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30 octobre 2018

Ende Gelände


Cette fin de semaine, nous sommes allés à Ende Gelände. La minière RWE a décidé d'abattre les 10 % de la forêt Hambach (Hambi pour les intimes) qu'elle n'a pas déjà détruits (près de Buir). Depuis 6 ans, un mouvement de résistance s'est installé. Occupation des bois, actions sur le terrain... La mine de charbon (lignite) à ciel ouvert est immense - la surface de Paris. Le spectacle est affligeant. Le bilan carbone de la Rhénanie est une catastrophe.
Chaque année, une grosse opération a lieu sur le terrain. Pendant que nous manifestions face aux excavatrices qui grugent le sol en direction des bois, des milliers d'activistes bloquaient la voie ferrée qui relie la mine à la centrale thermique, ainsi que l'autoroute. Actions non-violentes. Police en masse, arrestations en masse. Tout le monde a été libéré. Le soir, retour au camp, installé depuis peu suite à l'évacuation par la police de l'emplacement prévu. L'organisation et la logistique sont impressionnants: organiser, loger, nourrir 6500 personnes! 

Les gens viennent de toute l'Europe, dont un train complet en provenance de Prague (+ deux Québécois.e.s). La cuisine (bio, local, vegan) est délicieuse. Une tonne de pain par jour! L'ambiance est fabuleuse. On parle, crée des contacts, échange des infos, participe aux tâches. Durant la nuit, l'action continue: alimenter et apporter du renfort aux activistes qui occupent la track. Nous allons chercher des militants libérés aux gares de Aagen et Duren. Le dimanche, nous avons marché dans les allées de Hambi où des barricades sont érigées. Les maisons dans les arbres ont été détruites par RWE et on craint un retour des mêmes sur les lieux. 
Un week-end très intense, qui donne à la fois espoir et fait craindre le pire. À noter: pendant deux jours, entourés par 6500 personnes en grande majorité dans la vingtaine, nous n'avons vu personne qui regardait son téléphone. Discussion, action, fête, solidarité. Hambi bleibt!



10 février 2015

Vigile de soutien à Raif Badawi : spéciale BLOGUEURS!

À l'appel d'Amnistie internationaleCanada francophone,

VIGILE SPÉCIALE BLOGUEURS ET BLOGUEUSES!
Raif Badawi est toujours emprisonné et à risque toujours de recevoir des coups de fouet vendredi !

Nous devons continuer de nous mobiliser ! Raif et sa famille comptent sur nous !

Rejoignez-nous jeudi 12 février à 12h15 devant le Complexe Guy-Favreau, 200 boul. René-Lévesque à Montréal !!!

Exigeons du gouvernement canadien qu'il en fasse plus dans ce dossier !

Nous vous attendons en grand nombre !
Partagez et visitez encore www.jesuisraif.ca


09 février 2014

Avouez!

Cette campagne contre la torture a été réalisée avec Lyne Lefebvre pour la section Canada Francophone d'Amnistie Internationale. 
Lien ici pour tous les détails: campagne à télécharger, moyens d'agir...
Une affiche spéciale a été réalisée pour les écoles. Le sujet est dur, délicat, et l'approche se veut directe.
N'hésitez pas à partager.



21 juin 2012

Heureux d'être revenu


Je suis revenu depuis plus de deux semaines.
Montréal semble inchangée. Un embouteillage monstre pour s’extraire de Dorval. La maudite construction. Le pont Mercier sur une seule voie.
Et puis, je regarde les visages de mes enfants, de mes amis. Illuminés. Ils nous racontent tout ce que je croyais déjà connaître.
Chez les plus vieux, un mot revient sans cesse : respect. Les adultes sont épatés par cette jeunesse articulée, déterminée, ardente. Ils les ont vus occuper un territoire qu’on pensait abandonné : celui du progrès. La jeunesse québécoise impressionne ici, mais aussi dans les médias internationaux. Ça aussi, c’est nouveau.
Le premier soir, nous faisons le tour du quartier avec nos casseroles. Nous sommes peu, mais pas les seuls. Tu aurais vu la semaine dernière ! me répète-t-on.
J’observe les carrés rouges accrochés aux chandails, aux balcons et aux sacs. Une solidarité visible, tangible, provocante.
Je manifeste de nuit avec ma fille. Nous marchons vite au milieu des rues et des Francofolies. On crie, on siffle, on rigole. C’est de l’énergie au cube.
Je cogne sur des chaudrons avec ma blonde sur notre balcon à 20 h. On découvre nos voisins, on se salue d’un coup de cuillère en bois.
Quelque chose a changé. Il restera forcément des traces de tout cela. On veut y croire, mais notre gouvernement a bien appris son cours de communication 101. Il martèle le même message, jour après jour, répétant les mots qui effraient : violence et intimidation. Comment ne pas se révolter contre ce mensonge dans notre face ?
Il faudrait tout revoir en profondeur, cesser d’avoir peur. Moi le premier. Devenir solidaires, transparents, informés. Oser avoir mal. Qui sera prêt à tout transformer ? Des doigts se lèvent en masse pour se porter volontaire.
Je n’ai rien raté, puisque ça continue.
Demain, c’est le 22 juin et je participe à ma première grande manifestation. J’ai le trac. Je suis heureux d’être revenu. L'été commence bien.

19 mai 2012

Carré rouge


Je suis parti de Montréal depuis presque sept mois. Pour mieux y revenir. Je voyage, j’écris, j’apprends. Depuis trois mois, un mouvement de contestation étudiant sans précédent s’est déclenché, a enflé, ne dérougit pas. En réaction à une scandaleuse augmentation des frais de scolarité, des centaines de milliers d’étudiants se sont mis en grève. La plus longue grève de ce type dans l’histoire du Canada. Et face à cet élan, le gouvernement refuse de négocier, de parler. Quand un tel mouvement envahit une jeunesse, comment un pouvoir peut-il le nier ? La démocratie, ce n’est pas juste voter et fermer sa gueule pendant quatre ans.

Nos deux enfants étudiants sont dans cette grève, comme tant d’autres. De loin, je suis ce mouvement pas à pas, je n’en manque rien, mais je ne peux manifester avec eux. Au début, je me disais que cette grève était celle des étudiants, pas de leurs parents. Aujourd’hui, les revendications sont celles d’un peuple qui refuse une approche néo-libérale rétrograde. Je suis solidaire.

Et puis, ce 17 mai 2012, cette loi couperet est votée. Je suis abasourdi. Pas dans le Québec où j’ai choisi de vivre ! Où j’ai choisi de m’installer depuis 20 ans. Où j’ai ma famille, mes amis, mes collègues.
Je suis devenu écrivain en arrivant à Montréal. Je suis devenu un autre homme. Partout où je vais, je suis un ambassadeur de ce pays que j’adore. Mais là, je ne peux que raconter à ceux et celles que je rencontre que mon pays est devenu fou, qu’il régresse avec une loi bâillon, un coup de matraque dans les gencives de la liberté de manifester, de penser, de se réunir, de protester.

Je rentre à Montréal le 5 juin. J’ai l’impression que je vais débarquer en terre étrangère, dans une Hongrie de 1956. Je suis présentement à Berlin. Le mur est tombé depuis 1989. La vie est calme, les gens semblent heureux. Ce soir, on va regarder un match de foot. Mais je pense à mon Québec devenu malade à cause d’un chef mégalo, autoritaire, dangereux.
Carré rouge sur fond noir.

10 février 2011

Contre le projet de loi C-32

«Le projet de loi C-32 généralise l'utilisation gratuite des œuvres sans prévoir de rémunération pour les auteurs. Les auteurs sont ainsi dépouillés et, à plus long terme, les lecteurs le seront aussi, car sans ces revenus, les auteurs auront beaucoup plus de difficulté à pratiquer leur métier, ce qui appauvrira sans doute la production littéraire à venir.»

Lire tous les communiqués sur le site de l'UNEQ.

Pour agir et réagir: cutureequitable.org
Culture équitable regroupe des partenaires du milieu culturel qui veulent faire connaître leurs positions à l’égard du projet de loi C-32, un projet de modernisation de la Loi sur le droit d’auteur présenté par les Conservateurs.

07 janvier 2011

Solidarité avec Écosociété


«Le décompte se poursuit pour les Éditions Écosociété et les auteurs de Noir Canada : il reste moins de 275 jours avant le début du procès en diffamation intenté par Barrick pour 6 millions $. Celui-ci doit s’étendre sur quarante jours à partir de septembre prochain.

Les auteurs de Noir Canada n’ont tout simplement pas les ressources nécessaires pour assumer les frais qu’exige un tel procès. Les quatre employées de la maison d’édition Écosociété risquent quant à elles de voir leur travail éditorial sérieusement compromis au cours de la prochaine année en raison de cette assignation en justice. Et cela, sans compter ce qu’il en coûtera aux contribuables québécois, sommés d’assumer les frais onéreux – salle d’audience, juge, huissier, greffier – que supposent quarante jours de procès. Pendant ce temps, Barrick Gold, première compagnie aurifère au monde en importance, continuera de profiter des déductions fiscales accordées aux personnes morales relativement à leurs dépenses juridiques.

Les poursuites-bâillons intentées par Barrick Gold et Banro constituent une utilisation abusive des tribunaux, un détournement des fins de la justice et une atteinte grave au droit à la libre expression et à l’information des citoyens dans le cadre de débats publics.»


Toute l'info ici.

12 avril 2010

Ça va mal


L'auteur de polars Lalie Walker est attaquée en justice pour avoir situé l'action de son roman Au malheur des dames, dans le Marché Saint-Pierre. On lui réclame deux millions d'euros de dommages et intérêts pour «diffamation, injure et préjudice pour atteinte à l'image.»

L'auteur Bob Garcia a été condamné à payer 50 000 euros à la société Moulinsart, pour avoir écrit cinq petites études tintinophiles tirées à 500 exemplaires et destinées à « faire mieux connaître Tintin auprès du plus jeune public ».

La compagnie aurifère Barrick Gold veut empêcher la maison d’édition Talon Books Ltd., de Vancouver, de publier le manuscrit Imperial Canada Inc. : Legal Haven of Choice for the World’s Mining Industries. La mise en demeure a réussi, puisque la publication a été annullée.

Pas du tout rassurant pour notre liberté d'expression.
Je devrais déplacer l'action de mon prochain roman dans un monde imaginaire peuplé de zombies et de vampires...

08 mars 2010

Écrivains à l'école


Le programme La culture à l'école du ministère de la culture du Québec est un excellent système qui permet d'envoyer des écrivains et leurs livres dans les écoles qui le demandent. J'y participe depuis trois ans et les rencontres sont toujours passionnantes pour les élèves, les professeurs et les auteurs.
Ce programme est de plus en plus populaire et le nombre de livres envoyés par journée de trois animations ne cesse de diminuer. Il est passé de 30 à 20 exemplaires, puis a été suspendu en début d'année, avant de reprendre, pour enfin chuter à neuf livres. La suite est incertaine. Dans notre province où 50 % de la population est incapable de comprendre un article de journal, on se questionne sur cette aide à la lecture qui se trouve encore en péril.

Voici la lettre de l'écrivaine Sonia K-Laflamme:
«Montréal, le 8 mars 2010

À tous les écrivains inscrits au programme La culture à l’école,

Après un mois de janvier exécrable au cours duquel le Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine menaçait de suspendre le volet « distribution de livres » du programme La culture à l’école, la ministre madame St-Pierre avait finalement consenti une aide additionnelle de 92 000 $.
Tout le monde se réjouissait. Hélas, le problème n’était pas réglé ! Loin s’en faut...
Cette somme de 92 000 $ a seulement permis de combler les déficits encourus au cours des dernières années. Si bien que maintenant, il ne reste déjà plus assez d’argent pour garantir l’envoi des vingt livres par journée de rencontre jusqu’à la fin de l’année. Le programme doit donc revoir à la baisse le nombre de livres et le fixer... à neuf !
Le geste de madame St-Pierre n’a donc été qu’un coup d’épée dans l’eau.
Qu’arrivera-t-il en septembre prochain ? Tous les espoirs sont encore permis, puisqu’on débutera l’année avec un nouveau budget, sans déficit. Mais le nombre de livres reviendra-t-il à vingt ? Personne ne le sait encore.
Le programme La culture à l’école est victime de son propre succès. Le ministère prétend qu’il n’est pas menacé, mais qu’on ne versera pas de sommes supplémentaires cette année. Il faudra néanmoins trouver d’autres solutions que la sempiternelle baisse du nombre de livres, car les demandes en provenance des commissions scolaires, elles, ne font qu’augmenter d’année en année. »

On peut signer la pétition en ligne à cette adresse:
http://www.mesopinions.com/Ecrivains-a-l-ecole-petition-petitions-59012e2b52703217d59a5b91de9d92af.html

03 décembre 2009

Antécédents judiciaires

Voici le communiqué émis par l'UNEQ, concernant la demande de la CSDM sur les antécédents judiciaires des écrivains participant au programme La Culture à l'école, dont je fais partie.

LES BALLONS BLANCS
Scénario XXX
Montréal, le 30 novembre 2009. L’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) dénonce l’obligation faite aux écrivains et aux artistes du programme « La culture à l’école » de montrer patte blanche dans les institutions d’enseignement de la Commission scolaire de Montréal, en procédant à une vérification de leurs antécédents judiciaires. Le président de l’UNEQ, Stanley Péan, a rédigé le scénario qui suit...
La télé américaine présentait récemment une nouvelle version de la série britannique Le Prisonnier. Sans doute vous rappelez-vous l’originale, génial amalgame de Kafka, Orwell et Carroll, avec en vedette le regretté Patrick McGoohan dans le rôle du Numéro 6, un ex-espion qui, au lendemain de sa démission des services secrets de Sa Majesté, se voit incarcéré dans un Village surréaliste où les gens portent un numéro au lieu d’un nom et où on ne peut distinguer les geôliers des détenus, une sorte de paisible colonie de vacances, au périmètre gardé par d’énormes ballons blancs et rugissants. De la nouvelle production, ultra-léchée mais décevante, j’ai retenu un échange entre le Numéro 6 et le Numéro 909, chargé de surveiller leurs concitoyens pour le compte des autorités. « Au fond, tout le monde est coupable, Numéro 6 », d’affirmer candidement son interlocuteur. « Il nous suffit juste de déterminer de quel crime exactement. »
J’ai repensé à ce propos kafkaïen en méditant sur l’obligation désormais faite aux écrivains et aux artistes du programme « La culture à l’école » de montrer patte blanche avant d’entrer dans les institutions d’enseignement. Selon un avis publié par la Commission scolaire de Montréal, tout individu, contractuel inclus, oeuvrant auprès d’élèves mineurs ou se trouvant en contact régulier avec eux devra fournir avant embauche un document de vérification de ses antécédents judiciaires, en s’adressant exclusivement à l’une des quatre firmes retenues par la Commission, et ce au coût de 80 $. Il s’agirait, conformément au souhait du gouvernement du Québec, d’établir « si le demandeur [en l’occurrence, l’écrivain ou l’artiste invité] aurait été condamné ou mis en accusation pour une infraction criminelle ou pénale, de [vérifier] également s'il a déjà fait preuve d'un comportement faisant craindre pour la sécurité physique ou morale des personnes sous sa responsabilité ».
Soyons clairs : nous parlons de présentations d’une durée d’environ une heure, au cours desquelles les écrivains et les artistes ne sont jamais laissés seuls avec les jeunes, puisque au moins un professeur titulaire est tenu d’y assister.
Alors que redoute-t-on au juste?
Certes, nul n’est contre la vertu. Nous sommes pleinement conscients de la nécessité de protéger nos enfants contre les prédateurs sexuels en cette ère où la pédophilie passe, dans certains cercles, pour l’expression du nec plus ultra de la sensibilité esthétique. Il nous apparaît cependant inacceptable, dans notre système judiciaire qui repose sur la présomption d’innocence, que l’on contraigne des individus à prouver qu’ils ne sont pas coupables de crimes dont on n’ose les accuser formellement.
Il faudra un jour en arriver à aborder le sujet de la pédophilie sans sombrer dans la banalisation et sans non plus enfourcher le destrier des défenseurs puritains de la morale publique. En attendant, nous nous insurgeons contre l’idée que l’on fasse porter le fardeau de la preuve à des écrivains et à des artistes pourtant inscrits dans un programme relevant de l’État, qu’on les ostracise avec une forme inédite de la présomption de culpabilité. Si vraiment quelques fonctionnaires en croisade estiment les jeunes en danger, qu’on instaure un formulaire de plus par lequel les écrivains et les artistes consentent à ce que le ministère de l’Éducation et le ministère de la Culture se chargent conjointement de confirmer qu’ils ont été « approuvés judiciairement ».
Ou alors qu’on équipe nos écoles d’énormes ballons blancs, capables de détecter le degré de culpabilité de ceux qui y entrent…

Plusieurs auteurs s'y oppossent...

07 août 2009

Les droits d'auteur en question

L’UNEQ rappelle aujourd’hui à ses membres que « Le gouvernement fédéral procède actuellement à des consultations sur le droit d’auteur. Il prévoit déposer un projet de loi modifiant l’actuelle /Loi sur le droit d’auteur/ dès l’automne prochain. Les tenants de l’élargissement des exceptions pédagogiques et des exceptions pour la recherche sont très bien organisés et particulièrement présents sur la place publique. Ils réclament de plus en plus de gratuité pour les consommateurs sans contrepartie financière pour les auteurs et sont très écoutés par les politiciens. Comme on entend peu le point de vue de créateurs en faveur de la protection du droit d’auteur, il semble que ses seuls défenseurs soient les grandes corporations qu’on accuse, par ailleurs, de déposséder les artistes. Ce qui a pour conséquence, étrange il est vrai, d’éliminer du débat les intérêts de la communauté artistique.»

On peut participer aux débats de cette commission en se rendant sur le site http://www.consultationdroitdauteur.ca.

On peut également télécharger et envoyer une lettre type aux responsables du dossier au fédéral.

20 avril 2009

Que fait la justice?


J'ai participé à la création de cette campagne d'Amnistie Internationale dénonçant l'impunité des recruteurs d'enfants-soldats.
Depuis 1998, le recrutement et l'utilisation d'enfants soldats ont été reconnus comme crimes de guerre par la Cour pénale internationale (CPI). Pourtant, cette situation persiste encore. Il y a aujourd'hui 250 000 enfants, filles et garçons confondus, encore aux mains des forces et des groupes armés sur au moins trois continents. Dans certains pays, comme le Népal, le Sri Lanka et l’Ouganda, un tiers et plus des enfants soldats sont des filles.

L'impunité doit cesser: infos et moyens d'action sur le site d'Amnistie Internationale, section canadiennne française.

26 mars 2009

Écosociété fait appel d’une décision ontarienne

Le 11 juin 2008, la société aurifère Banro Corporation déposait une poursuite de 5 millions $ en Ontario contre les Éditions Écosociété et les auteurs de Noir Canada. Elle s'additionnait à une première poursuite de 6 millions de $, intentée quelques semaines plus tôt par la société aurifère Barrick Gold. En raison de leurs moyens financiers limités, les Éditions Écosociété ont déposé une requête devant la cour ontarienne visant à rapatrier la poursuite de Banro au Québec. Un procès en Ontario signifierait une duplication des lourdes procédures judiciaires auxquelles font face les auteurs et la maison d'édition dans la poursuite intentée par Barrick au Québec (journées d'interrogatoires, préparation de dossiers de défense, etc.). Des déplacements réguliers vers Toronto seraient également nécessaires alors que la maison et les auteurs résident à Montréal.
Or, la requête visant à rapatrier la poursuite de Banro au Québec a été fermement rejetée par la Cour supérieure de Justice de l’Ontario le 23 février dernier. Choqués du ton du jugement, largement favorable au "droit à la réputation" de Banro, et du fait qu’il ne tient nullement compte de la question même de la liberté d’expression, les Éditions Écosociété et les auteurs de Noir Canada ont décidé de contester cette décision.
Pour en savoir plus : http://slapp.ecosociete.org/fr/node/15086 .
Pendant ce temps, les effets de la poursuite ontarienne en diffamation continuent de se faire sentir dans la province voisine. Cette semaine, les Éditions Écosociété ont été amenées à cesser toute distribution du livre Noir Canada en Ontario, tandis que les auteurs ont dû se résigner à annuler trois conférences prévues cette semaine, à Toronto et à Trent.

S'ils avaient décidé de se soumettre à ce jugement et d’affronter le procès, les Éditions Écosociété aurait dû payer 13 000 $ de frais judiciaires (ce qui exclut les frais d’avocats) pour une journée et demi d’audience. Ce montant est subitement passé à 25 000$ suite à la demande des avocats de Banro Corporation.
S’ils devaient perdre l’appel devant la Cour ontarienne, auteurs et éditeur de Noir Canada risqueraient de voir ces frais doubler, en plus de devoir financer un procès ontarien, lequel représente au moins plusieurs dizaines de milliers de dollars. Pendant ce temps, ils continuent d’assumer les frais que suppose les procédures judiciaires intentées par Barrick Gold à Montréal pour 6 Millions $.
La poursuite de ce combat et la survie même de la maison d’édition ont jusqu’ici été rendues possibles grâce aux généreuses dispositions de Me Normand Tamaro au Québec et de Me Linda McCaffrey d’Ecojustice en Ontario, ainsi qu’au soutien manifesté par la population.
Les Éditions Écosociété continuent de solliciter votre aide financière, afin de pouvoir poursuivre cette lutte en faveur de la liberté d’expression dans le cadre de débats publics.
Vous pouvez faire un don aux fonds de défense des Éditions Écosociété via leur site Internet http://slapp.ecosociete.org/fr/node/32 ou en envoyant un chèque à l’adresse suivante :
Les Éditions Écosociété
C.P. 32052, Comptoir Saint-André
Montréal (Québec) H2L 4Y5

27 septembre 2008

Bibliothèque idéale

Johanne Gaudet, directrice générale de Communication-Jeunesse, a décidé de répondre à l'article de la journaliste Jade Bérubé, paru dans La Presse le 21 septembre. Sous le titre «La bibliothèque idéale», cette dernière y référence «50 livres que votre enfant devrait avoir lus...». Ce corpus comporte seulement 11 titres québécois, des albums destinés aux tout-petits, mais aucun titre québécois pour les 6-11 ans, ni pour les adolescents, n'a été retenu.
Autant dire que ça rue dans les brancards dans le monde littéraire jeunesse québécois.
La lettre de Johanne Gaudet mérite vraiment d'être lue. Vous pouvez transmettre vos commentaires à com.jeunesse@videotron.ca.

06 septembre 2008

Noir Canada


Suite à la poursuite-baillon intentée contre eux, les auteurs de Noir Canada ont pris la plume pour réagir publiquement dans un texte intitulé Noir Canada: le test de la démocratie canadienne, paru dans l’édition du 23 et 24 août du quotidien Le Devoir. Pour lire ce texte, cliquez ici.

«Parmi les effets préjudiciables des poursuites-bâillons qu’on nous intente, il y a celui de nous détourner de notre mission première – publier des livres d’intérêt public et, dans ce cas précis, susciter un débat de fond sur la responsabilité du Canada dans le pillage de l’Afrique – en nous contraignant à mobiliser toutes nos ressources financières et humaines pour assurer notre défense.
Tout au cours de l’été, l’équipe d’Écosociété et les auteurs de Noir Canada ont travaillé d’arrache-pied pour produire un document de défense de plusieurs centaines de pages qui fut déposé à la Cour le 21 août dernier dans le cadre du procès qui nous oppose à Barrick. Ce document vise à démontrer la crédibilité et l’abondance des sources qui sous-tendent les thèses du livre, ainsi que la légitimité et le sérieux de nos démarches d’auteurs et d’éditeur.
Quant à Banro, elle en est à ce stade à nous reconnaître le droit de nous défendre en justice seulement si nous consignons à l'avance les frais de cour que nous lui devrions dans l'éventualité où nous perdrions, ce qui aurait pour effet quasi immédiat de nous pousser à la faillite!»

Signez la pétition d’appui.
Achetez le livre Noir Canada.

22 août 2008

Manifestation

Un grand rassemblement pour protester contre les coupures du gouvernement Harper dans les arts et la culture
SOYEZ-LÀ LE 27 AOÛT 2008!

Cette importante manifestation, coordonnée conjointement par le Conseil des arts de Montréal et Culture Montréal, se déroulera LE MERCREDI 27 AOÛT 2007, À 10 h 30 à la Société des arts technologiques 1195, boul. Saint-Laurent à Montréal.

Tous les acteurs du milieu artistique, ainsi que la population, sont invités à cette manifestation pour lancer le message suivant au gouvernement Harper : RENONCEZ AUX COUPURES EN ARTS ET EN CULTURE!

Rappelons que ces coupures, totalisant presque 25 millions de dollars, touchent notamment la promotion et l'exportation des productions et des produits artistiques à l'étranger, une dimension cruciale du développement artistique au Canada. Nos artistes sont de remarquables ambassadeurs de notre culture et leurs créations contribuent fortement à l'excellente réputation du Canada dans le monde.

Nous vous demandons de :
1. Inscrire immédiatement cette date à votre agenda;
2. Faire suivre ce message au plus grand nombre de personnes possible;
3. Vous présenter le mercredi 27 août accompagné de nombreux collègues et amis;
4. Le cas échéant, astiquer les divers prix et trophées d'excellence artistique que vous avez reçus à l'international - vous serez appelés à briller!

Cet événement est un des moments cruciaux d'une campagne pour laquelle la participation de l'ensemble de la communauté artistique et culturelle, toutes disciplines et toutes pratiques confondues, est essentielle. Puisque la force d'un message réside dans le nombre et la diversité de ses porteurs, nous vous invitons à sensibiliser l'ensemble de vos connaissances à la situation actuelle et à l'importance de leur présence cet événement. D'autres gestes de sensibilisation auront lieu, à l'échelle locale et partout au Canada, dans les semaines à venir.

NOUS VOUS ATTENDONS LE 27 AOÛT!

Information : Christian O'Leary
Directeurs des communications et du développement
Conseil des arts de Montréal
coleary.p@ville.montreal.qc.ca
514 280-3991

Lire aussi le communiqué de Culture Montréal.