07 juillet 2018
Réimpression, j'écris ton nom.
22 janvier 2017
Les jeunes et la poésie
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
08 septembre 2014
Ma culture à l'école
Tous les renseignements sur le programme se trouvent ici.
En attendant que ma fiche soit mise à jour sur le site, voici les deux nouveaux ateliers que je propose en plus de mon animation habituelle:
Le Québec en guerre
Autour de ses deux romans jeunesse: Mesures de guerre et La Forêt des insoumis, l’auteur aborde le thème de la guerre vécue à Montréal et Mont-Laurier. Il raconte la Grande et la petite histoire et amène les enfants à se questionner et à essayer d’imaginer leur ville ou leur province en état de guerre. Il est question des évènements d’octobre 1970 et du refus de la conscription en 1918.
Le Québec du futur
Autour de deux romans de science-fiction pour adolescents : Les Voleurs d’espoir et Les Voleurs de mémoire, l’auteur aborde quelques thèmes fondamentaux du Québec : l’hiver, le Français, l’indépendance, la dénatalité… en les poussant à l’extrême. Les livres se passent en 2024 et 2039. Ils présentent une terrible vision du Québec de demain, mais où de jeunes intrépides vont redresser la barre.
Le 3e tome de la trilogie, intitulé Les Voleurs du soir, paraîtra en octobre 2014, toujours à La courte échelle.
10 juillet 2014
Des images: pour quoi faire?
20 avril 2014
Mon Metropolis bleu
24 mai 2012
Printemps érable : une fiction?
On est vraiment dans le grand n'importe quoi.
Je me cherchais justement une idée pour un nouveau polar jeunesse à saveur historique. Après les mesures de guerre de 70, mai 68 et la résistance à la conscription de 1918, je pourrais raconter le printemps érable aux jeunes du primaire.
À suivre...
27 avril 2012
La Forêt des réactions
28 février 2012
Comment j'ai écrit «La Forêt des insoumis»

Suite à mes deux polars jeunesse à saveur historique (Mesures de guerre et En mai, fais ce qu’il te plaît), l'illustratrice Geneviève Côté a eu la gentillesse de me confier le journal intime tenu par son grand-père, René Jolicoeur, alors qu'il était insoumis, caché avec d'autres camarades dans la forêt durant l'été 1918.
Ce journal inédit est un document unique et passionnant. L'idée d'en faire un roman m'a plu. Geneviève et sa mère - Lucie Jolicoeur-Côté, la fille de René Jolicoeur - m'ont aussi parlé de leur père et de leur grand-père.
En dehors de ce journal et de ce que m'avaient dit Geneviève et sa mère, je n'avais que peu d'informations sur cette période de sa vie.
Pour me documenter, et comme René et son frère lisaient beaucoup les journaux, j'ai moi aussi lu La Presse et Le Devoir de cette époque, pour savoir ce qu'on y racontait. Il était intéressant d'y découvrir comment la guerre était vécue depuis Montréal.
J'ai aussi lu un essai intitulé Déserteurs et insoumis, les Canadiens français et la justice militaire (1914-1918), de Patrick Bouvier.
Ainsi que la section traitant de la Première Guerre mondiale dans Histoire populaire du Québec 1896-1960, de Jacques Lacoursière.
À l’époque, beaucoup de Québécois (plus de 40%) refusaient de partir en réaction au pouvoir anglais au Canada. Ils considéraient que l'armée canadienne, sous les ordres d'officiers anglophones, ne les représentait pas.
D'autres, comme René Jolicoeur, étaient des objecteurs de conscience. Très pieux - catholiques - ils refusaient l'idée de porter les armes et d'aller se battre contre d'autres hommes.
Il est important de rappeler que c'est la conscription obligatoire déclarée en octobre 1917 qui a posé problème. La réaction négative des Canadiens français était le signe d'un clivage évident entre Francophones et Anglophones.
Ce journal n'est pas un roman. Il m'a donc fallu y ajouter une intrigue, un suspens et travailler les personnages et leurs rapports. J'ai gardé tous les personnages : les cinq insoumis et les deux oncles. J'ai inventé le personnage du petit frère de William, qui m'a permis de créer une trame polar, plus captivante pour les jeunes lecteurs et plus dans mon style. J'ai gardé l'esprit, mais j'ai modernisé la narration, utilisant le présent et ajoutant beaucoup de dialogues.
Bien sûr, l’illustration de la couverture et les cabochons intérieurs de La Forêt des insoumis sont l’oeuvre de Geneviève Côté.









