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28 janvier 2026

Touche pas à mon cadavre

 Voici le 4e tome des Chroniques de la Mastigouche, publié chez Héliotrope Noir.

Depuis qu’il a été arrêté en état d’ébriété, Roger, un entrepreneur en bâtiment, fait preuve d’une prudence exemplaire au volant de son pick-up. Jusqu’au soir où, par une pluie torrentielle sur le chemin du Parc, pressé de rentrer boire une bière ou quatre, il percute à mort un cycliste. Craignant pour son permis, Roger décide de cacher le corps dans un coffre en attendant de pouvoir le faire disparaître pour de bon. Sauf que la Mastigouche en crue le devance et emporte avec elle le coffre dans ses eaux déchaînées. 

Heureusement pour Roger, sa voisine Jacqueline a un marché à lui proposer…

 
Jacqueline de La Sainte Paix est donc de retour, plus en forme que jamais...


Touche pas à mon cadavre est un roman noir avec une touche d'humour, qui déborde.

 

08 octobre 2025

Le gâteau empoisonné

C’est l’anniversaire de Benjamin, et Marin a apporté un magnifique gâteau au fromage préparé par sa mère. Mais quelques bouchées plus tard, tout le monde tombe malade. Tout le monde… sauf Marie. La fête tourne au cauchemar, la police débarque, et très vite, la mère de Marin devient la principale suspecte. Pour sauver l’honneur familial, Marin décide de mener l’enquête. Empoisonnement, vengeance, jalousie ? Le mystère plane de nouveau sur la classe de madame Tzatziki…

 
Après Le Voleur de sandwichs, Marin reprend du service comme enquêteur dans LE GÂTEAU EMPOISONNÉ.


 Les fabuleuses images sont signées par François Vigneault.

 C'est le 4e tome de la série La Classe de madame Tzatziki...


 


 

05 septembre 2025

André suit une drôle de piste

 

Fonfon lance une nouvelle collection intitulée Sorbet, où l'on retrouve les auteurs/personnages de la collection Histoires de lire.

On retrouve donc André, plus âgé, mais toujours aussi curieux et aimant les enquêtes...

Dans cette aventure hivernale, André tente de découvrir qui a laissé différentes traces dans la neige. Mais certaines sont plus compliquées à décoder que d'autres!

Toutes les hypothèses sont bonnes, ou presque...




30 mai 2024

Crime writers of Canada 2024

 

LA SAINTE PAIX remporte The Best French Language Crime Book (Fiction and Nonfiction) de Crime Writers of Canada.

Voici comment il est présenté sur le site.

Set in rural Québec, La sainte paix asks the question – How far will an elderly woman go to maintain her peaceful existence on the Mastigouche river? We, the readers, are drawn into Jacqueline’s machinations as she goes to great lengths to protect her “holy peace” from the possibility of bothersome intruders. The main character is drawn with humour and a certain vulnerable tenderness, despite her moral failings. We understand what drives her and, while we sympathise with the well-meaning officers trying to get to the bottom of her crimes, by the end, we too are in cahoots with Jacqueline! La sainte paix is a real page-turner. The novel is well-structured; the dialogue is effective throughout, and the story has flow and a purposeful drive. This is focused storytelling at its best.

C'est la joie!

Un premier prix en littérature adulte, 25 après la parution de mon premier roman noir Accidents de parcours (1999), ce n'est pas non plus un exploit ;-)

18 avril 2024

LA TRUITE

LA TRUITE: nouveau roman pour ados, publié chez D'Eux, distribué au Québec et en France.

Alors qu’il vient tout juste de rencontrer la lumineuse Raphaëlle, Alex est convié à passer dix jours chez sa mère à l’autre bout du pays. Contrarié, il part mais trépigne à l’idée de revenir. De son côté, Raphaëlle semble s’amuser et ne pas trop se préoccuper des états d’âme de son nouvel ami. Les retrouvailles ne seront pas aussi chaleureuses qu’espérées.

Illustrations de Jimmy Beaulieu.

« Une semaine est passée, et je n'arrivais plus à reprendre pied. Je me sentais couler, attire par le vide sous moi. Je prenais une bouffée d'air de temps en temps, pour ne pas sombrer davantage. Les mêmes deux mots s'enchaînaient en boucle dans mon cerveau : truite, grenouille, truite, grenouille, truite... un duo d'habitants des eaux où je me noyais. J'étais un terrien, j'avais besoin de solide, d'un univers tangible. »



08 mars 2024

Quais du polar 2024

J'ai le bonheur d'être invité à Quais du polar, à Lyon, du 4 au 7 avril 2024. C'est le plus gros salon du genre en France, qui fête ses 20 ans. L'an passé, 90 000 visiteurs y sont venus!

J'y serai le représentant du Canada, au milieu d'un contingent d'auteurs et autrices exceptionnels, de presque partout sur la planète. La liste des invité.e.s est incroyable.

Je vais présenter LA SAINTE PAIX. Mon programme est bien chargé et c'est formidable. Programme et signatures à découvrir sur le site de Quais du Polar.


Certains trouveront peut-être curieux que je sois le représentant du Canada, mais mon passeport est ma réponse. Par contre, j'aurais apprécié que le Conseil des Arts du Canada accepte ma demande de bourse de déplacement...



31 décembre 2023

Québec 2024, mon anticipation

 

En 1999, j’ai écrit un roman de science-fiction pour adolescents, qui se déroulait au Québec, 25 ans plus tard: en 2024, donc. Nous y voici.

Les Voleurs d’espoir fut publié en 2001, puis republié en 2013.

Pour l’écrire, j’avais dressé une liste de quelques traits marquants du Québec: l’hiver, le français, le désir d’indépendance, la faible natalité, puis je les avais tous exagérés à l’extrême.

Influencé par le référendum de 1995 et la crise du verglas de 1998, j’avais donc imaginé un hiver permanent, un Québec indépendant 100% francophone et une natalité nulle avec un héros de 14 ans : Hugo, le dernier-né des Québécois. Un ado en quête de justice au cœur d’un réso virtuel.

Sans le savoir, j’avais écrit une dystopie.

Seul bon point dans mon anticipation : la natalité continue de baisser. Pour le reste, on peut dire que je me suis bien planté dans mes projections. La défense du français au Québec est une lutte toujours à refaire. L’indépendance n’est plus une priorité. Et la planète de 2024 se réchauffe plus que jamais.

Je me suis rattrapé dans le roman suivant : Les Voleurs de mémoire qui remporta le Prix des Libraires.

Le Québec de 2039 y est devenu un immense désert…
 

14 novembre 2023

Chut !

Tania recherche le silence mais se retrouve dérangée par les bruits environnants. Chaque endroit qu'elle trouve est perturbé par un bruit! Comment trouver la paix et l'harmonie même dans un environnement bruyant? En entreprenant une quête pour trouver le silence, Tania réalisera que la paix intérieure et l'harmonie peuvent être trouvées même au milieu du tumulte…
Chut! est illustré par la très talentueuse Mélanie Baillargé.
Publié par La Pastèque, disponible en France et au Québec.

02 septembre 2023

Prix Saint-Pacôme 2023

La Sainte Paix est finaliste au prix Saint-Pacôme du roman policier 2023, pour sa 21e édition. Remis par la Société du roman policier de Saint-Pacôme, le prix sera dévoilé le samedi 14 octobre.
Les deux autres finalistes sont Catherine Lafrance pour Le dernier souffle est le plus lourd paru aux Éditions Druide et Ronald Lavallée pour Tous des loups, paru chez les Éditions Fides.
Ce sera ma 3e finale. J'avais été choisi en 2003 pour Les Effets sont secondaires, et en 2010 pour Sa Propre mort, tous deux publiés chez La courte échelle. Jamais deux sans trois?

13 octobre 2022

Lancement pour On ferait comme si

On ferait comme si on faisait un lancement...
Ce sera le jeudi 27 octobre chez Paperole, à Montréal.
le lien FB ici.

22 septembre 2022

La fin du monde est pour demain

Mon nouveau roman dans la collection Zébre de Bayard Canada.
La vie de Keven et de Livia bascule lorsque leurs parents leur annoncent que la fin du monde approche. À partir de maintenant, ils sont des survivalistes et doivent se préparer. Plus d’école ni de devoirs, mais aussi plus de wifi ni de jeux vidéo ! En modifiant leur appartement et en changeant complètement leurs habitudes, les membres de la famille se transforment peu à peu en survivants des temps modernes pour le meilleur et pour le pire. Mais ils semblent les seuls à connaître la vérité…
Roman pour les 10 ans et +. Illustré par Kuizin.

22 décembre 2021

Mes 12 best lectures de 21

 

Les sapins tournés de Mr. Wall à Percé

 

Du noir, mais pas que.

Des romans, mais aussi trois essais, deux bd, des nouvelles et de la poésie, toi.


À la ligne - Feuillets d’usine, Joseph Ponthus, Éditions de la Table Ronde, 2019

Des vers sans rime ni ponctuation pour raconter le quotidien d’un ouvrier à l’usine et dans un abattoir. Tout sauf superficiel et fabriqué, si loin d’une autofiction qui s’apitoierait sur son propre sort. Joseph Ponthus raconte la douleur, la précarité et l’épuisement avec toujours un rappel à la littérature et la chanson françaises pour tenir le coup. Magistral.

#coupdecoeur

 

Œdipe n’est pas coupable, Pierre Bayard, Minuit, essai, 2021

Bayard décortique Œdipe Roi de Sophocle pour démontrer qu’Œdipe est innocent. Freud, René Girard et Voltaire font partie des nombreux invités de cette brillante enquête, passionnante, érudite et même amusante.

#parricide

 

Hôtel de verre, Emily St. John Mandel, Alto, 2021

L’amour malgré tout, l’ambiance tendue, l’écriture fine. Je suis fan de cette écrivaine. Très différent de Station Eleven et c’est tant mieux. Un style à la hauteur de mon plaisir.

#pyramidedeponzi

 

L’inconnu de la poste, Florence Aubenas, L’Olivier, 2021

Une longue enquête pleine d’humanité et de suspense sur un meurtre irrésolu et un suspect aussi attachant qu’ambigu. Lecture addictive.

#coldcase

 

Wendy, Maître ès art, Walter Scott, bd, traduction de Daphné B, La Pastèque, 2021

Wandy fait sa maîtrise aux beaux-arts de l’Université de l’Enfer (Ontario). Hilarant, déjanté, trash, sans issue.

#déjantée

 

Un homme dans la foule, 1957, Budd Schulberg, nouvelle traduction de Christophe Mercier, éditions des Équateurs Parallèles, 2017

On croit lire l’ascension de Trump. Le parcours incroyable d’un manipulateur des médias, fabulateur et charismatique. La traduction précédente était nettement moins bonne. Cette nouvelle a été adaptée par Élia Kazan au cinéma en 1957.

#populisme

 

Les cowboys sont fatigués, Julien Gravelle, Leméac, 2021.

Un vrai roman noir québécois (plutôt rare) qui se déroule au nord du lac Saint-Jean. Un peu de Breaking bad chez les redneck keb. Langue parlée très bien sentie. De l’action, des méchants et une réédition au Seuil.

#romannoir

 

L’assassin qui est en moi, 1952, Jim Thompson, Rivages, 2012, première traduction intégrale par Jean-Paul Gratias.

Relecture de ce chef-d’œuvre du roman noir, sans concession, sans happy end. On est souvent mal à l’aise et c’est bon signe. «Probablement le récit le plus crédible et le plus effrayant que j’ai rencontré, écrit à la première personne, sur un esprit déformé par le crime. » selon Stanley Kubrick.

#dérangeant

 

Propriété privée, Julia Deck, Éd. Minuit, 2019

Satirique version moderne de l’installation d’un couple de bobos dans un écoquartier. Les voisins viendront forcément tout gâcher. Le ton est joyeusement dépressif.

#jubilatoire

 

Ce qu’il faut de nuit, Laurent Petitmangin, La Manufacture de livres, 2020

Un père militant communiste et ses deux fils, milieu ouvrier. Lorsque l’aîné se rapproche du FN, tout dérape. Juste, émouvant et intense. Humain, quoi.

#touchéenpleincoeur

 

Ton pays sera mon pays, Philippe Manevy, Leméac, essai, 2021

Manevy a quitté la France pour s’installer au Québec avec sa femme québécoise. Il raconte ses découvertes, émotions, lectures, différences. L’immigration, l’intégration : pas toujours simple. J’y ai retrouvé plein d’éléments vécus et découvert beaucoup d’autres.

#mauditfrançais

 

Tu ne tueras point, Hondalette-Tripp-Doisneau, Le Lombard, 2021.

Un recueil de faits divers mis en bd. Impossible de n’en lire qu’un. La misère du quotidien en images.

#plaisircoupable

21 octobre 2021

Instagramarois

 

J’ai un peu délaissé mon blogue ces temps derniers, parce que je n’avais pas de nouveautés à présenter, mais également parce que je publie maintenant sur Instagram.

 

On peut désormais me trouver aussi à cette adresse :

@marois_andre

 

À bientôt !

19 octobre 2021

C'est quand même fou !

 

Les livres ont parfois de drôles de parcours. Paru en 2018 chez Héliotrope, mon roman Je ne suis pas fou est passé presque inaperçu, hormis quelques rares réactions ici ou là. C'est bien sûr toujours décevant de ne pas être remarqué, mais cela fait partie de la vie des livres et je ne me plains pas; je suis plutôt choyé par ailleurs.

Et puis, voilà qu'une professeure de secondaire 2 m'invite à rencontrer ses élèves, suite à leur lecture enthousiaste de Je ne suis pas fou. Dans la foulée, j'ai rencontré sept classes.

Un autre prof me contacte pour la même raison, mais en secondaire 5.

Une blogueuse La Bibliomaniaque écrit un texte enthousiaste sur mon roman: 

«Ce roman nous happe par son ambiguïté… Est-ce le fruit de son imagination ou est-il réellement pris dans une famille étrange et pernicieuse?

C’est un roman qu’on lit sans tout comprendre parce qu’on ne le vit pas. L’auteur parvient à nous faire pénétrer dans cette spirale glaçante, nous demandant quel sera le dénouement. Ce que j’ai apprécié aussi, c’est l’absence de plusieurs éléments : dialogues, personnages secondaires, adjuvants…

La fin du roman est aussi particulièrement bien réussie. La longueur des derniers chapitres, combinée à la longueur des phrases, accélère le rythme du récit, ajoutant au sentiment d’affolement du narrateur...»

 Je me retrouve même dans un coffret cadeau accompagné d'un guide de lecture détaillé.

C'est extra, comme disait Léo. Oui, les livres sont nés pour durer. 

Pendant la crise, la lecture continue !


27 août 2020

L'Alerte au feu - 2 critiques

Le 22 août 2020, Louise-Maude Rioux Soucy écrit dans Le Devoir au sujet de L'Alerte au feu.

«Pas de fumée sans feu
Notre exemplaire dépenaillé du Voleur de sandwichs accuse d’assidues fréquentations. C’est dire combien sa suite, L’alerte au feu (La Pastèque), était attendue. C’est qu’André Marois a le chic pour broder une intrigue ayant du « rebondi ». Le trait rond de Célia Marquis, à la fois naïf et grinçant, en relais de Patrick Doyon, ajoute ce qu’il faut d’esprit pour embraser cette enquête. Verdict familial ? La magie opère toujours, L’alerte au feu effleurant, au surplus, et avec juste ce qu’il faut de désinvolture, des notions complexes comme le racisme, le sexisme ou la pauvreté. Craquant !»
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
 Dans La Presse, Marie Allard signe un long entretien, avec photos et tout. Vraiment un bel article.
 

27 juin 2020

Ma ruelle sans nom

J'adore les ruelles montréalaises pour leur ambiance, leur ombre, leur vétusté. Surtout, je les considère comme de fabuleux terrains de jeu. J'aime aussi qu'elles ne portent pas de nom.
Je les ai souvent utilisées dans mes livres, en les idéalisant.
J'habite à la même adresse depuis 1999 et ma ruelle a donc servi de cadre pour plusieurs histoires.
Dans la série d'enquêtes Jérémie et Malie, le titre Avis de recherche se déroule dans ma ruelle, entre deux rues du Plateau Mont-Royal.
Illustration: Luc Melanson
Tout le monde dehors! se passe dans la même ruelle, mais en plein hiver.

La bataille d'eau finale des Héros de la canicule a lieu au même endroit, mais l'été. J'ai fourni mon repérage à l'illustrateur Cyril Doisneau.

Avec la pandémie en cours, ma ruelle ressemble vraiment à mes livres. Elle est pleine de cris et de rires. Une bande de six garçons y jouent à une extrémité à des aventures sans fin. Les nombreuses cachettes créées par les travaux dans les cours permettent des poursuites que je suis chaque fois que j'y passe en vélo.
Illustration: Cyril Doisneau
Des parents ont même construit un petit chemin de ronde derrière leur clôture et la réalité rejoint ma fiction.
Ailleurs aussi, les riverains ont pris le contrôle de ces terrains libres. C'est un vrai plaisir que de s'y promener entouré de petits vélos, de jeux d'échec géants, de paniers de baskets et de jardins improvisés.
La Covid 19 aura eu ça de bon: rendre les ruelles aux enfants et leur permettre de jouer derrière chez eux en sécurité avec leurs ami.e.s.