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02 mai 2025

Les chroniques de la Mastigouche

 

Au début, il n'y avait que ce roman noir, implanté à Mandeville (Lanaudière), au Québec, donc.
Et puis, j'ai compris que les lecteurs aimaient bien le sergent-détective Mazenc, alors il est revenu dans un second roman. Les Chroniques de la Mastigouche étaient nées.
Les deux premiers titres viennent d'âtre réédités dans la collection Noir P des éditions Héliotrope.
Le 3e tome est paru en 2023. Un 4e roman verra le jour en 2026...


04 juin 2023

La Sainte Paix

Voici La Sainte Paix, le 3e opus mandevillois avec le sergent-détective Mazenc.
Jacqueline et Madeleine vivent chacune de leur côté de la Mastigouche et, depuis la mort de leurs maris, elles se saluent de loin chaque jour, sans plus. C’est un arrangement qui leur convient parfaitement. Alors, quand Madeleine annonce qu’elle a l’intention de vendre sa maison, pour Jacqueline, c’est une catastrophe. Un nouveau propriétaire s’incrustera dans le paysage, avec sa famille nombreuse, ou pire, des locations à court terme ! Et cela, elle ne le supporterait pas...
En librairie au Québec le 14 juin 2023.

15 septembre 2022

Milieu Hostile

Je signale cette longue entrevue que j'ai acordée au site MILIEU HOSTILE, sous la plume de Christophe Dupuis.
Il y est question de roman noir, du Québec, des niveaux de langue française, de l'écriture, de mes sources d'inspiration et de quelques canettes de Kronenbourg 1664 blanche...
Commençons par une question à Yves Jolivet, son éditeur français : qu’est-ce qui vous a plu dans ces deux romans ? Yves Jolivet : La lecture de Bienvenue à Meurtreville a été jubilatoire. C’est un peu comme si les personnages de la BD des Vieux fourneaux se mettaient à défourailler et à empiler les cadavres pour développer l’animation et l’économie de Mandeville, un village perdu dans les Laurentides, au Québec. L’ouvrage contenait beaucoup de critères pour être édité chez nous: de la nature à foison, de l’efficacité, un tueur en série effectuant des meurtres décalés, le tout dans une écriture légère et humoristique. Si Irrécupérables n’est pas exactement la suite du premier ouvrage et peut se lire indépendamment, quand bien même l’intrigue se situe toujours à Mandeville, l’ouvrage est toujours aussi hilarant, un peu plus noir cependant et la fin de l’ouvrage conserve sont lot de surprises pétaradantes dans la continuité de l’ouvrage précédent.

21 février 2022

IRRÉCUPÉRABLES en France

Irrécupérables est publié en France en février 2022, chez l'éditeur Le Mot et le Reste qui avait déjà publié Bienvenue à Meurtreville.
Déjà une première critique est parue sur le blogue Polarmaniaque. «... Voilà un excellent polar rural qui sent bon son Canada et la cordite, cette odeur si caractéristique de la poudre. Il y a un côté Far West, mais sans concession, sur fond de trafic de métaux volés, de courses folles de quads et de pick-ups, de tireurs fous et de voisinage trouble, c’est la Belle Province vue sous un angle belliciste et le chinois Sun Tzu avec son art de la guerre en toile de fond. Si vous voulez vous désennuyer, cet opus est un choix idéal. Vous en dire davantage serait divulgâcher, pour pasticher nos cousins.»

23 avril 2021

Bienvenue à Meurtreville en France

Bienvenue à Meurtreville vient d'être publié en France chez Le Mot et le Reste, avec une nouvelle couverture très invitante et une mini réécriture (une vingtaine de mots québécois difficiles à décoder: scrap, maganer, minoune, ploguer, bibitte...)

Dès sa sortie, déjà trois chroniques très positives:

Mandeville (dites plutôt Meurtreville): ses loups, ses forêts, ses rivières… et son serial-killer

Mandeville, 2000 habitants. Cette petite municipalité du Québec où il n’est pas rare de croiser des loups, des coyotes et même des ours noirs, a tout pour plaire. Forêts, lacs, rivières complètent ce tableau idyllique. On vous le dit, Mandeville est un vrai petit paradis. Pourtant Mandeville va mal. Son industrie naguère florissante est au plus bas. Qui plus est, pour ne pas arranger les choses, les touristes snobent cet endroit pourtant magnifique. Ce qui attriste et inquiète les commerçants du coin. En particulier le garagiste Réjean qui va jusqu’à faire un esclandre lors du conseil municipal. Ses finances vont mal, il a besoin d’aide, c’est urgent. Faut que ça bouge !
[...]

Avec sa couverture qui nous fait furieusement penser à la série Twin Peaks (mais point d’agent Dale Cooper, ni de Laura Palmer, ici), Bienvenue à Meurtreville attire indéniablement le regard. Oui, c’est un fait, l’ancien publicitaire André Marois, devenu depuis auteur, sait y faire pour nous appâter. Son (trop court) polar, un brin inspiré par la série Dexter, dans lequel un élu local tente de faire connaître son village d’une manière pour le moins non conventionnelle, nous fait voyager au pays de Ginette Reno et des orignaux. Un dépaysement renforcé par l’utilisation d’expressions typiquement québécoises disséminées tout au long du récit. (les expressions très imagées « Crisser patience » et « Foutre la chienne » n’auront plus de secret pour vous).

Un chouette moment de lecture donc, même si nous aurions aimé que ce bouquin au cynisme redoutable soit accompagné d’un humour noir plus grinçant.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Branchés culture

Pascal Etienne
Branchés culture 22 avril 2021

- Bienvenue à Meurtreville

Un petit livre de 150 pages et une petite histoire qui sait être d’une réalité particulièrement cynique quand on pense à toutes ces petites villes qui se meurent car leurs habitants vont voir ailleurs si l’herbe est plus verte… comme on disait jadis. Alors quand après un premier meurtre, la ville – étrangement et de manière plutôt malsaine – reprend vie, certains se demandent carrément pourquoi ne pas continuer… En plus, les futurs morts ne feront pas défaut et ne manqueront à personne… Voilà un livre petit format mais bien agréable à lire ; comme une bonne nouvelle !

Une chronique à retrouver sur Blues et Polar

Muriel Gaillard
Blues et Polar 22 avril 2021

- Bienvenue à Meurtreville

Au Québec, une petite bourgade, Mandeville, s’étiole avec la diminution du nombre de pêcheurs et de chasseurs. Comment attirer les visiteurs ? Un soir, Chevalet, membre du conseil municipal, tue par accident un squatteur local qui chapardait des pieds de cannabis. La police enquête, la foule accourt. Chevalet décide de commettre un nouveau meurtre, sur un parasite qui a causé le suicide d’un de ses amis. Puis un troisième, façon serial killer. Le village est en ébullition, les journalistes débarquent, les cafés se remplissent, la ville revit… Peut-on s’improviser tueur en série à 70 ans sans culpabilité ni remord, sans perdre la raison ?

Un livre noir, et follement drôle. Le conseiller municipal fait revivre sa ville grâce à son « génie », se renseignant sur internet sur les modes opératoires des tueurs en série, choisissant soigneusement ses victimes afin d’y mettre un peu de justice ! Aussi quelle n’est pas sa colère quand quelqu’un commet un
meurtre derrière son dos : il se sent dépossédé de son œuvre… L’humour noir coule à flots, et le suspense est intense : va-t-il se faire prendre ? Quand s’arrêtera-t-il ? Le roman offre au passage une réflexion presque philosophique sur la relativité du bien et du mal, sur ce qui fait le malheur de certains et non des autres, sur les réalités économiques et sur les petites villes de province qui disparaissent, réduites à un tourisme inexistant.

Une chronique à retrouver sur Les notes

J.G. et M.D.
Les notes 20 avril 2021

12 mars 2021

Irrécupérables

Retour au polar. 

Cinq ans après la publication de Bienvenue à Meurtreville, voici mon deuxième titre dans la collection Héliotrope Noir: Irrécupérables.

On revient à Mandeville, mais le personnage principal est cette fois-ci un flic: le sergent-détective Mazenc qu'on a déjà croisé dans le premier roman et ailleurs aussi.

Il est fatigué, a hâte à ses vacances prochaines, mais un type lui pollue son entrée jour après jour. En cherchant à coincer ce petit con, Mazenc va tomber sur une grosse affaire. Les bois cachent toutes sortes de personnages féroces et dangereux.

Irrécupérables est donc - une fois n'est pas coutume - une enquête, qui se déploie entre Lanaudière et la Côte-Nord.

À noter: Bienvenue à Meurtreville reparait en même temps en format poche dans la collection Noir P.





07 mai 2016

Bienvenue aux critiques ?


Les critiques de Bienvenue à Meurtreville sont plutôt contrastées.
Dans La Presse, Norbert Spehner me donne quatre étoiles et ne boude pas son plaisir : «Bienvenue à Meurtreville est un court récit tout droit sortie de l'imagination retorse d'André Marois, qui manie un humour noir férocement jouissif. Cette singulière variation sur le thème éculé du tueur en série est particulièrement originale et réussie. Un plaisir de lecture tout à fait coupable!»

À l’émission Salut Bonjour sur TVA, Chrystine Brouillet a aussi beaucoup aimé : «L’humour noir à son meilleur! Une intrigue qui se tient parfaitement, un cadre bucolique inusité, des personnages truculents : un résultat absolument réjouissant!»

Sur le blogue Sang d’encre Polars, Michel Dufour est lui aussi très heureux de sa lecture : «Partant de ces prémisses simples, Marois compose une jolie histoire de solidarité et de sang. Pas de plongée dans les profondeurs de la psyché, pas d’analyse sociologique structuralo-dialectique, pas de déviance sadomasochiste qui favorise l’insomnie. Marois a une idée et il la développe avec cohérence et une grande force d’attraction; un petit nombre de personnages importants s’y greffent naturellement; puis, on a l’impression que l’histoire se déroule toute seule. À la sortie du livre, nous ne sommes peut-être pas plus savants, mais nous avons passé un sacré bon moment.»

Enfin - je gardais le pire pour la fin - dans Le Devoir, Michel Belair n’est vraiment pas d’accord avec ses collègues. Il m’assassine, me flingue à bout portant, ne trouvant aucun humour dans cette idée de roman noir. Il ne m’accorde aucune circonstance atténuante. Quand la critique est à ce point négative, est-ce signe que le livre ne laisse pas indifférent?
À méditer.

06 avril 2016

Comment j'ai écrit Bienvenue à Meurtreville


L’histoire remonte à mai 2010, quand j’étais encore chroniqueur à Infopresse. J’avais publié un texte intitulé Touristes à tout prix, illustré par Alain Pilon. « Quand l’auteur de polars en moi s’acoquine avec son double publicitaire, ça donne une chronique sanglante où un petit village inconnu décide de faire parler de lui d’une manière assez terrible. »
L’idée me semblait suffisamment prometteuse pour que je décide de la reprendre et la développer. J’ai donc écrit une nouvelle sur ce thème, puis j’ai voulu en faire un film, intitulé Meurtres au village. J’ai proposé un synopsis à mon agent de l’époque, qui a trouvé un réalisateur intéressé. J’ai retravaillé pendant plusieurs mois avec lui, jusqu’à obtenir un synopsis long, de 13 pages. À l’automne 2012, le travail était suffisamment abouti pour que mon agent et le réalisateur partent en recherche d’un producteur.
Chacun son métier; je les ai donc laissés prospecter. Un an plus tard, sans nouvelles, je me suis rendu compte que pas grand-chose ne s’était passé.
J’ai alors relu mon synopsis et je ne l’ai pas aimé. Ça s’éloignait beaucoup trop de l’idée initiale, ça louvoyait entre la comédie et le noir. Bref, j’ai décidé d’abandonner ce projet de film. J’ai quitté mon agent et peu après, j’ai reçu un courriel de Geneviève Thibault qui développait la collection Héliotrope noir. Je lui ai présenté mon idée résumée en quelques lignes, elle a aimé ça, mais en précisant que mon roman devait s’ancrer dans un lieu défini. « Héliotrope noir propose de tracer, livre après livre, une carte inédite du terrain québécois, dans laquelle le crime se fait arpenteur-géomètre. »
Mon histoire se déroulait alors dans un village québécois imaginaire, que je voyais dans la Beauce. J’ai plutôt décidé de situer mon roman à Mandeville, dans Lanaudière, que je connais très bien. 
 J’ai passé l’été 2014 à sillonner le coin, à me documenter sur l’historique du village, à discuter avec les gens. Et j’ai écrit la première version de Bienvenue à Meurtreville. La trame narrative restait celle que j’avais prévue, mais les lieux ont imprégné chaque page, transformant l’ambiance et modifiant le cours de choses. 
Annie Goulet a pris le relais de Geneviève à la direction littéraire et le roman s’est encore bonifié, jusqu’à devenir le livre qui est lancé mardi 12 avril. 
Je suis le cinquième auteur à publier dans cette collection et j’en suis très heureux.
 Premier commentaire de Norbert Spehner sur FB : «Férocement drôle et jouissif !»