Je sors de ma librairie préférée: Le Port de tête, où je n'avais pas mis les pieds depuis deux mois. Joie: elle a doublé de superficie! Les livres graphiques, les BD et les albums jeunesse sont désormais à leur aise dans la nouvelle partie. Quand on entend partout que les librairies se meurent, ça fait du bien de partager une bonne nouvelle, non? Allez y faire un tour: 262 Est Mont-Royal à Montréal.
Voici ce que dit le 4e de couverture: «Dimanche, je suis allé au stade avec mon père, pour assister à un match de baseball. J’adore pas trop ce sport, mais p’pa dit que plus je verrai de parties et plus je l’apprécierai. Moi, je savais surtout qu’il y aurait Georgette, la mascotte de notre équipe, pour divertir les enfants.
J’aime pas les mascottes. Elles me terrorisent. Dès que j’en aperçois une, j’ai la chair de poule.»
Tout a commencé au salon du livre de Longueuil, où je m'étais rendu avec l'illustratrice Virginie Egger, pour présenter notre Papy, où t'as mis tes dents? Ses deux fils nous accompagnaient et nous attendions le client au stand des 400 Coups, lorsque deux mascottes sont passées dans l'allée. Le plus jeune des garçons s'est alors recroquevillé en disant: «J'aime pas les mascottes... On sait pas ce qu'il ya dedans.» J'ai tout de suite senti qu'il y avait là une idée d'album. Je l'ai laissée murir quelques mois. En avril 2009, lors d'une résidence d'auteur à Bordeaux, j'ai écrit une première version du texte, sous forme de vignettes, comme pour Papy, et je l'ai soumise aux 400 Coups. Renaud Plante, directeur de la collection Grimace, m'a alors suggéré de la reprendre sous forme de récit. Ce que j'ai fait. Quelques versions plus tard, le texte final était approuvé. J'aime pas les mascottes était né. Renaud m'a alors proposé plusieurs illustrateurs et nous nous sommes mis d'accord sur Jean-Luc trudel, que je ne connaissais pas. On peut voir d'autres images de lui ici. Résultat: un superbe album dédicacé aux deux gars qui m'ont inspiré cette histoire.
La courte échelle offre désormais certains titres en format numérique. SA PROPRE MORT fait partie de cette première série, disponible sur les sites jelis.ca et livresquebecois.com, en format EPUB ou PDF. Des nouvelles noires, extraites de mon recueil Du cyan plein les mains, seront bientôt disponibles à l'unité. Avis aux enseignants de secondaires 4 et 5 qui voudraient plonger leurs élèves dans Le bol chaud, Il voulait partir ou Je me tue et j'arrive... Et pour finir, ma série Les Allergiks sera elle aussi disponible au cours de l'été, en format feuilleton, disponible aussi sur epizzod.com
En avant-première, voici deux planches de mon album J'AIME PAS LES MASCOTTES, illustré par Jean-Luc Trudel. Éditions Les 400 coups. En librairie le 10 août. J'y reviens bientôt...
Illustration: Alain Pilon Pour contrebalancer la lourdeur de mon précédent billet, je vous propose la lecture de ma dernière chronique chez Infopresse. J'y raconte l'histoire d'Arielle qui ne lira jamais un pavé. Comme beaucoup de ses congénères, Arielle grappille, butine et papillonne. C'est une maladie moderne.
Ce roman serait la première histoire de tueur en série jamais écrite. Sa traduction française arrive vingt-cinq ans après sa parution originale.
Un récit captivant qui suit le cours des événements en nous racontant les origines du tueur, puis ses méfaits et surtout, l’incidence de ceux-ci sur le monde politique, policier, journalistique. Les enquêtes avancent en même temps que les meurtres se multiplient. Impitoyable et fascinant, quoique parfois un peu répétitif et didactique.
D’emblée, j’ai adoré le ton de la narration : ironique mais pas trop, d’une franchise absolue. Ensuite, la construction avec ce parallèle entre passé et présent, les différents points de vue des victimes du massacre originel et du témoin devenu adulte : ça fonctionne avec un rare brio. C’est truffé de réflexions et de petits mots d’une justesse jouissive. J’y ai un peu retrouvé le Chuck Palahniuk de Choke (un petit peu).
Surtout, le lecteur est totalement respecté. Gillian Flynn ne cache rien et ne nous prend pas pour des imbéciles. Le livre avance sans temps morts ni répétitions. On y croit. Mon coup de cœur.
J’avoue que Sonatine cartonne. Cette jeune maison d’édition publie aussi le désormais célèbre R. J. Ellory. Seul le silence m’a moins convaincu. J’y sentais trop l’écrivain dans la narration. Au contraire des Lieux sombres où les descriptions fonctionnent par petites touches sensibles, on a là des parties plus convenues. La seconde partie, où le héros devient écrivain, m’a ennuyé. Comme toute la finale, d’ailleurs.
Le Guide du Routard nous apprend qu'Albert Camus n'aurait séjourné qu'une seule nuit dans Amsterdam (du 6 au 7 octobre 1954), avant de partir visiter l'intérieur des Pays-Bas. Ça lui a suffi pour camper toute l'action de La Chute dans un de ces bars bruns, si typiques.
Visite émouvante de la maison d'Anne Frank. Extrait du 5 avril 1944 / Quand j'écris, je me débarrasse de tout, mon chagrin disparaît, mon courage renaît! Mais voila la question capitale, serai-je jamais capable d'écrire quelque chose de grand, deviendrai-je jamais une journaliste ou un écrivain?
Pour le blogue Le Délivré, de la librairie Monet, j'ai répondu à «un questionnaire d'auteur, quelque part entre ceux de Proust et de Pivot.» Vous saurez tout et même plus.
J'aime bien ce passage: Quel personnage de fiction aimeriez-vous rencontrer ? Que lui diriez-vous ? À Tyler Durden, héros du Fight Club de Chuck Palahniuk : « Tu veux te battre ? »
Mon ami Marcel Mardi (un prof d’université qui pratique le Cachette-brandingTM) nous livre son dixième et dernier chapitre du Gars qui sait tout, publié en ligne sur le site de Robert ne veut pas lire.
Ça lui aura pris plus de deux ans au Marcel pour pondre ses dix dialogues où son Ti-Joe Connaissant répond aux questions des soulons qui viennent s’accouder au zinc avec lui.
Au programme :
- combien vaut un Québécois (en $ canadiens)
- pourquoi votre femme vous a quitté
- qui mérite plus la légion d’honneur que Céline Dion
- à quoi bon voler un tableau célèbre
- qui a le droit d’imprimer des billets
- comment maigrir grâce à la maladie
- pourquoi nul n’est prophète en son pays
- quel raisonnement tenir face à un pinailleur
- pourquoi les imbéciles sont heureux
- qui est vraiment le Gars qui sait tout.
Une telle connaissance universelle pour un maigre 4 $, c’est dur à battre.
Les deux premiers chapitres sont en téléchargement gratuit, en plus.
J'écris des romans noirs pour les adultes, des romans policiers et de science-fiction pour les ados et les enfants, des albums pour les plus jeunes, ainsi que des nouvelles pour tirer sur tout ce qui bouge.
Je suis aussi rédacteur et scénariste. Bref, je raconte des histoires.