté, en cours d’écriture d’un roman pour adolescents, j’ai écrit la semaine dernière: « ... Ç’avait été une expérience inoubliable, souvent intense. On devait reprendre l’année suivante, mais il y a eu l’épidémie de coronavirus et les rassemblements ont été annulés. Ça n’a jamais repris ensuite...»

Ça servait mon histoire. Mais quelques jours plus tard, j'ai décidé de supprimer cette référence. J’ignore de quoi demain sera fait et je ne veux pas que mon livre soit ainsi marqué dans le temps.

N’empêche, j’y pense chaque jour en travaillant. Nous vivons une période que personne n’aurait cru possible. On a raconté des situations très similaires dans des livres et des films, mais cette réalité dépasse la fiction. Cela alimentera forcément des récits à venir. Mais pas tous.

19 août 2019

Défense de courir

Défense de courir est publié chez Bayard Canada, dans la collection OSER LIRE qui s’adresse à des lecteurs dont le français n’est pas la langue maternelle.
«Elle fournit un nouveau choix aux jeunes qui éprouvent de la difficulté à entrer dans la lecture, en proposant de courts romans écrits par des auteurs de talent, qui figurent parmi les plus appréciés dans le paysage littéraire québécois.
Chaque ouvrage se présente tête-bêche.
Du côté OSER : une version courte et adaptée qui introduit le roman et donne au lecteur l’envie de découvrir la suite dans sa version originale.
Du côté LIRE : la version originale et complète.»
Il s’agit donc d’une nouvelle de 45 pages avec, en plus, sa version simplifiée.

Voici de quoi il s’agit :
Une jeune Française en vacances dans le sud de la Colombie-Britannique traverse par erreur la frontière entre le Canada et les États-Unis. Elle est aussitôt interceptée par des policiers américains et conduite dans une prison de Tacoma. Elle en sortira après 16 jours de détention au cours desquels sa rencontre avec Juanita, une Mexicaine de son âge, marquera à jamais sa perception des immigrants clandestins.

L’histoire racontée dans Défense de courir est librement inspirée de la mésaventure arrivée à Cedella Roman en juin 2018.

29 juillet 2019

Les héros de la canicule

Il fait chaud. Vraiment trop chaud ! Et la piscine est fermée à cause de l’orage. Étienne doit établir rapidement un plan anti-canicule pour éviter que ses amis et lui ne fondent sur l’asphalte…
Heureusement, il ne manque pas d’idées farfelues pour garder tout le monde au frais.
Une histoire rafraîchissante et amusante à lire en toute saison !
Les Héros de la Canicule sera en librairie le 7 août 2019.
Les illustrations sont signées Cyril Doisneau.
 
 «Devant la piscine, il n’y avait plus que nous. Les nuages s’éloignaient, le soleil a recommencé à nous chauffer, mais je savais que la piscine resterait fermée « par sécurité »
— On fait quoi maintenant pour ne plus transpirer? a demandé Rafael en essuyant ses lunettes.
— On pourrait aller dans une pharmacie, a suggéré Alexander. Il y a l’air conditionné.
— C’est plate, regarder les boîtes de médicaments. Je propose plutôt de manger une crème glacée au Patio, a répondu Zakaria le gourmand.»
Pour la petite histoire, Les Héros de la canicule est dédicacé à ma maman, «La reine des batailles d’eau.» En découvrant les dessins de Cyril Doisneau, je suis tombé en arrêt devant celui de la bataille en page 77.

La mère du jeune Étienne en pleine action m’a fait aussitôt penser à une photo de ma mère en 1995, lors d’une mémorable bataille d’eau dans son jardin en Touraine. La similitude entre les deux postures avec le boyau d’arrosage est troublante.
Cyril Doisneau a aussi dessiné mon portrait pour le livre. (Il faut le lire jusqu’au bout pour comprendre ma nudité.)
Le mot de la fin à Yvonne:
 
#canicule
#toutlemondetoutnu
#crèmeglacée
#batailledeau
#AndréMarois
#lacourteéchelle
#CyrilDoisneau

09 avril 2018

L'oeuvre incomplète d'Amilcar Torpp, bientôt...

L'oeuvre incomplète d'Amilcar Torpp arrivera en librairie le 24 avril.
Un lancement est prévu le 10 mai.
Plus d'infos bientôt...

08 mars 2018

Facteur aggravant

À la demande de l'UNEQ, j'ai écrit une nouvelle intitulée Facteur aggravant.
On peut la lire sur Opuscules, le site de la littérature québécoise mobile.
On peut aussi m'écouter la lire.
Il y est question d'un postier qui décide de prendre son destin en main...


05 septembre 2017

Montréal noir

François Barcelo, Marie-Claire Blais, André Truand, Chrystine Brouillet et Gilles Pellerin avaient réunis leurs voix dans le recueil Montréal Noir paru en 2003 aux 400 coups. Les éditions Somme toute publient maintenant une édition en format poche, où Patrick Senécal et moi-même rejoignons ce collectif qui nous transporte dans les rues les plus sombres de la ville.

«Une unité de lieu : Montréal… mais noir, et Montréal noir ne fait pas de quartier…

Patrick Senécal raconte une course contre la montre, empreinte de vengeance et de culpabilité, dans les rues du centre-ville à l’heure de pointe.

Marie-Claire Blais nous dévoile la destinée sombre de Xuan, par une nuit chaude et étouffante sur la rue Sainte-Catherine.

François Barcelo nous conduit à travers la métropole enneigée à la recherche du lieu idéal où se débarrasser d’un cadavre.

André Truand imagine les tourments d’une jeune âme parcourant la ville d’est en ouest en revenant sur le drame qui a mené à sa mort.

Chrystine Brouillet nous plonge au cœur d’une enquête impliquant un chauffeur de taxi montréalais, un bébé abandonné et un junkie mort dans d’étranges circonstances.

Gilles Pellerin fait chanter les vieilles pierres dans l’appartement macabre d’un archéologue raté qui se venge sur un stagiaire de Pointe-à-Callière.

André Marois place trois personnages - un taxidermiste, un propriétaire de salon funéraire et un préposé à la morgue de Montréal - devant un grave dilemme impliquant un cadavre.»

19 avril 2017

Vert de peur

Dans le cadre du festival Metropolis bleu, je participerai à deux animations destinées aux adolescent.e.s sous l'appellation «Vert de peur», autour du roman La Cavale.
Vendredi 21 avril à 10 h à la Bibliothèque de la Maison culturelle et communautaire de Montréal Nord.
Dimanche 23 avril à 14 h à la librairie Monet. L'animation créée par le libraire jeunesse Pierre-Alexandre Bonin promet d'être intense. Description ici. «Serez-vous en cavale? Ou pourchasserez-vous quelqu'un? Saurez-vous rester caché ou vous ferez-vous découvrir par ceux qui vous cherchent? »

Je participerai aussi à d'autres ateliers dans le semaine du 24 avril. Détails ici.

11 février 2017

Parc Laf'

Les éditions de l’Isatis m’ont offert de participer à un ouvrage collectif rendant hommage à Montréal sous forme de courts poèmes. Libre à moi de choisir mon coin préféré.
J’ai opté pour le Parc La Fontaine que j’adore et où je cours à l’occasion, pour le plaisir et aussi pour trouver l’inspiration. C’est donc le thème de mon intervention intitulée Parc Laf’.

Les illustrations du livre Montréal, j’ai quelque chose à te dire sont toutes de Philippe Béha.
On y retrouve 14 textes signés Franz Benjamin, Simon Boulerice, Angèle Delaunois, Christiane Duchesne, Rhéa Dufresne, Flavia Garcia, Élise Gravel, Marie-Sissi Labrèche, André Marois, Catherine Mavrikakis, Jacques Pasquet, Rodney Saint-Éloi, Gilles Tibo et Ouanessa Younsi.

29 janvier 2017

La Cavale

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La Cavale est une histoire de traque et de survie.
Olivier doit fuir pour oublier tout ce qu’il a vu et surtout entendu. Mais avec son hypermnésie auditive, c’est impossible. Le moindre son se grave instantanément dans sa mémoire. William est aussi en cavale. Traqué comme un gibier. Il veut tenter sa chance ailleurs pour changer de vie et oublier son passé. Trois options s’offrent à eux : se noyer dans la masse, acheter un aller simple pour une destination inconnue ou se réfugier dans un coin isolé. Leur rencontre en propose une autre : échanger leur planque pour brouiller les pistes de ceux qui les poursuivent.
L’action se partagera entre deux caches - dans les bois de Mandeville et sur une île proche de Montréal -, deux parcours inusités et deux personnages qui se découvrent.
Un récit prenant, documenté et actuel.
Un polar pour les ados, publié par Bayard Canada, collection Crypto, 212 pages.


07 septembre 2016

Lâchez les chiens !

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Ça faisait un moment que je pensais à un promeneur de chiens comme personnage principal d’un roman policier jeunesse. Il a libre accès aux maisons quand les maîtres sont absents. Il parcourt la ville avec des animaux doués de flair, armés de crocs, encore plus impressionnants en meute. C’est ainsi que je me suis lancé dans l’écriture de Lâchez les chiens ! un polar publié dans la collection Zèbre de Bayard Canada. Il s'adresse aux 10 ans et +.
J’ai pris le temps d’accompagner un vrai promeneur de chiens, pour bien comprendre ses trucs, ses itinéraires, son amour des cabots.
J’ai ensuite imaginé une histoire de militante écolo qui disparaît mystérieusement, dans un contexte connu au Québec : celui d’un projet d’oléoduc qui voudrait traverser territoire, cours d’eaux et municipalités. Les mouvements d’opposition se multiplient, mais les compagnies pétrolières sont riches et persistent dans leur développement.
Le promeneur de chiens devra les lâcher pour sauver la situation.
Le livre sera en librairie fin septembre 2016.

08 juin 2016

Pourquoi écrire?


Écrire est un plaisir solitaire, un besoin. Je viens de finir mes activités scolaires et je replonge avec impatience et inquiétude dans l’écriture. J’ai un projet de roman pour adolescents en cours. J’espère être à la hauteur de mes envies.
Mais pour répondre à ma question, j’écris aussi pour ces moments inattendus où je découvre qu’un livre a touché des lecteurs. Ce qui est particulièrement le cas de notre roman Le Voleur de sandwichs. Quand je dis notre, je parle de Patrick Doyon, évidemment.
Exemple 1 : recevoir une grande enveloppe remplie de cartes de jeunes lecteurs qui racontent ce que contient leur boîte à lunch, qui expliquent entre qui ils s’assoient pour le dîner et qui a préparé leur sandwich préféré. Lorsque la professeure de cette école de NDG - où je ne suis jamais allé - explique que ce sont des élèves allophones et en difficulté, je suis sincèrement ému.
Exemple 2 : assister au spectacle Tapis rouge pour jeunes lecteurs ce matin à la maison de la culture Frontenac. Quel bonheur de voir ces enfants jouer des extraits de leurs livres préférés. Une fois de plus, le Voleur de sandwichs fut à l’honneur.
Exemple 3 : pour la première fois, je me retrouve dans le classement des livres préférés des clubs de lecture avec Communication Jeunesse. Savoir qu’on est lu et apprécié : que demander de plus à la vie d’un écrivain ?
 
Exemple 4 : la librairie Monet décide de faire une animation autour de notre Voleur lors de son salon polar. C’est la joie.

Voilà pourquoi j’écris : pour toucher, pour partager, pour recevoir aussi.
J’ai l’été devant moi pour m’y replonger. On verra bien.

07 mai 2016

Bienvenue aux critiques ?


Les critiques de Bienvenue à Meurtreville sont plutôt contrastées.
Dans La Presse, Norbert Spehner me donne quatre étoiles et ne boude pas son plaisir : «Bienvenue à Meurtreville est un court récit tout droit sortie de l'imagination retorse d'André Marois, qui manie un humour noir férocement jouissif. Cette singulière variation sur le thème éculé du tueur en série est particulièrement originale et réussie. Un plaisir de lecture tout à fait coupable!»

À l’émission Salut Bonjour sur TVA, Chrystine Brouillet a aussi beaucoup aimé : «L’humour noir à son meilleur! Une intrigue qui se tient parfaitement, un cadre bucolique inusité, des personnages truculents : un résultat absolument réjouissant!»

Sur le blogue Sang d’encre Polars, Michel Dufour est lui aussi très heureux de sa lecture : «Partant de ces prémisses simples, Marois compose une jolie histoire de solidarité et de sang. Pas de plongée dans les profondeurs de la psyché, pas d’analyse sociologique structuralo-dialectique, pas de déviance sadomasochiste qui favorise l’insomnie. Marois a une idée et il la développe avec cohérence et une grande force d’attraction; un petit nombre de personnages importants s’y greffent naturellement; puis, on a l’impression que l’histoire se déroule toute seule. À la sortie du livre, nous ne sommes peut-être pas plus savants, mais nous avons passé un sacré bon moment.»

Enfin - je gardais le pire pour la fin - dans Le Devoir, Michel Belair n’est vraiment pas d’accord avec ses collègues. Il m’assassine, me flingue à bout portant, ne trouvant aucun humour dans cette idée de roman noir. Il ne m’accorde aucune circonstance atténuante. Quand la critique est à ce point négative, est-ce signe que le livre ne laisse pas indifférent?
À méditer.

06 avril 2016

Comment j'ai écrit Bienvenue à Meurtreville


L’histoire remonte à mai 2010, quand j’étais encore chroniqueur à Infopresse. J’avais publié un texte intitulé Touristes à tout prix, illustré par Alain Pilon. « Quand l’auteur de polars en moi s’acoquine avec son double publicitaire, ça donne une chronique sanglante où un petit village inconnu décide de faire parler de lui d’une manière assez terrible. »
L’idée me semblait suffisamment prometteuse pour que je décide de la reprendre et la développer. J’ai donc écrit une nouvelle sur ce thème, puis j’ai voulu en faire un film, intitulé Meurtres au village. J’ai proposé un synopsis à mon agent de l’époque, qui a trouvé un réalisateur intéressé. J’ai retravaillé pendant plusieurs mois avec lui, jusqu’à obtenir un synopsis long, de 13 pages. À l’automne 2012, le travail était suffisamment abouti pour que mon agent et le réalisateur partent en recherche d’un producteur.
Chacun son métier; je les ai donc laissés prospecter. Un an plus tard, sans nouvelles, je me suis rendu compte que pas grand-chose ne s’était passé.
J’ai alors relu mon synopsis et je ne l’ai pas aimé. Ça s’éloignait beaucoup trop de l’idée initiale, ça louvoyait entre la comédie et le noir. Bref, j’ai décidé d’abandonner ce projet de film. J’ai quitté mon agent et peu après, j’ai reçu un courriel de Geneviève Thibault qui développait la collection Héliotrope noir. Je lui ai présenté mon idée résumée en quelques lignes, elle a aimé ça, mais en précisant que mon roman devait s’ancrer dans un lieu défini. « Héliotrope noir propose de tracer, livre après livre, une carte inédite du terrain québécois, dans laquelle le crime se fait arpenteur-géomètre. »
Mon histoire se déroulait alors dans un village québécois imaginaire, que je voyais dans la Beauce. J’ai plutôt décidé de situer mon roman à Mandeville, dans Lanaudière, que je connais très bien. 
 J’ai passé l’été 2014 à sillonner le coin, à me documenter sur l’historique du village, à discuter avec les gens. Et j’ai écrit la première version de Bienvenue à Meurtreville. La trame narrative restait celle que j’avais prévue, mais les lieux ont imprégné chaque page, transformant l’ambiance et modifiant le cours de choses. 
Annie Goulet a pris le relais de Geneviève à la direction littéraire et le roman s’est encore bonifié, jusqu’à devenir le livre qui est lancé mardi 12 avril. 
Je suis le cinquième auteur à publier dans cette collection et j’en suis très heureux.
 Premier commentaire de Norbert Spehner sur FB : «Férocement drôle et jouissif !»


15 décembre 2015

Héros sans mots

On peut lire sur le site de Radio-Canada un court texte intitulé Héros sans mots.
Je l'ai écrit dans le cadre de la série littéraire Héros et antihéros dirigée par Marie-Hélène Poitras, adressée à des auteurs ayant remporté le prix du GG 2015.
On y trouve d'autres textes signés par Nicolas Dickner, Fabien Cloutier, Lori Saint-Martin et Jean-Philippe Warren.
Voici la présentation de ma courte nouvelle:
Un enfant de 11 ans parle de son meilleur ami, qu'il admire, même s'il ne comprend pas pourquoi celui-ci refuse de parler. Ce dernier souffre de mutisme volontaire. Un texte sensible destiné à un public jeunesse, inspiré par une résidence dans une école primaire de Saint-Michel.

13 novembre 2015

Comment j'ai écrit On aurait dit


J’ai publié mon premier livre jeunesse à l’invitation de Gérard Dubois; ce fut l’album Riquet à la Houppe, librement inspiré du conte de Charles Perrault, publié par les 400 coups, en 2000.
Gérard a ensuite illustré mon 1er roman jeunesse : Un ami qui te veut du mal, Éd. Boréal.
Depuis, nous sommes devenus amis, mais nous n’avons plus réalisé aucune autre livre ensemble.

Jusqu’en 2014, où lors d’un lancement organisé par Comme des géants à la librairie le Port de tête, les éditeurs Nadine Robert et Mathieu Lavoie nous ont (re)lancés pour une éventuelle collaboration.
Le lendemain, j’ai fouillé dans mon carnet pense-bêtes où je note depuis vingt ans les idées qui me semblent prometteuses. Beaucoup de celles-ci sont devenues des histoires : romans, nouvelles, albums, scénarios…
Je suis alors tombé sur cette phrase : Une histoire au conditionnel comme un jeu d’enfants. « On serait des guerriers, puis on irait... »
J’avais noté ça environ cinq années plus tôt.
Je me suis aussitôt mis à écrire.
J’ai proposé plus tard l’histoire à Gérard… Qui a travaillé fort pour réaliser ses illustrations dans un délai plutôt serré. Le résultat est superbe.


On aurait dit qu’on se verrait là-bas.

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, on apprend que On aurait dit sera publié en France (Seuil Jeunesse), en Italie (Orocchio acerbo) et en Allemagne (Diogènes).